Déjà bien connu au Ghana pour ses prises de parole controversées et ses annonces apocalyptiques, Ebo Noah se retrouve cette fois au cœur d’une procédure judiciaire.
Le prophète autoproclamé a été arrêté mercredi dernier par la police ghanéenne après avoir annoncé publiquement la fin du monde par un déluge mondial prévu pour le 25 décembre 2025.
Habitué des réseaux sociaux, Ebo Noah avait une nouvelle fois attiré l’attention en diffusant des messages alarmistes affirmant que l’humanité ferait face à une catastrophe planétaire imminente.
Ces déclarations, largement relayées en ligne, ont donc suscité de vives réactions, mais aussi de l’inquiétude au sein d’une partie de la population.
Présenté devant la cour d’appel d’Adentan, située dans le sud-est du Ghana, l’homme n’a pas encore été jugé sur le fond.
La juridiction a en effet ajourné la procédure et ordonné son placement en détention provisoire pour une durée de deux semaines, le temps de poursuivre les investigations.
Par ailleurs, la justice ghanéenne a pris une mesure supplémentaire en ordonnant une évaluation psychiatrique d’Ebo Noah. Celle-ci devra être réalisée à l’hôpital psychiatrique de Pantang, dans la région du Grand Accra.
Les résultats de cet examen seront déterminants pour la suite du dossier et devront être présentés lors de sa prochaine comparution devant le tribunal.
Sur le plan judiciaire, Ebo Noah est poursuivi pour communication mensongère, diffusion de fausses informations et pour avoir délibérément induit le public en erreur.
Selon les autorités, ses propos sont susceptibles de provoquer la peur, l’angoisse collective et un climat de panique, notamment dans un contexte où les discours religieux et prophétiques conservent une forte influence sociale.
Cette nouvelle arrestation relance le débat au Ghana sur les limites de la liberté d’expression, la responsabilité des figures religieuses médiatisées et la régulation des contenus diffusés sur les plateformes numériques. Pour les autorités, il s’agit avant tout de prévenir toute dérive susceptible de troubler l’ordre public.
En attendant la reprise de la procédure judiciaire, Ebo Noah demeure en détention, sous le regard attentif de l’opinion publique, une fois de plus captivée par l’une de ses annonces les plus controversées.