Gaz naturel : le Maroc accélère ses importations et prépare la…

Gaz naturel : le Maroc accélère ses importations et prépare la…

Crédits photo : Pexels / © Pixabay

Le Maroc prévoit de mettre en service en 2027 son premier terminal d’importation de gaz naturel liquéfié, développé autour d’une unité flottante de stockage et de regazéification (FSRU) destinée au port de Nador West Med.

 Un calendrier qui, selon la presse internationale qui a relayé l’information jeudi 11 décembre, laisse peu de marge pour recourir à une unité récemment convertie, en raison des délais habituellement observés pour ce type de projets.

L’installation attendue à Nador constitue la première étape du dispositif national d’importation de GNL et représente le socle initial de l’infrastructure gazière que le pays souhaite déployer pour soutenir sa demande croissante.

Ce développement intervient alors que les autorités ont engagé une procédure internationale destinée à sélectionner l’opérateur chargé de déployer l’unité flottante dans le port de Nador West Med.

 Cette démarche s’inscrit dans un ensemble plus large de travaux préparatoires autour du port de Nador West Med.

En parallèle, plusieurs médias locaux rapportent les premières études portant sur le futur réseau de gaz qui reliera Nador aux principaux points de consommation.

 Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a d’ailleurs rappelé que la stratégie nationale accorde une priorité à la sécurité de l’approvisionnement, dans un contexte où le gazoduc Maghreb-Europe ne transporte plus de volumes depuis 2021.

Le Maroc couvre presque toute sa consommation par des importations qui ont avoisiné 844 millions de mètres cubes en 2024, contre 820 millions en 2023, selon CEIC Data. Agence Ecofin souligne, dans un article publié en avril, que le terminal GNL prévu à Nador vise à permettre au Maroc de disposer à terme d’une capacité d’approvisionnement pouvant atteindre 10 milliards de mètres cubes par an.

Presqu’un milliard de dollars d’investissements au total

Le contexte est plutôt favorable au Maroc, avec à court et moyen terme, une offre mondiale excédentaire de GNL. « Entre le Qatar, les États-Unis, voire peut-être des pays d’Afriquele Sénégal, au sud, va se mettre à exporter du GNL.

 Des fournisseurs, il y en a, observe Philippe Sébille-Lopez, géopoliticien de l’énergie. Il y a une bulle de GNL au niveau global. Il suffit donc de se mettre sur un projet de développement de liquéfaction aux États-Unis. »

Le Maroc prévoit de dépenser 273 millions de dollars pour la plateforme GNL et sa connexion au Gazoduc Maghreb Europe, puis 638 millions de dollars pour prolonger les gazoducs jusqu’à la côte atlantique.

Continuez la discussion en temps réél !
Rejoignez notre chaîne WhatsApp