France : une orthodontiste bientôt jugée pour une escroquerie à plus d’un milliard de FCFA

attaquant espagnol

Crédit photo : Ooreka

Une orthodontiste de Rouen poursuivie pour une escroquerie estimée à 2,5 millions d’euros sera jugée en juin et n’a plus le droit d’exercer pour cinq mois, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Rouen et de l’ARS.

Le parquet de Rouen avait été saisi par la Caisse primaire d’assurance (CPAM) qui avait constaté des « anomalies » dans l’activité d’une chirurgienne-dentiste-orthodontiste de Rouen, a indiqué à l’AFP Sébastien Gallois, procureur de la République de Rouen, confirmant des informations de Ouest-France et de Paris-Normandie.

La praticienne, qui exerçait seule, avait obtenu des remboursements de 1,7 millions d’euros sur trois ans et déclaré 4.500 clients, des chiffres élevés, comparés aux autres cabinets du département, qui avaient déclenché une alerte des autorités.

Une enquête a été ouverte auprès de la police judiciaire de Rouen pour escroquerie au préjudice des caisses d’assurance-maladie et exercice illégal de la profession.

Il est également reproché à l’orthodontiste d’avoir fait réaliser des soins buccaux, comme des radios ou des empreintes buccales, par des assistants et aides dentaires non habilités, entraînant des remboursements indus.

Des anciens assistants dentaires salariés ont confirmé avoir pratiqué ou avoir vu pratiquer de tels actes, selon le procureur.

La chirurgienne-dentiste a été interpellée puis placée en garde à vue le 28 janvier. La perquisition réalisée à son domicile a permis la saisie de 250.000 euros en espèces et 100.000 euros en biens divers, comme des montres et des bijoux, tandis que 850.000 euros ont été saisis sur les comptes bancaires.

La chirurgienne-dentiste conteste les faits, ainsi que le préjudice chiffré par la CPAM à 2,5 millions d’euros.

La mise en cause sera jugée le 5 juin pour escroquerie aggravée et abus de biens sociaux.

La direction de l’Agence régionale de santé (ARS) a indiqué à l’AFP avoir suspendu la dentiste pour une durée de cinq mois à titre conservatoire, dans l’attente d’une décision disciplinaire de l’ordre.

© AFP

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