France : important dispositif policier pour encadrer une marche samedi en hommage à l’étudiant nationaliste

Un dispositif policier « extrêmement important » sera mis en place samedi 21 février 2026 à Lyon (centre-est) pour encadrer une marche en hommage à un étudiant nationaliste frappé à mort par un groupe d’adversaires politiques il y a une semaine, a annoncé vendredi le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Cette marche, dont le maire de Lyon a demandé l’interdiction, inquiet des « risque avérés de troubles » à trois semaines des élections municipales en France, devrait rassembler « 2 à 3.000 personnes » appartenant à « l’ultradroite », a précisé le ministre sur la station RTL.

Quentin Deranque a été passé à tabac le 12 février par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI (La France insoumise, gauche radicale) Rima Hassan, avant de décéder deux jours plus tard à l’hôpital.

Il était venu assurer la sécurité de militantes d’un collectif féministe identitaire qui manifestait contre la venue de Mme Hassan.

La marche de samedi est organisée à l’appel d’une amie de Quentin et d’une ex-porte-parole d’un mouvement anti-avortement. L’appel est relayé par des groupes d’ultradroite sur les réseaux sociaux.

Le président du parti d’extrême droite Rassemblement national, Jordan Bardella, a recommandé vendredi aux militants du parti de ne pas se rendre aux rassemblements d’hommage prévus samedi ni « d’y associer » le parti, dans une lettre à ses cadres consultée par l’AFP vendredi.

Les organisateurs de ces rassemblements sont « multiples, incertains » et les proches de Quentin ne sont a priori « à l’initiative d’aucun d’entre eux », selon lui.

Manuel Bompard, coordinateur du groupe LFI, a lui appelé à interdire le rassemblement, estimant qu’elle représentait une « véritable démonstration fasciste » et une « menace pour les habitants ».

« Plus de 1.000 néonazis de toute l’Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère », a-t-il écrit sur X.

M. Nuñez a expliqué vendredi qu’il ne pouvait interdire une marche qu’en cas de « risques majeurs de troubles à l’ordre public et que je ne suis pas en mesure de les contenir ».

LFI, le parti de l’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, est sur la défensive et particulièrement attaqué par ses adversaires depuis plusieurs jours.

L’assistant d’un de ses députés a été inculpé pour « complicité » dans l’agression mortelle du jeune homme. Six autres hommes ont, eux, été inculpés d' »homicide volontaire », soupçonnés d’avoir frappé à mort Quentin Deranque.

Avec AFP

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