Le magazine américain Forbes a dévoilé le 19 janvier 2026 son classement des “100 femmes les plus puissantes du monde”, plaçant plusieurs dirigeantes africaines parmi les figures mondiales du leadership politique, économique et culturel.
Ce palmarès montre une présence africaine solide au cœur des sphères d’influence globales, soulignant l’impact croissant des femmes du continent sur les décisions qui façonnent l’avenir.
Depuis longtemps, les femmes africaines ont été peu représentées dans les sphères de décision, que ce soit en politique, dans les grandes entreprises ou au sein d’institutions internationales.
Des obstacles liés aux normes sociales, aux inégalités d’accès à l’éducation et aux structures de pouvoir masculines ont longtemps limité leur progression.
Cependant, ces dernières décennies, des réformes, l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur et la promotion de la parité ont permis à de plus en plus de dirigeantes africaines d’accéder à des postes influents, une évolution désormais reflétée dans des classements mondiaux comme celui de Forbes.
À la 74ᵉ place du classement mondial, Mary Vilakazi s’impose comme la dirigeante la plus puissante d’Afrique du Sud selon Forbes .
Elle est la Chief Executive Officer du FirstRand Group, la plus grande institution financière sud‑africaine par capitalisation boursière.
En avril 2024, elle est devenue la première femme et la première femme noire à occuper ce poste, après avoir gravi les échelons de la finance depuis ses débuts chez PwC puis à des postes exécutifs clés dans le secteur financier.
Sa responsabilité couvre plusieurs banques et divisions, dont First National Bank et Rand Merchant Bank, sous l’égide d’un groupe qui gère des milliers de milliards en actifs.
Classée 78ᵉ dans le monde, Judith Suminwa Tuluka est devenue en juin 2024 la première femme Premier ministre de la République démocratique du Congo, marquant une étape historique dans la politique de ce pays d’Afrique centrale.
Son passage du secteur des finances publiques et de l’économie au plus haut niveau de la gouvernance nationale témoigne d’une trajectoire remarquable, particulièrement dans un environnement où les défis institutionnels et les responsabilités budgétaires sont considérables.
À la 79ᵉ place, Netumbo Nandi‑Ndaitwah incarne un jalon politique majeur pour la Namibie, où elle a prêté serment comme première femme présidente le 21 mars 2025, après une longue carrière diplomatique et ministérielle.
Sa présidence est perçue comme un tournant dans l’inclusion des femmes dans les plus hautes fonctions exécutives en Afrique australe, renforçant la représentation féminine dans les décisions cruciales de politique économique et sociale.
Classée 89ᵉ, Mpumi Madisa est la Chief Executive Officer du Bidvest Group, l’un des principaux conglomérats cotés sur la Johannesburg Stock Exchange.
À la tête de cette entreprise depuis octobre 2020, elle s’est imposée comme la première femme noire à diriger une société du top‑40 sud‑africain, supervisant des opérations mondiales, la gestion de milliers d’employés et une large palette d’activités commerciales.
Sa progression du terrain opérationnel à la direction générale montre la montée en puissance des femmes africaines dans l’économie formelle.
À la position 92, Ngozi Okonjo‑Iweala figure parmi les Africaines les plus respectées dans les institutions internationales. Économiste de renommée mondiale, elle est Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), devenant la première femme et la première Africaine à occuper ce poste depuis mars 2021.
Reconnue pour son engagement envers un commerce mondial plus équitable, elle a été reconduite pour un second mandat en 2024, confirmant son rôle central dans les discussions économiques globales.
Top 5 des femmes Africaines les plus puissantes selon Forbes 2026
- Mary Vilakazi— Afrique du Sud
- Judith Suminwa Tuluka— République démocratique du Congo
- Netumbo Nandi‑Ndaitwah— Namibie
- Mpumi Madisa— Afrique du Sud
- Ngozi Okonjo‑Iweala — Nigeria