Les réseaux sociaux ont profondément transformé le commerce en facilitant la vente et la promotion de produits auprès d’un large public. Cependant, cette évolution a également ouvert la voie à de nombreuses pratiques frauduleuses. Certains cybercriminels profitent de ces plateformes pour mettre en place des escroqueries bien organisées.
C’est précisément cette méthode qu’utilise la personne interpellée ce jour.
Désireuse de réaménager sa maison, dame B.M. découvre sur Facebook un compte proposant divers meubles à des prix attractifs. Intéressée par les articles publiés, elle entre en contact avec l’annonceur.
Après plusieurs échanges, ce dernier lui communique le prix des meubles et exige le versement d’un acompte de 100 000 FCFA à titre de réservation.
Convaincue, dame B.M. effectue le transfert de la somme demandée. Son interlocuteur lui garantit alors une livraison dans les meilleurs délais.
Cependant, quelques jours plus tard, dame B.M. tente à plusieurs reprises de joindre l’annonceur, mais sans succès.
C’est à ce moment qu’elle réalise qu’elle a été victime d’une escroquerie.
Elle décide alors de porter plainte auprès de la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).
Saisie de l’affaire, la PLCC ouvre une enquête. Les investigations menées permettent l’interpellation de K.P. Lors de son audition, celui-ci reconnaît les faits qui lui sont reprochés.
K.P. explique que son mode opératoire consistait à créer de faux comptes sur les réseaux sociaux dédiés à la vente en ligne, sur lesquels il publiait divers articles afin d’attirer des victimes. Une fois celles-ci intéressées, il leur demandait le versement d’un acompte.
Après réception de l’argent, il leur transmettait de faux reçus ainsi qu’une fausse localisation dans le but de les rassurer et de gagner du temps avant de couper tout contact. Il ajoute exercer cette activité seul.
Il reconnaît également avoir fait environ quinze victimes et déclare que les sommes obtenues grâce à ces escroqueries lui servaient à subvenir à ses besoins personnels.
Pour conclure, K.P. a été présenté devant le parquet pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification d’une personne physique et escroquerie sur Internet, conformément à la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.