Dans une affaire qui a choqué l’opinion publique, un couple des États‑Unis a été condamné à un total de 375 ans de prison pour avoir brutalement maltraité les enfants qu’il avait adoptés.
Cette peine colossale a été prononcée le 19 mars 2025 devant un tribunal de Kanawha County, dans l’État de Virginie‑Occidentale (États‑Unis), après un procès qui a mis en lumière des actes d’une cruauté extrême.
Le couple, Jeanne Kay Whitefeather, 63 ans, et Donald Ray Lantz, 64 ans, avait adopté cinq frères et sœurs noirs alors qu’ils vivaient dans le Minnesota. Au fil des années, les enfants ont subi des sévices graves, qui ont finalement attiré l’attention des autorités.
Tout a basculé en octobre 2023, lorsque des voisins ont alerté la police après avoir vu deux des enfants enfermés dans un hangar insalubre.
Les forces de l’ordre ont découvert des conditions de vie effroyables : deux enfants enfermés avec un seau pour toilette, sans plomberie ni hygiène de base, et d’autres victimes vivant dans des conditions similaires dans la maison principale.
Lors du procès, le jury a reconnu le couple coupable de multiples chefs d’accusation, dont travail forcé, trafic d’êtres humains, maltraitance et négligence d’enfants.
De plus, Jeanne Whitefeather a été jugée coupable de violations des droits civils fondées sur la race des enfants.
La juge Maryclaire Akers n’a pas mâché ses mots au moment de prononcer la sentence : elle a souligné que le couple avait amené ces enfants dans un endroit qu’elle considérait comme « presque le paradis » pour les plonger dans un enfer quotidien.
Elle a ensuite renvoyé les accusés derrière les barreaux pour des décennies, en déclarant que le tribunal ne montrerait aucune clémence.
Plus précisément, Jeanne Whitefeather a écopé de 215 ans de prison, tandis que Donald Lantz a été condamné à 160 ans. Cela signifie que, dans les faits, ni l’un ni l’autre ne pourra jamais sortir de prison.
Le contenu des lettres lues au tribunal par les enfants survivants a révélé l’ampleur des traumatismes subis. Les enfants ont décrit des années de souffrance, de peur, de manque de nourriture adéquate, de travaux forcés et d’humiliations constantes.
Certains ont expliqué qu’ils avaient du mal à faire confiance à quiconque et souffraient de cauchemars persistants liés à leur vécu.