Énergies renouvelables en 2025 : le monde doit accélérer

Énergies renouvelables en 2025 : le monde doit accélérer
Crédit Photo : Technique solaire

Les énergies renouvelables en 2025 ont franchi un seuil important. Le monde a ajouté 693 gigawatts de capacités électriques renouvelables. Cette progression constitue un record annuel. Elle porte le parc mondial à environ 5,15 térawatts à la fin de l’année.

Le chiffre reste toutefois inférieur au rythme nécessaire. Pour atteindre 11,2 térawatts en 2030, il faudra installer 1 200 gigawatts par an. Cette trajectoire découle du Consensus des Émirats arabes unis. Cet engagement avait été adopté lors de la COP28, organisée en 2023.

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que l’objectif demeure possible. Elle appelle cependant les gouvernements à accélérer dès maintenant. Le solaire photovoltaïque a concentré l’essentiel de la croissance. Il a représenté environ 513 gigawatts de nouvelles capacités.

L’éolien a ajouté près de 158 gigawatts. Ces deux filières dominent désormais l’expansion des capacités électriques mondiales. Les renouvelables représentent près de la moitié des capacités électriques installées. Leur compétitivité progresse grâce à la baisse des coûts.

Cette évolution concerne aussi les marchés africains. Le continent a ajouté 11,3 gigawatts de capacités renouvelables en 2025. Il s’agit de sa plus forte progression annuelle. L’Afrique de l’Est a représenté près de la moitié de ces nouvelles installations.

L’Afrique australe et l’Afrique du Nord ont également contribué à cette hausse. L’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest restent toutefois en retrait. Le financement demeure un obstacle central. Les taux d’intérêt élevés renchérissent les projets et ralentissent les décisions d’investissement.

Les réseaux électriques constituent un autre point de blocage. La production solaire et éolienne progresse plus vite que les infrastructures. Le rapport estime qu’il faudra investir près de 1 000 milliards de dollars par an. Cette enveloppe doit couvrir les réseaux, les interconnexions et la flexibilité.

Les batteries auront aussi un rôle déterminant. Leur coût a diminué de 30 % entre 2024 et 2025. Depuis 2010, la baisse atteint 95 %. Le stockage facilite l’utilisation de l’électricité solaire après le coucher du soleil.

Les centrales associant solaire et batteries gagnent donc du terrain. Elles ont représenté près d’un quart des installations solaires à grande échelle. La hausse de la demande complique cependant l’équation. Les véhicules électriques, la climatisation, l’industrie et les centres de données consomment davantage.

La transition exige donc plus que des centrales solaires. Elle suppose aussi des réseaux solides et une électrification des transports. L’Afrique peut profiter de cette dynamique. Elle dispose d’un potentiel solaire important et d’un besoin élevé en électricité.

Mais le financement et les règles nationales devront évoluer. Sans cela, le record des énergies renouvelables en 2025 restera difficile à prolonger. La COP31, prévue à Antalya du 9 au 20 novembre 2026, offrira un nouveau rendez-vous. Les États devront y transformer les engagements en projets concrets.