Triangle Génération Humanitaire recrute pour ces 02 postes (25 Juillet 2022)

Informations sur l'Emploi

Lieu du Travail : RCA

Date de Soumission : 05/08/2022

Description de l'Emploi

Poste 1

Chef·fe de projet Eau, Hygiène et Assainissement (EHA) – RCA

Présentation TGH

« Acteur d’une solidarité durable et partagée »

Créée en 1994, TGH, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d’urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi 5 juillet que le pays est confronté à une grave crise alimentaire et demande des «financements immédiats» pour faire face à cette situation. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l’homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité et sont aggravés par le conflit Ukraine-Russie qui pose un sérieux problème d’approvisionnement suite à l’inflation des prix.

Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin et donc le travail des organisations humanitaires sur place. Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 641 000 personnes déplacées internes. A la suite du scrutin présidentiel et législatif de décembre 2021, le président sortant Faustin Archangé Touadera a été réélu au pouvoir pour un second mandat.

Située à plus de 1000km au Nord Est de Bangui, la préfecture de la Vakaga se caractérise également par un isolement social, politique et économique vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. Cette préfecture a été l’épicentre de la crise centrafricaine et l’État n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels est très lent. La Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet.

En septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Cette situation couplée à la présence des groupes armés non réguliers et la présence d’autres forces a débouché sur des mouvements pendulaires de population sur les axes, sur les sites de déplacés et dans les zones frontalières des pays voisins. Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies, est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Depuis la réélection du président et l’augmentation considérable du cout de la vie en RCA, des mouvements de protestations sont souvent observés à Bangui et dans les régions. La situation sécuritaire du pays reste préoccupante et les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence pour garantir la sécurité et la sûreté de ses équipes.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture de la Vakaga sont notamment financés par le Fonds Humanitaire (FH) et l’Agence Française de Développement (AFD).

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Depuis 2020, TGH intervient également auprès des mineurs incarcérés, dans la maison d’arrêt centrale en proposant des activités socio-éducatives, des cours d’alphabétisation en vue de leur réinsertion professionnelle, et des premiers soins. En consortium avec Mercy Corps, TGH mène également un projet pluriannuel de renforcement des capacités d’accueil et d’apprentissage dans le secteur de la formation professionnelle, à Bangui et Berbérati.

La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’une vingtaine de personnes expatriées et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

L’équipe de Birao est constituée à ce jour d’environ 38 staffs en poste dont 05 expatriés (deux chefs de projet, un chargé de volet SAME, une logisticienne base et un administrateur base), 14 délocalisés et 19 staffs locaux.

Présentation du projet

La préfecture de la Vakaga, région enclavée de la Centrafrique a été victime de violents affrontements les dernières années qui ont conduit à d’importants mouvements de population et à la formation de différents site d’accueil des populations déplacées sites autour de la ville de Birao, où des populations vivent toujours aujourd’hui.
En décembre 2021, l’aperçu des mouvements de population d’OCHA recensait 11 100 personnes déplacées en Vakaga. Après avoir eu l’occasion d’améliorer les infrastructures sanitaires et d’accès à l’eau et à l’hygiène sur le site de Yata en 2021 grâce au financement du Fond Humanitaire, TGH a proposé de poursuivre son intervention en proposant une réponse aux besoins restants dans ce secteur sur le site, tout en pérennisant l’accès à l’eau par l’installation d’un système solaire et permettant aux déplacés de s’autonomiser dans leur accès à l’eau et dans la gestion des structures d’assainissement. Sur le site Aérodrome, les besoins en assainissement des 357 personnes y vivant ayant été mesurés mais non répondus, TGH a inclus dans la proposition une réponse à ces besoins urgents. Enfin, suite aux évaluations d’intention de retour réalisées en 2021, une intervention auprès des personnes souhaitant se réinstaller dans leurs quartiers d’origine a été proposée, en complémentarité de la réponse d’un autre partenaire en abris et en AGR. Elle permettra de faciliter ces retours et d’améliorer la cohésion sociale en empêchant une augmentation de la pression sur les infrastructures existantes. Cette approche sera notamment développée par la construction de latrines familiales au travers de la participation communautaire, la mise en place de système de gestion des déchets et la réhabilitation de points d’eau dans les quartiers de retours, conditions essentielles à des retours apaisés dans la ville de Birao. Dans les 3 différentes zones d’intervention, la promotion de l’hygiène et la diffusion des gestes barrières contre la COVID-19 seront un pilier du programme. Dans cette ville menacée régulièrement par le retour de la violence due au contexte sécuritaire, les communautés sont demandeuses d’appui afin de voir les conditions de leurs quartiers s’améliorer durablement.

Poste

Le ou la Chef·fe de projet EHA est placé·e sous la responsabilité du Coordinateur Terrain et reçoit l’appui du Coordinateur Programme basé à Bangui et du département technique basé au siège à Lyon.

Il ou elle assure la supervision et la gestion des activités du projet, à travers la mise en œuvre et le monitoring des activités, la logistique et l’administration liées à ce projet et la gestion des équipes.
Il/elle assume les responsabilités suivantes :

 Gestion de projets

  • Analyser le projet à mettre en œuvre, définir les activités à réaliser en accord avec la proposition, les planifier et prévoir les dépenses associées en accord avec le budget alloué (cadre logique, chronogramme d’activité, BoQ, chronogramme d’achat, prévisionnel des dépenses) ;
  • Organiser et superviser la bonne mise en œuvre des activités ;
  • Mettre à jour les outils de suivi et de planification, permettant de mesurer l’avancement, la qualité et l’impact des projets, d’alerter en cas de glissement et de prendre les actions correctives le cas échéant ;
  • Communiquer avec la Coordinatrice terrain, le Coordinateur des Programmes et le Responsable de la cellule technique sur l’avancement du projet, les problèmes rencontrés, les risques évalués, etc. et proposer des solutions adaptées ;
  • Capitaliser les informations liées au projet afin de pouvoir justifier des activités aux bailleurs : certificats de donation, certificats d’achèvement, attestation de formation, justificatifs de paiement…. ;
  • Evaluer régulièrement les besoins et estimer les opportunités afin d’adapter la réponse apportée par TGH et anticiper de nouveaux projets ;
  • Collecter les données techniques et analyser les opportunités et les risques ;
  • Identifier les partenaires techniques et proposer des modalités de contractualisation et/ou de partenariat ;
  • Se coordonner avec les ONG, institutions et partenaires œuvrant dans la zone d’intervention, partager et remonter les informations utiles.

 Gestion des équipes

  • Réaliser les recrutements nécessaires ;
  • Planifier, encadrer et superviser le travail de l’équipe ;
  • Evaluer le travail de l’adjoint CdP et superviser l’évaluation du reste de l’équipe ;
  • Renforcer les capacités de chaque membre de l’équipe selon les besoins évalués ;
  • Assurer une bonne coordination et une bonne communication interne (au sein de l’équipe et avec les autres départements), notamment par la tenue de réunions régulières avec l’équipe ;
  • Faire des retours a la Coordinatrice Terrain et le cas échéant au Coordinateur Programme sur les enjeux et problématiques soulevées par son équipe ;
  • Assurer la résolution des conflits éventuels au sein de l’équipe et tenir informée la Coordinatrice Terrain.

 Gestion logistique et administrative

  • Préparer l’état des besoins humains, logistiques et financiers selon le planning défini ;
  • Assurer le suivi financier de son activité, y compris le suivi régulier des dépenses, conformément aux procédures et directives financières de TGH ;
  • Remonter au département logistique les états de stock décentralisés (stocks « terrain ») pour son activité ;
  • Développer un plan de travail, d’achat et de dépenses clair et s’assurer que le programme est mis en œuvre dans le cadre du budget et du calendrier convenus/approuvés ;
  • Elaboration des demandes d’achat et de services en collaboration avec le département logistique.

Participation à la coordination de la mission

  • Participer aux réunions de coordination opérationnelles ;
  • Rédiger les rapports internes (rapports de mission, rapports mensuels etc…) aux échéances convenues ;
  • Assurer le partage de connaissances et d’expériences en échangeant autant que nécessaire avec les collègues sur le déroulement du projet, les interventions prévues, les contacts pris avec les autorités locales, les bénéficiaires et autres partenaires, etc. ;

Participation à la coordination entre les acteurs Humanitaires et/ou autres à Birao

  • Participer aux réunions de coordination avec les partenaires humanitaires de la zone;
  • Participer et contribuer à la mise en place en lien avec OCHA d’un cluster EHA en fonction de l’arrivée de nouveaux acteurs intervenant dans ce domaine dans la zone ;
  • Représenter TGH dans le cadre des réunions CCM (Coordination et Management du Camp) sur le site de déplacé de Yata.

Reporting / monitoring

  • Rédiger les rapports d’activités internes et externes aux échéances prévues auprès du bailleur ;
  • Coordonner et finaliser l’élaboration des budgets liés aux propositions de projets et contribuer à la rédaction des rapports financiers et narratifs destinés aux bailleurs, en collaboration avec la Grants and Reporting Officer et le Coordinateur des Programmes ;
  • Participer à l’élaboration et la rédaction de propositions à de nouveaux bailleurs, en collaboration avec la Grants and Reporting Officer et le Coordinateur Programmes.

Sécurité

  • Veiller à l’application des consignes de sécurité sur la base et par les équipes déployées sur le terrain ;
  • Participer à la collecte des informations sécuritaires.

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain et en fonction du profil du candidat qui sera retenu pour ce poste.

 Conditions de sécurité, de travail, et de vie

La ville de Birao, préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui. A la suite des incidents de 2019, le bureau TGH, ouvert dans la zone depuis 2007 a été fermé suite à l’insécurité mais TGH a continué de mener des activités dans la zone. C’est en août 2021 que TGH a rouvert un bureau-base vie qui est actuellement en cours de stabilisation (agrandissement des bureaux, finalisation des installations en GH…). La concession est sécurisée et l’électricité est fournie par un générateur qui est soumis à des heures de fonctionnement et pour le moment la connexion internet wifi est dépendante du fonctionnement du générateur. Le contexte sécuritaire actuellement instable et volatile impose le respect des règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone.

Expériences / Formation

  • Expérience en Eau, Hygiène et Assainissement d’au moins deux ans ;
  • Maîtrise de la gestion de projet ;
  • Expérience dans les sites de déplacés et dans l’appui au retour ;
  • Bonne connaissance du milieu humanitaire (ONG, OI, UE, UNICEF…) ;
  • Maîtrise des outils informatiques (dont Excel et Word) ;
  • Capacités à mettre en place et à dispenser des formations ;
  • Bonnes capacités rédactionnelles en français ;
  • Capacité et motivation pour vivre et travailler en équipe ;
  • Capacité à vivre dans un contexte sécuritaire instable.

Salaire

Pays : RCA – poste basé à Birao (Vakaga)

Durée : 6 mois (renouvelable)

Prise de poste : août 2022

Conditions : Contrat salarié, salaire mensuel brut de 1900 à 2600€ selon expérience, per diem mensuel 606 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d’informations sur www.trianglegh.org , rubrique « Participer ».

Possibilité de départ en famille : non

Comment postuler

Merci de postuler directement en ligne sur le site TGH

Poste 2

Coordinateur·trice terrain – RCA

Présentation de TGH

« Acteur d’une solidarité durable et partagée »

Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire, association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d’urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 10 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Contexte

Considérée comme l’un des pays les plus pauvres au monde, la République centrafricaine (RCA) traverse actuellement la crise humanitaire la plus grave depuis son indépendance en 1960. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi 5 juillet que le pays est confronté à une grave crise alimentaire et demande des «financements immédiats» pour faire face à cette situation. Cette situation est en partie la cause, mais aussi la conséquence, de la faiblesse de l’Etat et de l’instabilité politique chronique, souvent à base ethnique, qui secouent régulièrement le pays.

Depuis mars 2013, les changements de régimes qui se sont succédé ont contribué à une escalade des violences intercommunautaires en RCA, multipliant les violations des droits de l’homme, les déplacements massifs de population, la destruction de biens et la perte des moyens de subsistance pour la population. A cet égard, le Comité permanent inter-organisations hisse la crise centrafricaine au niveau 3 de l’urgence humanitaire, ce dernier étant le plus élevé.

La RCA compte aujourd’hui plus de 2,8 millions de personnes ayant besoin d’assistance, soit quasiment la moitié de la population globale. Les besoins prioritaires regroupent la nourriture, les soins de santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, les abris mais également les articles ménagers de première nécessité et sont aggravés par le conflit Ukraine-Russie qui pose un sérieux problème d’approvisionnement suite à l’inflation des prix.

Si les besoins humanitaires augmentent, les affrontements réguliers rendent difficile l’accès aux populations dans le besoin et donc le travail des organisations humanitaires sur place. Le bilan humanitaire reste préoccupant, avec environ 641 000 personnes déplacées internes. A la suite du scrutin présidentiel et législatif de décembre 2021, le président sortant Faustin Archangé Touadera a été réélu au pouvoir pour un second mandat.

Située à plus de 1000km au Nord Est de Bangui, la préfecture de la Vakaga se caractérise également par un isolement social, politique et économique vis-à-vis du reste de la RCA et principalement de Bangui. Cette préfecture a été l’épicentre de la crise centrafricaine et l’État n’y est quasiment pas présent et le redéploiement des services officiels est très lent. La Vakaga a été la dernière des 16 préfectures de la RCA à recevoir son préfet.

En septembre 2019, des affrontements entre groupes armés ont eu lieu à Birao menant à environ 15 000 déplacés internes. Cette situation couplée à la présence des groupes armés non réguliers et la présence d’autres forces a débouché sur des mouvements pendulaires de population sur les axes, sur les sites de déplacés et dans les zones frontalières des pays voisins. Faisant face à la volatilité du contexte sécuritaire, la MINUSCA, opération multidimensionnelle des Nations Unies, est notamment en de charge de la protection des civils, de la facilitation de l’aide humanitaire et du soutien au processus de transition.

Depuis la réélection du président et l’augmentation considérable du cout de la vie en RCA, des mouvements de protestations sont souvent observés à Bangui et dans les régions. La situation sécuritaire du pays reste préoccupante et les mesures nécessaires sont prises par TGH en conséquence pour garantir la sécurité et la sûreté de ses équipes.

Présentation de la mission

TGH a débuté son action en RCA en 2007 pour soutenir les réfugiés du Darfour, dans la préfecture de la Vakaga. Aujourd’hui, l’association intervient en Vakaga dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que de l’éducation. TGH reste ainsi l’une des seules organisations présentes de manière continue dans cette région marginalisée et excentrée. Les projets qu’elle met en œuvre dans la préfecture de la Vakaga sont notamment financés par le Fonds Humanitaire (FH) et l’Agence Française de Développement (AFD).

A Bangui, où le phénomène des enfants des rues (EDR) connait une progression alarmante, les services de l’antenne mobile mis en place depuis 2014 par TGH garantissent aux enfants un accès à des services socio-éducatifs et médicaux de base et participent au processus de réunification familiale et de placement en famille d’accueil. Depuis 2020, TGH intervient également auprès des mineurs incarcérés, dans la maison d’arrêt centrale en proposant des activités socio-éducatives, des cours d’alphabétisation en vue de leur réinsertion professionnelle, et des premiers soins. En consortium avec Mercy Corps, TGH mène également un projet pluriannuel de renforcement des capacités d’accueil et d’apprentissage dans le secteur de la formation professionnelle, à Bangui et Berbérati.

La mission est financée à hauteur d’environ 3,5 millions d’euros. L’équipe actuelle est composée d’une vingtaine de personnes expatriées et d’environ 100 personnels nationaux, répartis sur les différentes bases opérationnelles (Bangui, Bambari et Birao).

L’équipe de Birao est constituée à ce jour d’environ 38 staffs en poste dont 05 expatriés (deux chefs de projet, un chargé de volet SAME, une logisticienne base et un administrateur base), 14 délocalisés et 19 staffs locaux.

Poste

La ville de Birao préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui et abrite depuis 2007 une des bases opérationnelles de TGH en RCA. Deux projets sont actuellement en cours, l’un portant sur une action en eau, hygiène et assainissement financé par le Fond Humanitaire et un deuxième projet multisectoriel et multi annuel en consortium avec PUI dont TGH est l’organisation lead. Le/la Coordinateur·trice terrain assure la coordination des programmes mis en œuvre dans la région de Birao, la sécurité des équipes, les relations avec les autorités civiles et militaires et les autres acteurs humanitaires, ainsi que le bon fonctionnement général de la base de Birao.

Le/la Coordinateur.rice terrain travaille sous la responsabilité du Directeur Pays et en lien avec les Coordinateurs de chaque départements, basés à Bangui. Il/elle supervise directement l’équipe expatriée basée à Birao.

Il/elle assume les responsabilités suivantes :

Coordination et suivi des programmes

  • Encadrer, en lien avec le/la coordinateur/coordinatrice programmes (basé à Bangui), les chefs de projet dans la mise en œuvre et le suivi des activités et des objectifs opérationnels ;
  • Suivre le(s) projet(s) en l’absence éventuelle d’un chef de projet et les accompagner en cas de besoin ;
  • Suivre les budgets en lien avec le coordinateur administratif et l’admin Birao ;
  • Suivre la livraison du matériel en lien avec le log Birao et le coordinateur logistique ;
  • Garantir le respect des procédures internes et des procédures bailleurs dans la mise en œuvre, le suivi et le reporting des activités ;
  • Assurer un lien et une bonne coordination entre les programmes et l’ensemble des supports ;
  • Participer aux réunions de coordination avec l’équipe de Bangui afin de promouvoir la cohésion et la pertinence des actions ;
  • Participer au reporting externe et interne, rapports bailleurs, MFU selon le planning prédéfinit avec la coordination.

Gestion de la sécurité

  • Assurer la veille contextuelle politique, sécuritaire et socio-économique de la zone, assurer sa diffusion en interne, et participer à l’analyse de la situation ;
  • Actualiser régulièrement et de manière participative les outils de gestion de la sécurité de la base (plan sécu, ..) en respectant les formats de l’association et en assurer la bonne connaissance et le respect par le personnel de la base ;
  • Garantir, avec le Directeur Pays, un niveau et des modalités d’opération adaptés au contexte ;
  • Gérer, en lien avec le Directeur Pays et le siège, les incidents de sécurité et les situations d’urgence ;
  • Représenter l’association aux réunions civilo-militaires et autres réunions de coordination sécuritaire ;
  • Tenir un carnet d’adresse/réseau de contacts nécessaire au monitoring sécu et entretenir une bonne collaboration avec le réseau d’acteurs sécuritaires dans la zone ;
  • Accompagner l’agent de liaison sécurité national présent sur la base.

Gestion de l’équipe

  • Assurer une bonne coordination et une bonne communication interne, notamment par la tenue de réunions régulières ;
  • Réaliser les évaluations du personnel expatrié ;
  • Superviser la gestion du personnel national par le personnel expatrié (respect du règlement intérieur, évaluations régulières, sanctions éventuelles, politique de formation, politique de rémunération…) ;
  • Assurer une bonne ambiance et un bon esprit d’équipe.

Gestion de la base

  • Veiller au respect général des différentes procédures internes ;
  • Assurer, avec les équipes administratives et logistiques, le bon fonctionnement de la base sur les plans administratif, financier et logistique ;
  • Veiller à une mutualisation optimale des moyens des différents projets ;
  • Veille au respect de l’application du RACI pour la bonne marche de la base ;
  • Assurer des conditions de vie et de travail adéquates.

Représentation de l’association

  • Entretenir et développer de bonnes relations de travail ainsi qu’une bonne visibilité de l’association auprès des autorités civiles et militaires locales, des autres acteurs humanitaires (agences de l’ONU, ONG) et des forces internationales présentes dans la zone ;
  • Représenter l’association pour les différentes réunions (coordination, concertation…) ;
  • Assurer une bonne coordination avec les autres ONG présentes sur le terrain.

Définition et mise en œuvre de la stratégie d’intervention

  • Participer à la définition de la stratégie d’intervention pour la région et à sa mise à jour quand cela est nécessaire ;
  • En lien avec cette stratégie, coordonner et participer à l’évaluation des besoins sur le terrain, la préparation de propositions de projets et participer à la recherche de fonds.

Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain

Conditions de sécurité, de travail et de vie

La ville de Birao, préfecture de la Vakaga est située à 1000 kms au nord-est de Bangui. A la suite des incidents de 2019, le bureau TGH, ouvert dans la zone depuis 2007 a été fermé suite à l’insécurité mais TGH a continué de mener des activités dans la zone. C’est en aout 2021 que TGH a ré ouvert un bureau-base vie qui est actuellement en cours de stabilisation (agrandissement des bureaux…). La concession est sécurisée et l’électricité est fournie par un générateur qui est soumis à des heures de fonctionnement et pour le moment la connexion internet wifi est dépendante du fonctionnement du générateur. Le contexte sécuritaire actuellement instable et volatile impose le respect des règles de sécurité parfois contraignantes. Les déplacements sur le terrain sont possibles mais nécessitent une analyse préalable et les déplacements en ville ne sont en général pas sujets à restriction, sauf tensions en ville. TGH est un acteur humanitaire connu et apprécié dans la zone. Les expatriés retournent à Bangui toutes les 6 semaines pour un long week-end (durée et dates à définir en fonction des besoins et possibilités).

Expériences / Formation

  • Minimum de 3 ans d’expérience humanitaire de terrain, dont au moins un an sur des fonctions de coordination ;
  • Expérience en gestion de la sécurité dans un contexte de conflit ;
  • Excellente maitrise du cycle de gestion de projet;
  • Expérience en gestion d’équipe ;
  • Expérience en gestion de contrats bailleurs ;
  • Bonnes capacités rédactionnelles en français ;
  • Capacité à vivre dans un contexte sécuritaire instable ;
  • Capacités d’anticipation et de prise de décision ;
  • Capacité et motivation pour vivre et travailler en équipe ;
  • Très bonne capacité de gestion du stress.

Salaire

Pays : RCA – poste basé à Birao en Vakaga avec des déplacements possibles dans la province et à Bangui

Durée : contrat de 9 mois (renouvelable)

Prise de poste : septembre 2022

Conditions : Contrat salarié, salaire mensuel brut de 2 650 € à 3 150 €, per diem mensuel 606 €, prise en charge d’une couverture médicale à 100% + assurance rapatriement + prévoyance, prise en charge du logement et du transport international et local dans le cadre de la mission, repos tous les 3 mois. Plus d’informations sur www.trianglegh.org , rubrique « Participer ».

Possibilité de départ en famille : non.

Comment postuler

Merci de postuler directement sur le site de TGH

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