Recrutement à l’ONUDC (25 mars 2026)

Recrutement à l’ONUDC-Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (16 février 2026)

Crédit photo : Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : Consultant national – Gestion des risques de corruption dans le secteur des minéraux critiques pour la transition énergétique

Niveau Requis : Diplôme universitaire supérieur

Année d'Expérience Requise : 10 ans

Lieu du Travail : RDC

Date de Soumission : 01/04/2026

Description de l'emploi

L’ONUDC occupe une place de premier plan à l’échelle mondiale en matière d’appui aux pays pour prévenir et combattre la corruption, notamment celle liée à la gestion et à la protection des ressources environnementales. Elle est la gardienne de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC ou la Convention) et assure le secrétariat de sa Conférence des États parties. La République démocratique du Congo (RDC) a adhéré à la CNUCC en septembre 2010 et a fait de la lutte contre la corruption une priorité nationale, la reconnaissant comme un obstacle majeur à la confiance du public et au développement durable. L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC), l’autorité anticorruption de la RDC, a été créée en 2020 et a lancé la Stratégie nationale anticorruption (2022-2026). La RDC possède une biodiversité et des ressources naturelles parmi les plus riches du monde, dont une grande partie demeure sous-exploitée et mal réglementée. Paradoxalement, malgré cet immense potentiel, la RDC reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Son secteur minier est un moteur essentiel de son développement économique. En 2024, l’économie de la RDC a progressé de 6,5 %, portée par une croissance de 12,8 % du secteur extractif, notamment de la production de cuivre et de cobalt. Dans le contexte de la transition énergétique mondiale, le secteur minier joue un rôle encore plus crucial pour l’économie congolaise, compte tenu des vastes ressources minérales du pays, parmi lesquelles le cuivre, le cobalt, l’argent, l’uranium, le plomb, le zinc, le cadmium, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse et le coltan. La demande croissante et l’intensification de l’extraction de ces minéraux accroissent également les risques de corruption et d’infiltration criminelle. La corruption, en affaiblissant la réglementation et en favorisant l’exploitation illicite, facilite et compromet la gestion durable des ressources. Cette infiltration est systémique et non ponctuelle. Par conséquent, les politiques et initiatives internationales visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques pour la transition énergétique (MCTE) doivent intégrer des mesures de lutte contre la corruption et de prévention de la criminalité, parallèlement aux objectifs économiques et de durabilité. L’ONUDC met actuellement en œuvre le projet « Accélération de la mise en œuvre de la CNUCC en RDC ». Un volet important de ce projet consiste à appuyer les autorités chargées de la gestion du CETM dans la conception et la mise en œuvre de stratégies visant à atténuer les risques de corruption. C’est dans ce contexte que l’ONUDC recherche un consultant national pour mener des recherches préliminaires et coordonner les processus de gestion des risques de corruption au sein d’une institution en RDC.
Un diplôme universitaire de niveau supérieur (Master ou équivalent) en droit, justice pénale, économie, droits humains, administration des affaires ou administration publique, développement international, sciences politiques ou sciences sociales est requis. Un diplôme de premier cycle dans un domaine similaire, assorti de deux années d’expérience professionnelle pertinente supplémentaires, peut être accepté à la place du diplôme universitaire de niveau supérieur. Une expérience d’au moins dix (10) ans dans le domaine de la promotion de l’état de droit est requise. Une expérience en matière de formation à l’éthique et à la lutte contre la corruption est requise. Une expérience en matière de rédaction de rapports et d’outils analytiques, ainsi que d’excellentes compétences rédactionnelles et de communication, sont requises. Une connaissance de l’approche de l’ONUDC en matière de crimes portant atteinte à l’environnement, ainsi que de son approche de la lutte contre la corruption, est souhaitable. Une expérience de la mise en œuvre de processus de gestion des risques de corruption ou de conformité est souhaitable. Une expérience de la mise en œuvre d’activités en coopération avec les Nations Unies ou une organisation internationale similaire est souhaitable. Une expérience pertinente de collaboration avec le gouvernement de la RDC ou de fourniture d’une assistance technique à ce dernier est souhaitable.
L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. Pour le poste à pourvoir, la maîtrise de l’anglais et du français est requise.
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.