L’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) est une organisation internationale intergouvernementale, créée en vertu d’un traité, qui se consacre à soutenir et à promouvoir une croissance économique forte, inclusive et durable dans les pays en développement et les économies émergentes. Pour en savoir plus, veuillez consulter la page Web du GGGI .
Le Kenya est entré dans une période de transformation sans précédent de sa gouvernance environnementale. L’adoption de la loi sur la gestion durable des déchets (SWM) en 2022 et la publication ultérieure du règlement sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) en 2024 marquent un tournant fondamental, passant d’un modèle linéaire « extraire-produire-jeter » à une économie circulaire. Ces instruments visent à lutter contre la crise croissante de la pollution plastique. Le Kenya produit environ 8 millions de tonnes de déchets par an, dont près de 20 % sont constitués de plastique. Malgré ces volumes, le taux national de recyclage du plastique demeure faible, à environ 8 %, et on estime que 37 000 tonnes de plastique se retrouvent chaque année dans l’environnement.
Bien que le cadre juridique soit en place, d’importants défis de mise en œuvre persistent. L’infrastructure de valorisation des déchets est sous-développée, avec des lacunes critiques en matière de tri à la source et d’installations de valorisation. De plus, le manque de données sur les volumes de déchets et le problème du « passager clandestin » dans l’enregistrement des producteurs entravent le fonctionnement effectif du système de responsabilité élargie des producteurs (REP). Pour combler ces lacunes, le Kenya a besoin de mécanismes financiers solides et de projets prêts à l’investissement, capables de mettre en œuvre les obligations légales du règlement REP de 2024.
Pour relever ces défis, le GGGI met en œuvre l’« Initiative d’investissement circulaire dans le plastique : Accélération des mécanismes de tarification et de financement du plastique », financée par le Fonds fiduciaire du Pacte vert coréen (KGNDTF). Ce projet utilise la méthodologie de tarification du plastique, qui vise à orienter les recettes issues d’instruments de marché, tels que les redevances et prélèvements liés à la REP, vers un flux d’investissements dans l’économie circulaire.
Ce projet vise à créer un environnement favorable où les paiements aux producteurs ne sont pas seulement perçus, mais également réinvestis efficacement dans des infrastructures réduisant les fuites de plastique. Il se déroule en quatre étapes : analyse du contexte, conception du projet pilote, mise en œuvre du projet pilote et extension des politiques. En validant la logique de recouvrement des coûts et les modèles de gouvernance par le biais d’un projet pilote, le projet entend réduire les risques liés aux futurs investissements de grande envergure et attirer des capitaux privés dans le secteur des déchets au Kenya.
Objectifs de la mission
L’objectif principal de cette mission de conseil est d’aider le gouvernement du Kenya (en particulier le MoECCF et la NEMA) à mettre en œuvre la réglementation EPR de 2024 en évaluant l’état de préparation réglementaire et des données, en concevant un concept pilote prêt pour l’investissement et en fournissant un soutien en matière de conseils politiques.
ÉTENDUE DES TRAVAUX ET ACTIVITÉS CLÉS
Lot de travaux 1. Évaluation de l’état de préparation et définition du périmètre du projet pilote : L’objectif de ce lot de travaux pour le consultant sélectionné est de jouer un rôle de soutien auprès de l’équipe de pays du GGGI au Kenya afin de traduire les conclusions de l’évaluation initiale de l’état de préparation en un concept de projet pilote concret et opérationnel qui teste la logique de recouvrement des coûts de la réglementation EPR.
- Sous-activité 1.1. Rapport initial et plan de travail détaillé : Pour lancer la mission, le consultant établit un rapport initial complet définissant la feuille de route stratégique de la mission. Ce document doit détailler l’approche méthodologique générale et préciser comment le consultant entend mener à bien la mission. Le rapport doit inclure la structure proposée pour tous les livrables ultérieurs, un calendrier incluant des étapes clés de reporting, ainsi que la validation du plan de travail.
- Sous-activité 1.2. Analyse documentaire du cadre juridique et des données : Le consultant appuiera l’équipe de projet dans la validation du contexte juridique et des données actuel par le biais d’une analyse ciblée et d’une consultation des parties prenantes. Cela impliquera la sélection d’informateurs clés et la réalisation d’entretiens avec les principales parties prenantes, notamment le ministère de l’Environnement, de la Protection de l’environnement et des Forêts (MoECCF), la NEMA (Agence nationale de gestion de l’environnement), les organismes de protection de l’environnement (PRO), les ONG, les organisations communautaires de base (OCB) et les représentants des récupérateurs de déchets. Le résultat sera un résumé des conclusions qui alimentera l’évaluation de l’état de préparation ultérieure.
- Sous-activité 1.3. Note de synthèse sur l’état de préparation : Le consultant est chargé d’aider l’équipe projet à élaborer une note de synthèse sur l’état de préparation qui recense les principales lacunes réglementaires et de données empêchant la pleine mise en œuvre de la REP. Ses principales tâches consistent à établir des listes de contrôle des exigences réglementaires et de données, à définir l’ensemble minimal de données pour la REP des plastiques et à réaliser une analyse des écarts. La note de synthèse résume la situation initiale et présente des recommandations pour remédier aux lacunes identifiées.
- Sous-activité 1.4. Note conceptuelle du projet pilote : À partir des conclusions de l’évaluation de l’état de préparation et des consultations avec les parties prenantes, le consultant fournira à l’équipe de projet une ébauche de note conceptuelle pour un projet pilote basé sur la REP (Responsabilité élargie du producteur). Ce document devra définir le périmètre du projet, esquisser la logique de recouvrement des coûts (analyse des flux de revenus par rapport aux blocs de coûts) et élaborer une matrice des principaux risques et mesures d’atténuation afin d’assurer la viabilité du projet pilote.
Lot de travaux 2. Appui aux politiques et partage des connaissances de haut niveau : L’objectif de ce lot de travaux est d’aider le gouvernement du Kenya à affiner les cadres opérationnels de la REP et de faciliter le consensus des parties prenantes grâce à l’échange de connaissances.
- Sous-activité 2.1. Appui aux politiques relatives aux lignes directrices et manuels de la REP : Le consultant apportera son soutien à l’élaboration de conseils en matière de politiques pour la mise en œuvre de la REP. Cela implique d’examiner les cadres existants afin d’identifier les lacunes en matière de politiques et d’opérations, notamment en ce qui concerne les systèmes de déclaration numérique, les lignes directrices procédurales et les manuels de mise en œuvre au niveau des comtés.
- Sous-activité 2.2. Atelier hybride d’une journée : Le consultant apportera son soutien à l’organisation d’un atelier hybride d’une journée avec le bureau pays du GGGI au Kenya afin de valider les conclusions et recommandations. Ses responsabilités incluent la préparation d’une note conceptuelle pour l’événement, la coordination avec le ministère concerné concernant l’ordre du jour et les invitations, ainsi que l’élaboration de tous les supports de l’atelier (présentations, documents à distribuer). À l’issue de l’événement, le consultant devra rédiger un rapport d’atelier synthétisant les résultats obtenus.
Livrables et calendrier de paiement
Le GGGI recherche un consultant qualifié pour la mise en œuvre des composantes clés de l’Initiative d’investissement circulaire dans le plastique. Le consultant travaillera avec l’équipe de projet du GGGI sur deux axes principaux : i) l’évaluation de l’état de préparation et la définition du périmètre du projet pilote, et ii) l’appui aux politiques et le partage des connaissances de haut niveau. Le consultant jouera un rôle essentiel dans la réalisation des activités, en veillant à ce qu’elles soient conformes aux objectifs du GGGI visant à soutenir la mise en œuvre de la réglementation kényane sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) de 2024. Pour ce faire, il évaluera l’état de préparation réglementaire et la disponibilité des données, concevra un concept de projet pilote prêt à accueillir des investissements et fournira un appui en matière de conseils stratégiques.
Remarques :
- Le consultant doit fournir son propre équipement pour réaliser tous les livrables.
- Le consultant devra soumettre le rapport sous forme électronique, lisible par une application Microsoft Office.
- Tous les documents doivent être en anglais.
- Le rapport initial doit être approuvé par le coordinateur et le chef de projet du GGGI. Le consultant doit soumettre ce rapport, qui doit inclure la structure proposée pour tous les livrables ultérieurs, un calendrier précisant les étapes clés de reporting, ainsi que la confirmation du plan de travail.
- Le suivi de l’avancement des travaux du consultant se fera principalement par le biais de réunions d’examen périodiques, dont la fréquence sera définie en concertation avec ce dernier. Le consultant devra également produire un rapport d’avancement comprenant : une présentation générale du projet, une description narrative des activités menées, des informations détaillées sur les objectifs et les étapes clés, les réalisations effectives par rapport au calendrier établi, etc.
- Le consultant devra soumettre un rapport final qui devra refléter les résultats de toutes les activités réalisées par le consultant.
- Tous les documents techniques, rapports et autres documents pertinents, établis du début à la fin de la mission, doivent être joints au rapport final.
- Le rapport final doit être approuvé par le coordinateur et le chef de projet du GGGI. Le consultant doit prendre en compte les observations et les modifications proposées. Dans un délai de 14 jours à compter de la réception des observations ou de la proposition de modification du GGGI, le consultant doit établir et soumettre la version finale du rapport.
| SORTIE / LIVRABLE | POURCENTAGE
DU MONTANT MAXIMUM |
DATE D’ÉCHÉANCE |
| Rapport initial | 25% | Dans les deux (2) semaines suivant le début de la consultation |
| Rapport d’étape – 1 | 25% | Dans les trois (3) mois suivant le début de la mission de conseil |
| Rapport d’étape – 2 | 25% | Dans les six (6) mois suivant le début de la mission de conseil |
| Rapport final | 25% | Dans un délai d’un (1) mois après l’achèvement de tous les lots de travaux, soit un (1) mois avant la fin de la mission de conseil |
Expertise requise
Formation et expérience
- Diplôme d’études supérieures (maîtrise ou équivalent) en sciences de l’environnement, politiques publiques, économie, droit de l’environnement, gestion des déchets, économie circulaire ou dans un domaine connexe, ou dans d’autres domaines connexes.
- Au moins 3 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des politiques environnementales ou du conseil technique lié à l’économie circulaire et à la gestion durable des déchets.
- Expérience avérée dans la réalisation d’analyses juridiques et de données documentaires, d’évaluations de préparation ou d’analyses des écarts dans le secteur de l’environnement, des déchets ou de l’économie circulaire.
- Compréhension démontrable du contexte kenyan, et plus particulièrement de la loi de 2022 sur la gestion durable des déchets, du règlement de 2024 sur la REP et des processus de déclaration et d’autorisation de la NEMA.
- Expérience professionnelle antérieure en matière de collaboration avec des entités gouvernementales kényanes (telles que le MoECCF et la NEMA), des organisations de responsabilité des producteurs (PRO) et le secteur privé connexe.
- Expérience en matière de préparation, d’animation et de collecte de contributions/commentaires lors de consultations et d’ateliers multipartites.
- La maîtrise de l’anglais écrit et oral est requise, ainsi que de solides compétences en analyse et en rédaction de rapports.
Fonctionnel
- Une attitude proactive, avec une capacité à trouver rapidement des solutions efficaces.
- Ponctuel, professionnel et capable de travailler sous pression et de respecter les délais.
- Excellentes aptitudes relationnelles et capacité à travailler avec un personnel multiculturel et interdisciplinaire.
- Capacité à synthétiser de manière indépendante des données juridiques, réglementaires et techniques complexes en notes conceptuelles concises et en recommandations politiques.
- Entreprise
- Comprend et soutient activement la mission, la vision et les valeurs de GGGI.
- S’engage à atteindre les objectifs de l’équipe et travaille efficacement au sein de l’organisation avec des personnes d’opinions, de cultures, de nationalités, de sexes et d’âges différents.
- Excellent résolveur de problèmes.
- Elle incarne les plus hautes normes d’honnêteté, d’intégrité et de professionnalisme.
Informations administratives
Pour être admissible à ce poste, le candidat doit satisfaire aux exigences minimales énoncées ci-dessous. La sélection se fera par un jury, qui évaluera les candidatures selon les critères d’évaluation ci-dessous. Seuls les candidats présélectionnés seront convoqués à un entretien. GGGI ne prend pas en charge les frais liés aux entretiens, sauf autorisation préalable. Une vérification des références sera effectuée pour les candidats retenus. Les références du candidat doivent pouvoir fournir des informations pertinentes sur ses compétences et son expérience passées.
Des entretiens pourront être demandés. Les candidats doivent préparer un bref exposé démontrant comment leur expérience et/ou leur formation répondent aux critères de sélection énumérés ci-dessous :
- Compétence professionnelle (10 points) : Au moins une maîtrise en sciences de l’environnement, politiques publiques, économie, droit de l’environnement, gestion des déchets, économie circulaire ou dans un domaine connexe, ou dans d’autres domaines connexes.
- Expérience (40 points) : Minimum de 3 ans d’expérience professionnelle en matière de politiques ou de conseil technique liés à la REP, à l’économie circulaire et à la gestion durable des déchets. Expérience avérée dans la réalisation d’analyses juridiques et de données documentaires, d’évaluations de l’état de préparation et d’analyses des écarts. Une expérience préalable de collaboration avec des entités gouvernementales kényanes (telles que le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et de la Culture et la NEMA), des organismes de réglementation des ressources naturelles et des acteurs du secteur privé est fortement souhaitable.
- Communication (10 points) : Excellentes aptitudes à communiquer en anglais, tant à l’écrit qu’à l’oral, lors de consultations multipartites. Une expérience préalable en matière de rédaction de rapports techniques (p. ex., notes de préparation, notes conceptuelles de projets pilotes), d’avis stratégiques ou d’animation d’ateliers destinés aux partenaires gouvernementaux, du secteur privé et de la société civile est essentielle.
- Connaissances techniques (40 points) : Compréhension et expérience pratique avérées en matière de déchets plastiques, de mise en œuvre de la REP et de politique environnementale. Une connaissance approfondie du contexte réglementaire kényan, notamment de la loi de 2022 sur la gestion durable des déchets, du règlement de 2024 sur la REP et des procédures de déclaration et d’autorisation de la NEMA, est essentielle.
Points maximum disponibles : 100
À la discrétion de GGGI, des vérifications de références et des entretiens seront effectués dans le cadre du processus d’évaluation.
Les candidats doivent également inclure dans leur dossier de candidature les éléments suivants :
- Une lettre de motivation de deux pages maximum démontre comment les qualifications du candidat répondent aux exigences du poste.
- Un curriculum vitae de 3 pages maximum qui décrit au minimum la formation, l’expérience la plus récente et les réalisations professionnelles.
- Noms, numéros de téléphone et adresses électroniques actuels et précis de trois références professionnelles connaissant les capacités du candidat à remplir les fonctions décrites dans l’appel d’offres.
Toutes les informations mentionnées ci-dessus doivent figurer dans le dossier de candidature pour que celui-ci soit considéré comme complet.
Les candidats intéressés doivent envoyer les informations ci-dessus directement via le lien suivant : https://careers.gggi.org/vacancy/