Mission et objectifs
L’UNICEF est une agence humanitaire internationale pour les enfants créée par la chart des Nations Unies en 1946. L’organiisation est présente dans plus de 192 pays et travail dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement, de la protection de l’enfance, du VIH et du Sida, de la nutrition, de la politique et de la protection sociale. L’UNICEF opère a la fois dans les contextes humanitaire et de development en répondant aux besoins des enfants et des femmes en particulier des filles et des plus vulnérables. La présence de l’UNICEF au Cameroun remonte à 1975.
L’organisation intervient dans dans les domaines de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement, de la protection de l’enfance, du VIH et du Sida. Tandi que ses efforts en amont se concentrent sur le plaidoyer et le lobbying pour des conditions budgétaires favorables aux enfants et aux femmes et a la formulation de politiques pour la promotion de leur croissance et de leur developement . Sur le plan opérationnel UNICEF Cameroun se concentre sur le renforcement des capacité des partie prenantes la prestation de service et la création de partenariats pour l’amélioration des aux enfants et aux femmes.
Le Programme Protection de l’Enfant vise globalement a garantir que les enfants en particulier les filles adolescentes dan sles zones vulnérables sont mieux protégés contre la violence, l’exploitation et les pratiques néfastes y compris dans le contexte d’urgence humanitaire. Le programme contribue ainsi au renforcement des systèmes gouvernementaux et communautaires de protection de l’enfance, afin d’identifier et de combattre plus efficacement les violations des droits de l’enfant. Une attention particulière est portée a l’enregistrement. des naissances la préventions et la réponses aux violences physiques et sexuelles ainsi qu’a l’élimination du mariage des enfants en s’apppuyant sur les évidneces.
POSTE 1 : Responsable de la nutrition – Maroua
Contexte
Les régions du Nord et de l’Extrême Nord, qui concentrent près de 30 % de la population came-rounaise, sont confrontées à une combinaison de risques naturels, sécuritaires et sanitaires qui fragilisent durablement la situation nutritionnelle des communautés. Les inondations récurrentes entre septembre et janvier, ainsi que les épisodes de sécheresse, provoquent des déplacements massifs, endommagent les infrastructures essentielles ; points d’eau, écoles, formations sanitaires et accentuent l’insécurité alimentaire. Parallèlement, l’insécurité liée à la présence de groupes armés non étatiques, les effets de la crise en République Centrafricaine et les conflits intercom-munautaires perturbent l’accès humanitaire et des populations a des services sociaux de base. La région reste également exposée à des épidémies régulières de choléra, rougeole, poliomyélite et tétanos néonatal.
Ces facteurs structurels et conjoncturels se reflètent dans la faiblesse des indicateurs nutritionnels : une prévalence élevée de la malnutrition aiguë globale (7,9 %), un retard de croissance touchant jusqu’à 41 % des enfants, des taux d’allaitement optimal insuffisants, une diversification alimen-taire très faible, ainsi qu’une forte prévalence de l’anémie chez les adolescentes (40,4 %) et une carence en vitamine A affectant près de la moitié des enfants. Ces niveaux alarmants démontrent l’urgence d’interventions nutritionnelles intégrées.
Pour répondre à ces défis, l’UNICEF, avec l’appui de ses partenaires financiers, met en œuvre une approche centrée sur les 1000 premiers jours et la deuxième décade, afin d’accompagner le gouvernement dans l’amélioration durable de l’état nutritionnel des femmes, des enfants et des adolescentes.
Le projet s’articule autour de plusieurs axes prioritaires dont :
• La supplémentation en fer acide folique pour les femmes enceintes, les adolescentes et la promotion de la planification familiale,
• La promotion de l’allaitement maternel exclusif et de pratiques alimentaires adéquates pour les nourrissons et jeunes enfants,
• La supplémentation en micronutriments, notamment la vitamine A,
• Le renforcement de la surveillance nutritionnelle communautaire et du dépistage précoce de la malnutrition,
• Ainsi que la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère au sein des structures sanitaires.
Ainsi le/la Nutrition Officer sera responsable du suivi technique et opérationnel de la gestion de la malnutrition aiguë sévère (SAM) dans les structures de santé appuyées afin de contribuer à l’amélioration de la qualité des services de prise en charge. Également, il/elle sera responsable de la promotion de la supplémentation en micro-nutriments de l’allaitement optimal et de la nutrition maternelle, infantile et des Adolescentes. Également, Il/elle interviendra directement sur le terrain pour appuyer la mise en œuvre des activités de nutrition menées par les partenaires de l’UNICEF dans le Logone et Chari, en soutien aux districts de santé et en étroite collaboration opérationnelle avec les autres acteurs de la nutrition.
Description de la tâche
Sous la supervision directe du Spécialiste Nutrition du bureau de Maroua, le/la volontaire contribuera à la mise en œuvre et au suivi opérationnel des activités du programme liées à la nutrition, y compris le travail d’équipe et le renforcement des capacités.
Ainsi, il/elle aura pour rôle de :
1. Appui à la gestion de la PCIMAS (Procédures et Contrôle de la gestion des Intrants pour la Mise en œuvre des Activités de Sécurité nutritionnelle)
– Assurer le suivi technique de la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère dans les centres de santé appuyés
– Appuyer la mise en œuvre des protocoles nationaux de PCIMAS
– Réaliser des supervisions formatives sur la qualité de la prise en charge
– Analyser les indicateurs clés de performance (taux de guérison, abandons, décès, non-répondants) et suggérer des plans d’amélioration.
– Renforcer les compétences du personnel de santé et des partenaires à travers les formations, supervisions et coaching.
2. Gestion des intrants nutritionnels
– Assurer la disponibilité continue et l’utilisation adéquate des ATPE
– Assurer l’accompagnement des districts pour la planification et la prévision des besoins
– Appuyer les partenaires et districts dans la gestion du stock et alerter sur les ruptures.
3. Partenariat
– Assurer l’accompagnement technique continu aux partenaires dans la mise en œuvre et le suivi des activités nutritionnelles.
– Assurer l’identification des besoins en renforcement de capacités et appuyer l’organisation des sessions de formation.
– Assurer l’appui à la préparation, la revue et la consolidation des rapports mensuels/trimestriels des partenaires.
– Participer aux réunions de coordination des districts, départements et régions
– Assurer une bonne collaboration avec les responsables des formations sanitaires et partenaires ou acteurs nutrition
– Appuyer la participation aux évaluations rapides/multisectorielles
– Appuyer la mise à jour de la matrice 5W des acteurs de nutrition.
4. Suivi, rapportage et documentation
– Appuyer la collecte et la vérification des données nutritionnelles des partenaires
– Appuyer la revue des rapports techniques mensuels et trimestriels des partenaires
– Appuyer à la documentation des bonnes pratiques, des leçons apprises et des défis du terrain.
– Appuyer la conduite des visites programmatiques et l’end user monitoring.
Résultats attendus :
– La qualité de la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère est assurée et les intrants disponibles sans rupture dans les CNAS et CNTI
– Les indicateurs de performance PCIMAS sont améliorés
– Les intrants nutritionnels sont disponibles sans rupture dans les formations sanitaires appuyées
– Les partenaires d’implémentation appliquent correctement les procédures de gestion des stocks
– Les planifications des besoins sont fiables et soumises dans les délais, permettant un approvisionnement efficace
– La promotion des bonnes pratiques en nutrition maternelle infantile et des adolescentes est effective, y compris la promotion et protection de l’allaitement optimal
– La surveillance et détection précoce est effective
– La qualité du rapportage des partenaires est améliorée, les délais de soumission respectés.
Critères d’éligibilité
Âge
18 – 80 ans
Expérience requise
3 ans
Nationalité
Le candidat doit être ressortissant, résident légal ou titulaire du statut de réfugié dans le pays d’affectation.
Exigences du poste
Expérience pertinente
3 ans
Langues
Français, niveau : langue maternelle, obligatoire
Anglais, niveau : connaissance pratique, obligatoire
Arabe, niveau : élémentaire, souhaitable
Ful/Fulani, niveau : élémentaire, souhaitable
Niveau d’études requis
Licence en nutrition, santé publique, médecine ou domaine connexe.
Compétences et valeurs
– Intégrité : agir avec honnêteté, transparence et éthique dans toutes les interventions ;
– Engagement : être motivé(e) par l’amélioration de la nutrition ;
– Responsabilité : garantir la qualité des données et du suivi ;
– Rigueur : respecter les protocoles et les normes nutritionnelles ;
– Orientation résultats : viser l’impact mesurable sur l’état nutritionnel des bénéficiaires ;
– Inclusion : adopter des attitudes qui respecte, valorise les différences culturelles et toutes les diversités afin de garantir un environnement équitable pour chaque individu dans le cadre de la mise des interventions de nutrition.
Compétences et expérience
– Excellent sens de l’analyse et résolution de problèmes.
– Bonnes aptitudes en communication et facilitation.
– Capacité à travailler sous pression et à respecter les délais.
– Orientation vers les résultats et sens du détail.
– Capacité à travailler en équipe multiculturelle et en contexte de crise.
– Solide connaissance et expérience en PCIMAS des intrants nutritionnels et de la chaîne d’approvisionnement.
– Connaissance du contexte humanitaire et des situations d’urgences.
– Maîtrise des outils informatiques courants (Word, Excel, Kobo).
Domaines d’expertise
Santé
POSTE 2 : Responsable de la nutrition – Kousseri