Le Centre du commerce international (CCI, ou ITC en anglais) est l’agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et des Nations Unies (ONU), créée en 1964. Basé à Genève, il aide les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) des pays en développement à devenir compétitives et à exporter.
La région du Sud de la Méditerranée est confrontée à des défis économiques persistants, notamment un chômage des jeunes élevé, une forte dépendance aux secteurs traditionnels et une croissance économique inégale. Avec plus de la moitié de la population âgée de moins de 30 ans et un taux de chômage des jeunes oscillant entre 30 et 40 % (et atteignant près de 50 % chez les jeunes femmes), la création d’emplois de qualité est une priorité absolue. La transformation numérique offre une opportunité de diversifier les économies, d’améliorer la compétitivité et de créer des emplois. Le commerce électronique a généré à lui seul près de 49 milliards de dollars de recettes régionales en 2022, mais son potentiel est freiné par des cadres réglementaires fragmentés, un secteur informel important (jusqu’à 90 % des transactions dans certains pays), une protection des consommateurs insuffisante et des capacités numériques limitées au sein des PME et des organismes de soutien aux entreprises. Il est essentiel d’intégrer les objectifs d’emploi aux politiques commerciales et d’investissement, ainsi que de promouvoir le commerce numérique afin de créer de nouvelles opportunités de diversification et de création d’emplois. Si la pandémie de COVID-19 a accéléré l’adoption des outils numériques, les cadres nationaux restent inadéquats, engendrant des barrières commerciales, des incertitudes juridiques pour les entreprises en ligne et une protection insuffisante des consommateurs. L’accès limité au capital, les inégalités entre les sexes, la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales et la fragmentation des infrastructures entravent davantage la capacité des PME à s’engager efficacement dans le commerce électronique. Le contexte politique, marqué par l’instabilité et les problèmes de gouvernance dans certains pays, a également un impact sur la mise en œuvre des réformes et les investissements dans les infrastructures numériques. Les pressions environnementales, notamment la rareté de l’eau, la pollution et la vulnérabilité climatique, accentuent l’urgence de la diversification économique et d’une croissance durable. Les outils numériques et le commerce électronique peuvent favoriser l’innovation dans les technologies vertes et les pratiques commerciales durables, mais les lacunes en matière d’infrastructures numériques, en particulier dans les zones rurales, demeurent un obstacle majeur. Au niveau régional, la faiblesse des cadres institutionnels et l’incohérence des réglementations créent des barrières au commerce numérique transfrontalier. La complexité des procédures douanières et le manque d’interopérabilité entre les systèmes numériques engendrent des coûts et des délais supplémentaires, rendant indispensable l’harmonisation avec les normes de l’UE. Le renforcement des cadres juridiques, l’adoption des meilleures pratiques et le soutien aux stratégies nationales sont des étapes clés pour libérer le potentiel du commerce numérique de la région. Malgré ces défis, la région bénéficie d’un secteur privé dynamique et d’écosystèmes de start-up florissants. Le soutien à la coopération public-privé, le renforcement des compétences numériques et l’instauration d’une confiance dans les plateformes numériques seront essentiels à la réussite des initiatives de commerce numérique. Ces efforts doivent également s’inscrire dans une perspective de développement durable, en minimisant les émissions et la consommation de ressources tout en favorisant l’innovation dans les technologies vertes. Ce projet vise à relever ces défis en renforçant les capacités de commerce électronique et numérique dans quatre pays pilotes – l’Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie – tout en encourageant la coopération régionale et l’échange de bonnes pratiques.En Tunisie, les activités viseront à accompagner les PME et les OSB dans l’adoption des outils numériques, à renforcer le cadre juridique et institutionnel du commerce électronique et à recenser les bonnes pratiques susceptibles d’éclairer les stratégies nationales et régionales en matière de commerce numérique. Ce projet, mis en œuvre conjointement par le CCI et la GIZ, est financé par la Commission européenne (DG NEAR) et le BMZ pour une durée de quatre ans. La GIZ se concentrera sur le soutien aux cadres politiques et réglementaires relatifs au commerce numérique, tandis que le CCI s’attachera à renforcer les capacités du secteur privé, notamment en soutenant les organismes d’appui aux entreprises (OSB) et en facilitant l’accès des PME aux marchés. Outre son volet régional, le projet mènera des activités nationales ciblées dans quatre pays, dont la Tunisie. DESCRIPTION DES FONCTIONS ET RESPONSABILITÉS Sous la supervision directe du chef de projet du Bureau Moyen-Orient et Afrique du Nord (OMENA), le coordinateur national du projet de commerce électronique et numérique en Tunisie sera chargé des activités suivantes : Liaison avec le gouvernement : assurer la liaison principale entre les équipes du CCI responsables de ce projet et les instances gouvernementales compétentes afin de garantir l’alignement sur les priorités nationales et d’obtenir le soutien institutionnel nécessaire à sa mise en œuvre. • Appuyer la mise en œuvre des activités nationales en Tunisie : le coordinateur national travaillera en étroite collaboration avec les experts et consultants du CCI impliqués dans le projet afin de faciliter et d’appuyer la mise en œuvre des activités prévues. • Assurer la liaison avec les principales parties prenantes et les partenaires afin de garantir une collaboration efficace et des partenariats solides pour la mise en œuvre des activités. • Appuyer l’engagement stratégique auprès des autorités publiques : faciliter un engagement de haut niveau et un dialogue stratégique entre le CCI et les institutions publiques tunisiennes afin de favoriser la cohérence des politiques et de renforcer l’appropriation nationale du projet. • Assurer la coordination avec les partenaires de mise en œuvre et les bailleurs de fonds : assurer la liaison avec le bureau de la GIZ en Tunisie et la délégation de l’UE en Tunisie afin de garantir l’alignement, le bon déroulement du projet et une communication efficace tout au long de son cycle de vie. • Collecte de données pour le suivi et l’évaluation et l’établissement de rapports : appuyer les équipes du CCI dans la collecte de données pertinentes sur les participants et les activités du projet afin de contribuer aux cadres de gestion et de rapport axés sur les résultats du CCI. • Gestion logistique locale : gérer le soutien logistique local pour les événements organisés par le CCI, y compris les réservations de salles, la coordination sur le terrain et la liaison avec les prestataires de services, le cas échéant. • Préparer et coordonner les missions des experts du TIC et des consultants internationaux : fournir un appui technique, les accompagner lors des réunions et organiser l’interprétation entre l’anglais et le russe, le cas échéant. • Soumettre des rapports d’avancement résumant les activités et les résultats obtenus pendant la durée du contrat, conformément au calendrier de rapportage du projet. Clause relative au droit d’auteur :Le/la consultant(e) doit s’assurer d’avoir obtenu les autorisations nécessaires en matière de droits de propriété intellectuelle pour l’exécution de ses prestations dans le cadre du présent contrat de conseil et pour la diffusion ultérieure par ITC, sous quelque forme que ce soit. Une preuve documentaire devra être fournie à ITC. Si des droits de licence sont dus pour l’utilisation de documents protégés par le droit d’auteur appartenant à des tiers, le/la consultant(e) devra en demander l’autorisation écrite préalable à ITC. ITC promeut la diversité, l’inclusion, l’égalité et la parité au sein de ses effectifs et considère toutes les personnes qualifiées, quel que soit leur genre, de manière égale, y compris les personnes en situation de handicap, sans discrimination ni préjugé d’aucune sorte.
Qualifications/compétences particulières
• Diplôme de troisième cycle (Master, Doctorat ou équivalent) • Diplôme universitaire de niveau supérieur en économie, études du développement, commerce international, administration des affaires ou domaine connexe. Une combinaison pertinente de formation et d’expérience peut être considérée comme équivalente. Une expérience professionnelle significative peut être acceptée en lieu et place d’un diplôme universitaire. • Minimum de 5 ans d’expérience • Une expérience dans le commerce international, l’intégration régionale ou les initiatives de renforcement des capacités est fortement souhaitable. • Connaissance approfondie de l’environnement économique tunisien, notamment des politiques commerciales, des secteurs clés, des cadres réglementaires et des structures institutionnelles. • Expérience avérée de travail avec des organismes d’appui aux entreprises (OAE) et des acteurs du secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre de projets commerciaux ou de développement. Compétences : • Excellentes compétences organisationnelles, avec la capacité de gérer plusieurs tâches et des échéances serrées tout en assurant le bon déroulement du projet. • Capacité à animer des réunions, des ateliers et des sessions de formation, et à gérer efficacement la logistique des événements et à fournir un soutien logistique, notamment la planification d’événements, la coordination des ressources et la garantie que les activités du projet sont réalisées conformément au calendrier. • Excellentes aptitudes en communication et en relations interpersonnelles permettant de travailler efficacement dans un environnement multiculturel et d’interagir avec divers intervenants, notamment des représentants gouvernementaux, des représentants du secteur privé, des organisations internationales et des partenaires locaux.
Langues
• Maîtrise du français (écrit et oral) requise. • Maîtrise de l’arabe (écrit et oral) requise. • La maîtrise de l’anglais est souhaitable pour les échanges avec les partenaires internationaux et pour la communication écrite.
Sans frais
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.