POSTES A POURVOIR AU BUREAU DE L’OIM (11 février 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : 02 postes

Lieu du Travail : RCA / Nigéria

Description de l'emploi

Fondée en 1951, l’OIM est une organisation apparentée aux Nations Unies et, en tant que principale agence onusienne dans le domaine des migrations, elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux. L’OIM s’engage à promouvoir des migrations humaines et ordonnées, bénéfiques à tous. Elle y parvient en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.

L’OIM recrute :

POSTE 1 : Consultant(e) International(e) (Type B) – RCA


Description de l’emploi

Contexte et étendue du projet

Depuis plusieurs années, la RCA est confrontée à une intensification des mouvements de populations [1] , marquée par le retour de personnes déplacées dans leurs communautés d’origine. Ces dynamiques de retour provoquent parfois des tensions sociales entre populations retournées et communautés d’hôtes. Celles-ci sont alimentées par des défis tels que l’accès difficile aux services de base, à l’identification civile, aux moyens de subsistance et à la justice transitionnelle.

C’est dans ce contexte qu’a été développé le projet « Réduire les tensions et renforcer la cohésion sociale entre les retournés et les communautés hôtes à travers l’accès aux pièces d’identité, aux moyens de subsistance et au processus de justice transitionnelle » mis en œuvre conjointement par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), et financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (UNPBF). .

Le projet s’est focalisé sur le sentiment d’appartenance nationale qui peut être remis en cause en l’absence de documents d’identité et/ou documents de propriété foncière, ainsi que sur la participation au processus de justice transitionnelle, comme vecteurs de compréhension et de dialogue entre communautés. En effet, toutes les étapes de la réinsertion des retournés et rapatriés constituaient des facteurs potentiels de tension et de violences qu’il importait de traiter. En l’absence de preuve de propriété et de justification de l’identité civile, la récupération des logements, terres et biens (LTB) constituait l’un de ces facteurs compte tenu du risque d’occupation des terres par des tiers.

La question de l’accès à la terre et de la récupération des biens immobiliers des personnes retournées constituait également un potentiel catalyseur d’incompréhension et de tensions au sein des communautés. Afin de prévenir ce risque, le projet a mis en œuvre une série d’activités visant à répondre aux problématiques de LTB. Cela comprenait notamment l’appui à la mise en place d’un cadre de gestion à l’amiable des problèmes LTB, le soutien aux retours des autorités judiciaires dans les zones d’intervention, ou encore l’organisation d’audiences foraines pour répondre aux problématiques LTB. Dans ce processus, l’implication des autorités locales (préfets et sous-préfets) ainsi que des autorités traditionnelles a été essentielle dans la mesure où ils sont les premiers acteurs consultés en cas de litige dans ce domaine. Dans la même logique, des actions de formation et de renforcement de capacités ont été mises en œuvre à destination des entités locales – notamment les organisations de la société civile, les autorités locales et les dirigeants communautaires et religieux – afin de leur transmettre des outils de gestion et d’atténuation des conflits LTB. Ces espaces ont également servi de forums de réflexion plus spécifiques autour de l’accès des femmes à la terre, une problématique particulièrement sensible en République Centrafricaine (RCA) eu égard aux freins socio-culturels persistants.

Le projet s’inscrit dans les cadres nationaux et internationaux suivants :

  • Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en République Centrafricaine, notamment ses dispositions sur le retour, la réinsertion des déplacés, la gestion des conflits fonciers et la lutte contre l’incitation à la haine ;
  • Plan national de prévention de l’incitation à la haine et à la violence qui promeut des actions de prévention, de formation et de coordination communautaire ;
  • Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (UNSDCF) 2023–2027 – République centrafricaine, en particulier l’effet 2 du pilier « Paix » portant sur l’accès à la justice, la sécurité, les droits humains et la cohésion sociale.

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Consultant externe indépendant