POSTES VACANTS AU BUREAU DE LA FAO : Soumettez votre candidature (23 février 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : 02 postes

Année d'Expérience Requise : 5 ans

Lieu du Travail : Guinée/Égypte

Date de Soumission : 09/03/2026

Description de l'emploi

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) contribue à la réalisation de l’Agenda 2030 par le biais du Cadre stratégique de la FAO en soutenant la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables, pour une amélioration de la production, une amélioration de la nutrition, une amélioration de l’environnement et une amélioration des conditions de vie, en laissant personne de côté.

POSTE 1 : Expert(e) National(e) Agroéconomiste – Guinée

Cadre organisationnel

Le secteur rural occupe près de 80% de la population guinéenne et constitue la première source de croissance économique en raison de la diversité et de l’immense potentiel agricole qu’il recèle. En outre, ce secteur constitue le principal pourvoyeur de revenus et d’emplois des jeunes du fait qu’il renferme 88% de la population active guinéenne. Cependant, la problématique de l’emploi jeune comme dans tous les pays d’Afrique subsaharienne, est un phénomène auquel se trouve confrontée la Guinée. Une frange importante des jeunes (15-35 ans) n’a pas accès au système éducatif et, pour ceux qui y ont accédé, la formation reçue n’est pas en adéquation avec le marché de l’emploi et les possibilités d’emploi qu’offrent l’Etat et le secteur privé (PNDES 2017).

En 2014 selon le rapport du RGPH3, le taux de chômage était de 61% chez les jeunes de niveau supérieur, contre une moyenne nationale de 52%. En 2018, près de 60% des jeunes dont l’âge se situe autour de 25 ans étaient touchés par le chômage (Rapport de l’Atelier de partage d’informations organisé en 2018 par le ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune (MJEJ) à l’époque. Ce fléau touche majoritairement les jeunes de la tranche d’âge de 25-34 ans et de niveau d’études supérieures.

Le secteur agricole en Guinée est le pilier fondamental du développement rural et représente 25 % du produit intérieur brut (PIB). Pour améliorer la productivité agricole, le gouvernement a mis en place des politiques qui favorisent l’adoption des facteurs de production parmi lesquels la mécanisation.

Toutefois, la problématique du machinisme agricole s’avère complexe et multidimensionnelle, touchant à divers aspects liés au développement agricole, à la formation, à la gestion des ressources et à l’insertion des jeunes dans le secteur rural. Le manque de formation sur l’utilisation, l’entretien et la réparation des équipements agricoles modernes constitue un obstacle majeur à l’introduction du machinisme. Les jeunes, souvent désireux d’adopter ces technologies, n’ont pas toujours l’opportunité de se former adéquatement.

Par ailleurs, la formation des conseillers agricoles reste limitée, ce qui impacte la qualité des conseils fournis aux producteurs. Ces conseillers sont essentiels pour l’introduction de nouvelles techniques agricoles, l’adaptation des pratiques aux changements climatiques et la gestion durable des ressources naturelles. Les conseillers agricoles sont souvent insuffisamment nombreux ou mal répartis et ne couvrent pas toujours tout le territoire, ce qui limite leur capacité à influencer positivement la productivité agricole.

Face à cette préoccupation, la FAO se propose d’apporter son appui au Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) à travers le projet TCP/GUI/4004 intitulé : « Appui à la formation qualifiante et à l’insertion socioéconomique et professionnelle des jeunes dans le secteur du conseil et du machinisme agricole ». Ce projet vise, d’une part, à promouvoir l’employabilité des jeunes, et d’autre part, à renforcer la productivité agricole, réduire l’exode rural et, par conséquent, contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté en République de Guinée.

Position hiérarchique

Sous la supervision générale du Représentant de la FAO Guinée et la supervision directe de l’Assistant FAOR-Programme et du Coordonnateur National(e) du Projet. Le/la titulaire travaillera en étroite collaboration avec l’expert agroéconomiste de CFI et les membres de l’équipe du Programme.

Domaine de spécialisation

Le/la titulaire est responsable de l’analyse des systèmes agricoles sous l’angle économique afin d’identifier les opportunités de création d’emplois dans les chaînes de valeur agro sylvo pastorales. Il/elle réalise des études de filières, évalue la compétitivité des exploitations, analyse les marchés ruraux, et propose des modèles économiques favorisant la croissance inclusive. Sa démarche intègre l’emploi rural, l’informalité, la dynamique du marché du travail, ainsi que les besoins en compétences, notamment pour les jeunes et les femmes. Il/elle conçoit également des stratégies d’employabilité et de formation professionnelle adaptées aux réalités locales, tout en appuyant l’entrepreneuriat rural et le développement des AGR, PME et coopératives.

Tâches et responsabilités

•    Cartographier les opportunités économiques concrètes dans les métiers ciblés (prestations de services en conseil, mécanisation, maintenance, vulgarisation, etc.)
•    Identifier les principales contraintes (techniques, institutionnelles, financières, culturelles, réglementaires) à l’accès des jeunes à ces opportunités
•    Évaluer l’environnement local de soutien à l’insertion des jeunes (disponibilité d’équipements, structures de formation, accès au financement, accompagnement, mentorat)
•    Recenser les acteurs du secteur privé (entreprises de conseil, concessionnaires, ateliers de maintenance, exploitants agricoles, coopératives, ONG, etc.) pouvant jouer un rôle actif dans la co-formation des jeunes avec les Centres d’Identification et d’Orientation des Jeunes pour l’Emploi (CIOJE), la mise à disposition de plateformes techniques ou équipements mutualisés, l’encadrement post-formation (mentorat) et éventuellement, le recrutement
•    Elaborer une note conceptuelle pour un projet/programme de mise à l’échelle des resultats du projet
•    Appuyer les conseillers des CIOJE à l’élaboration des plans d’affaire en faveur des jeunes formés
•    Travailler en étroite collaboration avec la coordination et les autres consultants du projet
•    Effectuer toute autre tâche connexe selon les besoins de la FAO.

 

LES CANDIDATURES SERONT EXAMINÉES EN REGARD DES CRITÈRES SUIVANTS :

Conditions minimales à remplir

•    Diplôme universitaire en agroéconomie, économie politique, économie rurale, économie du développement, économie appliquée à l’agriculture ou à l’emploi rural ou dans un domaine connexe en rapport avec le poste ;
•    Avoir au moins 5 ans d’expérience confirmée dans la création et le développement d’emplois agricoles et ruraux, l’appui à l’entrepreneuriat agropastoral ou agro-industriel, ainsi que dans la mise en œuvre ou l’évaluation de politiques d’emploi et d’insertion professionnelle.
•    Connaissance courante de l’anglais, de l’espagnol ou du français et connaissance moyenne d’une autre de ces trois langues ou de l’arabe, du chinois ou du russe.
•    Être de nationalité guinéenne ou résident du pays avec un permis de travail régulier.

Compétences de base exigées par la FAO

•    Attention portée aux résultats
•    Avoir l’esprit d’équipe
•    Sens de la communication
•    Établissement de relations constructives
•    Partage des connaissances et amélioration continue

Critères de sélection

•    Bonne maîtrise des outils d’analyse économique (coût-bénéfice, rentabilité, chaînes de valeur agricoles) ;
•    Connaissance des politiques agricoles et d’emploi nationales et régionales ;
•    Maîtrise des approches de développement des compétences et de formation qualifiante ;
•    Bonne connaissance des enjeux liés à l’emploi rural des jeunes et des femmes ;
•    Connaissance parfaite du français avec une bonne capacité d’analyse et de rédaction des rapports clairs et analytiques
•    Une expérience préalable au sein de projets soutenus par des agences internationales telles que la FAO, le PNUD, le FIDA ou la Banque Mondiale constitue un atout majeur ;
•    Il devra également avoir participé à l’élaboration de chaînes de valeur agricoles à fort potentiel de création d’emplois.
•    Connaissance de l’anglais serait un atout ;
Prière de noter que tous les candidats doivent adhérer aux valeurs de la FAO – engagement envers l’Organisation, respect de chacun, intégrité et transparence.

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POSTE 2 : Spécialiste du soutien administratif du bureau de pays – Égypte

 

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