L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) recherche un consultant en formation juridique spécialisé en criminalistique numérique, enquêtes cybernétiques et cybercriminalité (poste national). Le développement rapide des technologies numériques et la dépendance croissante à Internet ont révolutionné la communication, la gouvernance et les opérations de maintien de l’ordre. Toutefois, cette transformation numérique a également favorisé l’émergence de nouvelles formes de cybercriminalité, notamment les violences en ligne à l’égard des femmes et des filles, l’exploitation sexuelle des enfants et les activités de cybercriminalité organisée. Les femmes et les enfants demeurent particulièrement vulnérables à ces menaces et sont victimes de cyberharcèlement, de harcèlement en ligne, de diffusion non consensuelle d’images intimes, d’exploitation sexuelle d’enfants en ligne et de matériel pédopornographique, ainsi que de recrutement par des organisations criminelles à des fins d’exploitation. Tâches spécifiques à accomplir par le/la consultant(e) : Sous la supervision de l’expert(e) de l’ONUDC en matière de prévention du crime et de justice pénale en Égypte, le/la consultant(e) devra accomplir les tâches suivantes : • Concevoir, organiser et apporter un soutien technique aux activités de renforcement des capacités des acteurs de la justice pénale, des forces de l’ordre et des décideurs politiques en matière de cybercriminalité, de violence en ligne, d’exploitation sexuelle des enfants en ligne, de cybercriminalité sexuelle et de violence à l’égard des femmes et des filles. • Élaborer des supports de formation, des programmes et des outils pédagogiques tenant compte des questions de genre et adaptés aux différents groupes d’acteurs, notamment les forces de l’ordre, les procureurs, les magistrats et les parlementaires. • Animer des formations spécialisées, des tables rondes, des ateliers et des simulations de procès visant à renforcer les réponses en matière d’enquêtes, de poursuites, de jugement et de législation face aux cybercrimes et aux violences à l’égard des femmes et des filles. • Appuyer le dialogue et la coordination multisectoriels sur les tendances émergentes, les défis et les bonnes pratiques liés à la cybercriminalité à l’égard des femmes et des filles. • Rédiger des rapports analytiques et techniques, y compris des synthèses de formations et des documents de recommandations à visée politique. • Garantir la production de tous les livrables dans les délais impartis et conformément aux normes de qualité et aux exigences de l’ONUDC en matière de rapports.
Un diplôme universitaire de niveau supérieur (Master ou équivalent) en technologies de l’information, administration des affaires, cybersécurité, criminalistique numérique ou droit est requis. Un diplôme universitaire de premier cycle dans un domaine similaire, assorti de deux années d’expérience professionnelle pertinente supplémentaires, peut être accepté à la place du diplôme de niveau supérieur. Les certifications professionnelles en cybersécurité, criminalistique numérique, protection des données, lutte contre la cybercriminalité ou enquêtes informatiques (par exemple, CISSP, CCFP, EnCE, CHFI) sont un atout. Une expérience professionnelle d’au moins 10 ans, à responsabilités croissantes, dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et de la protection des données, avec une expérience en cybersécurité et/ou en protection des données aux niveaux international ou national, est requise. Une expérience professionnelle pratique en matière d’assistance technique et de formation est requise. Une expérience de travail auprès d’institutions gouvernementales dans le domaine des technologies de l’information et/ou de la prévention de la criminalité en général, et du renforcement des mesures de prévention et de lutte contre la cybercriminalité en particulier, est un atout. Une expérience de travail au sein du système des Nations Unies ou d’une organisation internationale similaire est un atout. Les certifications professionnelles en cybersécurité, criminalistique numérique, protection des données, lutte contre la cybercriminalité ou enquêtes informatiques (par exemple, CISSP, CCFP, EnCE, CHFI) sont requises. Une formation pertinente en cybersécurité est souhaitable.
L’anglais et le français sont les langues de travail du Secrétariat de l’ONU. Pour ce poste, la maîtrise de l’arabe, à l’oral comme à l’écrit, est requise. La connaissance d’une autre langue officielle de l’ONU est un atout.
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.