OFFRE D’EMPLOI A L’OIM : POSTULEZ MAINTENANT (06 janvier 2026)

Informations sur l'emploi

Titre du Poste : 08 postes

Niveau Requis : Licence

Année d'Expérience Requise : 5 ans

Lieu du Travail : Cameroun/EGYPTE/Algérie/Tchad/Guinée

Date de Soumission : 09/01/2026

Description de l'emploi

Fondée en 1951, l’OIM est une organisation apparentée aux Nations Unies et, en tant que principale agence onusienne dans le domaine des migrations, elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux. L’OIM s’engage à promouvoir des migrations humaines et ordonnées, bénéfiques à tous. Elle y parvient en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.

 

POSTE 1 : Assistant(e) à la réintégration – Réintégration sensible aux conflits et à l’intersection humanitaire (UG) – Cameroun

ARRIÈRE-PLAN

Le contexte de réintégration au Cameroun est marqué par des crises de déplacement qui se chevauchent et par la fragilité des communautés. Dans l’Extrême-Nord, des années de violences perpétrées par Boko Haram/ISWAP ont engendré des déplacements internes massifs et exercé une forte pression sur les communautés d’accueil, tandis que dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, le conflit en cours continue de déraciner des familles et d’éroder la cohésion sociale. Dans l’Est et l’Adamaoua, l’afflux de réfugiés se conjugue à la mobilité interne, accentuant la pression sur des services locaux déjà saturés.

Dans ce contexte, le programme RRR, financé par l’UE, soutient le retour volontaire des Camerounais de l’étranger. Nombre d’entre eux se réintègrent dans les mêmes zones où les personnes déplacées, les anciens associés, les réfugiés et les populations touchées par la crise recherchent de l’aide. Sans une planification rigoureuse, l’aide à la réintégration risque d’aggraver les vulnérabilités, de créer un sentiment d’injustice ou d’attiser les tensions entre les groupes de population. Les programmes de réintégration doivent donc tenir compte des risques contextuels, notamment l’insécurité, l’accès limité aux services, la fragilité des marchés et la nécessité éventuelle de relocaliser les personnes vulnérables.

La manière dont les crises camerounaises sont perçues ou instrumentalisées dans les procédures d’asile à l’étranger suscite une inquiétude croissante. Il est essentiel de comprendre comment les migrants décrivent les conflits et les conditions humanitaires lors de leurs demandes d’asile afin de garantir une communication responsable, d’éviter toute instrumentalisation des récits de crise et d’assurer aux migrants une information exacte sur les réalités de la réintégration.

Le programme RRR exige donc une approche spécifique pour une réintégration tenant compte des conflits, de la protection des personnes et des réalités humanitaires. Cela comprend des directives claires pour la mise en œuvre de l’aide à la réintégration dans les zones touchées par les crises, des mécanismes pour impliquer les différents groupes affectés (personnes de retour, personnes déplacées, anciens collaborateurs, communautés d’accueil), des outils de prévention des préjudices et des recommandations pour renforcer la cohésion sociale. 

OBJECTIF DU TRAVAIL

L’assistant(e) à la réintégration (réintégration en contexte de conflit et à l’intersection humanitaire) aura pour mission de :

  • Analysez comment la réintégration dans le cadre du RRR interagit avec les contextes de crise, les dossiers humanitaires (personnes déplacées internes, réfugiés), les anciens collaborateurs et les communautés d’accueil.
  • Évaluer les risques et les opportunités de réintégration dans les zones touchées par la crise (Extrême Nord, NO/SO, Est).
  • Élaborer des lignes directrices de réintégration tenant compte des conflits et des enjeux humanitaires, notamment des cadres de non-nuisance, de cohésion sociale et de soutien équitable.
  • Identifier les voies d’intervention ciblant les différents groupes touchés.
  • Étudier la faisabilité d’une relocalisation volontaire pour les personnes revenant de zones à haut risque.
  • Analysez comment les demandeurs d’asile camerounais à l’étranger utilisent les récits de crise et formulez des recommandations en matière de communication pour la stratégie de sensibilisation au RRR.

Produire un rapport analytique consolidé et des outils pratiques pour guider la mise en œuvre de la réintégration sensible aux conflits dans le cadre du RRR.

Responsabilités

A. Analyse du contexte conflictuel et humanitaire

  • Effectuer une analyse contextuelle des environnements de réintégration dans les régions du Grand Nord, du Nord-Ouest/Sud-Ouest et de l’Est.
  • Cartographier les acteurs humanitaires, les structures DDRR, les acteurs de la protection, les groupements sectoriels, les ONG internationales et les autorités locales.
  • Identifier les risques de tension entre :
    • Les rapatriés et les personnes déplacées ;
    • Les rapatriés et les anciens collaborateurs;
    • Les rapatriés et les communautés d’accueil des réfugiés ;
    • Les rapatriés et les communautés d’accueil urbaines.
  • Multiplicateurs de risques liés aux documents (saturation du marché, insécurité, lassitude de la cohésion sociale).

B. Évaluer l’intersection AVRR-Humanitaire

  • Analysez comment la réintégration individuelle (AVRR) s’articule avec l’aide humanitaire, les interventions DDRR, les services de protection et les programmes de moyens de subsistance.
  • Identifier les domaines où les programmes de réintégration peuvent involontairement chevaucher ou contredire les services humanitaires.
  • Mettre en évidence les lacunes et proposer des rôles complémentaires entre les acteurs de la RRR et ceux de la réponse aux crises.

C. Cohésion sociale et principes de non-nuisance (Résultat principal)

Projet de lignes directrices RRR sur la réintégration sensible aux conflits, comprenant :

  • Les principes de non-nuisance contextualisés dans les zones de crise du Cameroun ;
  • des mesures de protection visant à prévenir le ressentiment ou les inégalités entre les personnes déplacées, les anciens collaborateurs et les communautés d’accueil ;
  • recommandations pour mobiliser les leaders communautaires, les groupes de femmes et les jeunes ;
  • listes de contrôle du personnel pour la réintégration dans les zones fragiles ;
  • Critères de sécurité minimaux pour la planification de la réintégration.

D. Parcours d’intervention pour plusieurs groupes cibles

Élaborer un cadre comportant des voies de réintégration dans :

  • zones à haut risque ;
  • pôles de déplacement urbains/périurbains ;
  • Populations mixtes (personnes déplacées, réfugiés, communautés d’accueil).
    Inclure :

    • Critères de priorisation des lieux de retour ;
    • voies d’orientation vers les acteurs humanitaires et de protection ;
    • recommandations pour intégrer la cohésion sociale dans la planification de la réinsertion.

E. Options de mobilité et de relocalisation volontaires

  • Évaluer la faisabilité et les critères de relocalisation des personnes de retour au pays qui ne peuvent pas se réintégrer en toute sécurité dans leur communauté d’origine.
  • Cartographiez les villes où vous pourriez déménager et les services disponibles.
  • Rédiger une note sur les options de relocalisation à l’intention des travailleurs sociaux et de l’équipe de protection.

F. Dynamiques de l’asile : Comprendre les récits de crise à l’étranger

  • Engager le dialogue avec les États membres de l’UE et les partenaires de protection afin de comprendre comment les demandeurs d’asile camerounais appréhendent les contextes de crise dans leurs demandes.
  • Identifier les récits récurrents, les inexactitudes ou les idées fausses.
  • Élaborer  des notes de synthèse  pour éclairer la stratégie de communication du RRR et l’engagement de la diaspora.

G. Rapports et coordination

  • Soumettre des mises à jour mensuelles sur l’avancement des travaux.
  • Produire un rapport final consolidé résumant les analyses, les lignes directrices, les outils et les recommandations.
  • Collaborer étroitement avec les services de protection, de soutien psychosocial, de réduction des risques de catastrophe et de réparation des dommages et les groupes concernés de l’IOM.

Qualifications

ÉDUCATION

  • Diplôme d’études secondaires et sept années d’expérience pertinente; ou,
  • Diplôme de licence en relations internationales, études des conflits, études migratoires, affaires humanitaires, sciences sociales ou domaine connexe, obtenu auprès d’un établissement agréé, et cinq années d’expérience professionnelle pertinente.

Un master est un atout

EXPÉRIENCE

  • Au moins 5 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de l’aide humanitaire, des migrations, de l’AVRR, du DDRR, de la protection ou de la stabilisation.
  • Solide expérience en matière d’analyse des conflits ou de travail dans des zones touchées par des crises.
  • Expérience en matière de production de rapports analytiques, de procédures opérationnelles standard (SOP) ou de notes d’orientation.

COMPÉTENCES

  • Solides capacités d’analyse et d’évaluation du contexte.
  • Connaissance des systèmes de coordination humanitaire.
  • Solides capacités de rédaction et de synthèse.
  • Capacité à travailler de manière autonome et dans des délais serrés.
  • Excellentes aptitudes à la communication ; capacité d’interagir avec divers intervenants.

LANGUE

  • Pour ce poste, la maîtrise de l’anglais et du français (oral et écrit) est requise.

POSTULEZ ICI

 

Autres postes vacants :

Avocat consultant – EGYPTE

Consultant en protection internationale – Égypte

Consultant en impact social du changement climatique – Égypte

Prestation de conseil : Réalisation d’une évaluation finale pour le projet With Youth II – Algérie

Chargé(e) de projet (Paix et Reconstruction) – Tchad

Chargé de projet principal (DDRR) (Poste national) – Tchad

SVN-001-GN10-2026-Associé(e) à la chaîne d’approvisionnement (Gestion d’entrepôt/d’actifs)Guinée 

Ciquez sur les postes pour plus de détails.