L’Organisation internationale du travail ou OIT est depuis 1946 une agence spécialisée de l’ONU. Sa devise, si vis pacem, cole justitiam, est gravée dans la pierre de ses locaux. Le Bureau international du travail est le secrétariat permanent de l’OIT.
Introduction
La crise sécuritaire au Mali a entraîné un afflux de réfugiés maliens dans la région de Tillabéry. Au total, il y a 65 786 réfugiés maliens au Niger, dont l’écrasante majorité était hébergée dans les camps de réfugiés de Tabareybarey, Mangaize et Abala et dans la zone d’accueil d’Intikane, tous situés dans la région de Tillabéry.
En 2019, pour des raisons de sécurité, le HCR et le gouvernement nigérien ont fermé les camps de Tabarey Barey et de Mangaizé dans l’ouest du Niger. Les réfugiés ont été transférés respectivement dans les villes de Ayorou et de Ouallam sur des sites urbanisés. Le site urbanisé de Ouallam héberge à ce jour, 1,373 ménages de 6,287 individus.
Au 25 Mai 2023, la population totale déplacée de tout le département de Ouallam s’élève à 3,321 ménages de 19,104 individus dont 1,900 ménages de 8,507 individus de réfugiés maliens et 1,421 ménages de 10,597 individus de personnes déplacées internes.
En ligne avec le Pacte mondial pour les réfugiés et l’appel lancé par le Cadre de réponse global pour les réfugiés pour renforcer la résilience des réfugiés et leur autonomie par l’inclusion économique, le gouvernement du Niger et le UNHCR visent à accélérer l’intégration socioéconomique des réfugiés maliens et la fermeture des camps à travers des programmes d’urbanisation.
Les deux principaux moyens de subsistance de la région, l’agriculture et l’élevage, deviennent de plus en plus vulnérables en raison du changement climatique, des catastrophes récurrentes et de la dégradation des ressources naturelles. L’état d’urgence et son impact négatif sur le fonctionnement des marchés locaux ralentissent également les activités économiques dans la région de Tillabéry. La situation exerce également une pression supplémentaire sur les stocks alimentaires des ménages, déjà réduits, et sur la capacité de résilience des populations qui sont souvent dépendantes de sources de revenus traditionnelles.
Une évaluation des systèmes de marché, réalisée conjointement par l’OIT et le UNHCR en 2018, a identifié des chaînes de valeur spécifiques (pisciculture, déchets, horticulture, etc.) qui révèlent un potentiel de croissance économique et de création d’emplois dans la région de Tillabéry. Sur la base de cette évaluation l’OIT a mis en œuvre de 2019 à 2023, le projet « Market based livelihood interventions for refugees and host communities in Niger » (PAERCA), financé par le Gouvernement d’Etat Américain à travers le Bureau de la Population, des Réfugiés et des Migrations (BPRM), avec des interventions sur le développement des chaînes de valeur aquaculture et gestion des déchets dans le département de Ayorou.
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A la suite de cette expérience et de l’analyse approfondie de la chaine de valeur horticulture dans le département de Ouallam, l’OIT met en œuvre pour une durée de 3 ans, le projet « Self-reliance and sustainable enterprises for refugees and host communities in Ouallam », financé par le BPRM (Bureau de la population, des réfugiés et des migrations). Le projet se concentrera sur la création d’emplois décents pour les réfugiés et les communautés d’accueil dans les secteurs de l’horticulture et de la gestion des déchets. Le projet traitera spécifiquement des domaines suivants:
• Améliorer le fonctionnement du marché des cultures à haute valeur ajoutée et des déchets transformés.
• Faciliter l’intégration des réfugiés maliens, hommes et femmes, du département de Ouallam dans les chaînes de valeur de l’horticulture et de la gestion des déchets, en tenant compte des conflits.
Le BIT cherche à recruter un/e Gestionnaire de Projet pour assurer la mise en œuvre du projet.
Le poste est basé à Niamey, au Niger, sous la supervision du Bureau de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo (BP-Abidjan). L’OIT est l’institution des Nations Unies qui a pour mission d’améliorer l’accès des hommes et des femmes à un travail décent et productif, dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Son mandat consiste à promouvoir les droits au travail, encourager la création d’emplois décents, développer la protection sociale et renforcer le dialogue dans la recherche de solutions aux problèmes du monde du travail.
Supervision
L’Expert/e national/e en Filière Maraîchage travaillera sous la responsabilité générale du Directeur du Bureau de Pays d’Abidjan et la supervision directe du/de la Conseiller/e technique principal/e du Projet (CTP).
Sur le plan technique, il/elle travaillera en étroite collaboration avec les autres membres de l’équipe techniques de projet, en particulier avec et avec l’Expert/e national/e en Suivi et Evaluation et le/la Chargé/e de communication du projet.
Il/elle bénéficiera également du soutien technique et des conseils de l’Équipe pour le Travail Décent (BP/ETD) du Bureau Pays de l’OIT à Dakar et de l’équipe spécialisée dans le développement des chaînes de valeur / développement de systèmes marché au sein de l’Unité des Petites et Moyennes Entreprises (au siège de l’OIT à Genève
Fonctions et responsabilités
« L’Expert/e national/e en Filière Maraîchage » aura la charge de développer et mettre en œuvre le portefeuille d’interventions du projet axée sur le développement de la chaîne de valeur du maraîchage.
Plus précisément, sous la supervision et la direction du/de la CTP, le/la « l’expert/e filière maraîchage » devra :
1. Fournir un appui technique pour la planification, la mise en œuvre, et le suivi et évaluation des interventions sectorielles de projet sur la filière maraîchage conformément à l’approche de développement de systèmes de marché (DSM) et à la stratégie du projet, et conformément aux politiques et aux lignes directrices de l’OIT en matière de programmation. Cela inclura des missions dans la zone d’intervention où nécessaire et si les conditions sécuritaires le permettent.
2. Établir et coordonner les relations avec les acteurs du secteur privé, public et les partenaires sociaux de l’OIT actifs dans la filière du maraîchage et d’autres secteurs d’appuis pertinents à cette filière dans le cadre des activités du projet.
3. Faciliter l’organisation d’ateliers, de formations et d’événements et fournir des conseils techniques pour l’adaptation du matériel de formation de l’OIT au contexte local de fragilité et aux objectifs du projet. Parler au nom du projet lorsque il/elle participe seul/e à ces événements.
4. Fournir des conseils techniques pour la préparation des rapports périodiques et ad hoc et des études de cas sur l’état d’avancement du projet et ses résultats dans la filière maraîchage.
5. Assurer la prise en compte et l’intégration de dimensions transversales dans les analyses et les activités du projet en lien avec la filière maraîchage, particulièrement les considérations de genre, l’impact sur l’environnement et l’adaptation au changement climatique, ainsi que les dynamiques de conflits.
6. Collaborer avec l’Expert/e national/e en Suivi et Evaluation du projet dans le cadre des activités pertinentes à la filière maraîchage en vue d’assurer la mise en œuvre d’un système de suivi et évaluation approprié à l’échelle et à la nature du projet et en assurant sa pleine intégration dans la gestion et la mise en œuvre du projet de sorte à faciliter une gestion adaptative des activités du projet.
7. Collaborer avec l’Expert/e en communication pour s’assurer d’une bonne visibilité des activités du projet et du Bailleur (Gouvernement d’Etat Américain-BPRM), soutenir la conception et l’organisation des activités de communication relatives au projet et à l’intervention de l’OIT dans le domaine de développement de systèmes de marché, développement de chaines de valeurs, et travail décent, en particulier en lien avec les activités du projet dans la filière maraîchage.
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8. Soutenir les opérations quotidiennes du projet, en particulier en lien avec ses activités dans la filière maraîchage, y compris le soutien au recrutement de collaborateurs externes / consultants du projet et à la gestion / supervision de leurs activités, en vue d’assurer des livrables de haute qualité dans les délais impartis.
9. Participer à la gestion des connaissances en lien avec les activités du projet dans la filière maraîchage, entreprendre des rapports pertinents et saisir les résultats (sensibles aux réfugiés, aux communautés d’accueil et au genre, le cas échéant) et soutenir l’Expert en communication à développer des supports de communication réguliers et des mises à jour pour diffusion interne et externe en collaboration avec le responsable du suivi et de l’évaluation.
10. Participer à une formation sur l’approche de développement de systèmes de marché et à toute autre formation si jugé nécessaire par le superviseur.
11. Documenter les meilleures pratiques émergeant de la mise en œuvre du projet et de la collaboration avec le UNHCR dans le cadre du développement des moyens de subsistance pour les réfugiés et les communautés d’accueil et alimenter la banque de connaissances des projets de coopérations technique de l’OIT
12. Toute autre tâche demandée par le chef responsable.
Qualifications
Formation
• Diplôme universitaire de premier cycle en économie, gestion, développement international, sciences sociales, agriculture ou dans un domaine connexe.
Expérience
• Au moins deux ans d’expérience professionnelle dans des domaines pertinents tels que le développement de chaînes de valeur agricole, le développement économique inclusif, l’autonomisation économique des femmes ou l’emploi des jeunes.
• Expérience de l’intégration de dimensions environnementales dans des activités de développement de chaînes de valeurs agricole ou de développement économique inclusif sera considéré comme un atout.
• Expérience de l’intégration du genre dans des activités de développement de chaînes de valeurs agricole ou de développement économique inclusif sera considéré comme un atout.
Langues
• Excellente maîtrise du français. La maîtrise de l’anglais est considérée comme un atout.
Compétences
Connaissance dans le domaine de l’agriculture au Niger, préférablement dans la filière maraîchage et dans la région de Tillabéry.
• Forte sensibilité aux questions de genre et engagement à faire progresser l’égalité des sexes et l’inclusion économique des réfugiés et des femmes par le biais d’interventions de projet.
• Forte sensibilité aux questions environnementales, notamment de gestion durable des ressources naturelles et d’adaptation au changement climatique, et engagement à promouvoir la durabilité environnementale par le biais d’interventions de projet.
• Connaissance des questions liées à l’emploi et/ou au travail décent.
• Bonne capacité à concevoir et à diriger des interventions de projet ainsi qu’à identifier, analyser et s’adapter de manière appropriée aux problèmes pouvant survenir lors de la mise en œuvre
• Excellentes aptitudes à la négociation et capacité à développer et entretenir des partenariats efficaces avec les secteurs privé et public et autre parties prenantes.
• Capacité à travailler de manière autonome et efficace en respectant les délais et en réagissant avec souplesse aux évolutions du projet et aux questions qui s’y rapportent, et à modifier les activités et les procédures du projet en fonction des besoins.
• Solides qualifications en matière de communication écrite et orale.
• Capacité à travailler efficacement en équipe et excellentes compétences interpersonnelles.
• Capacité à travailler efficacement dans un environnement multiculturel et à faire preuve d’un comportement et d’attitudes sensibles au genre et non discriminatoires.
• Maîtrise adéquate des outils informatiques de base tels que Microsoft Word, Power Point, Excel et des navigateurs Web.
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