L’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) est l’institution spécialisée des Nations Unies qui promeut le développement industriel pour réduire la pauvreté et la faim, favoriser une mondialisation inclusive et équitable et garantir la durabilité environnementale.
Expert international en infrastructures de qualité
Le Cadre de programme à moyen terme (CPMT) 2026-2029 est le document stratégique central de l’ONUDI et s’inscrit pleinement dans sa Vision 2050. Il définit une vision renouvelée pour soutenir les États membres et orienter leurs industries vers le développement. Les priorités comprennent des chaînes d’approvisionnement mondiales et régionales équitables et durables, l’éradication de la faim par l’innovation et la valorisation locale, les énergies renouvelables et propres, l’accès durable à l’énergie et la lutte contre les changements climatiques. Les priorités transversales portent sur le conseil en matière de politique industrielle et économique, le développement des compétences, la promotion de la numérisation et de l’intelligence artificielle, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, le soutien à la jeunesse, la promotion d’une production plus propre et de l’économie circulaire, ainsi que la mobilisation des investissements du secteur privé et des financements du développement.
Chacun de ces domaines d’activité programmatiques comprend plusieurs programmes individuels, mis en œuvre de manière intégrée afin d’obtenir des résultats et des impacts concrets grâce aux quatre fonctions habilitantes de l’ONUDI : (i) la coopération technique ; (ii) les fonctions d’analyse et de recherche et les services de conseil en matière de politiques ; (iii) les fonctions normatives et les activités liées aux normes ; et (iv) la mise en place et le développement de partenariats pour le transfert de connaissances et de technologies, la mobilisation des investissements, la création de réseaux et la coopération industrielle. Ces fonctions essentielles sont assurées par les divisions/bureaux du siège, les bureaux sous-régionaux et les bureaux de pays.
Sous l’autorité générale du Directeur général et en étroite collaboration avec toutes les entités organisationnelles compétentes de l’ONUDI, la Direction de la coopération technique et du développement industriel durable (TCS), dirigée par un Directeur général, veille à la mise en œuvre par l’Organisation des stratégies et interventions en faveur d’un développement industriel durable dans les domaines de l’environnement, de l’énergie, des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et de la numérisation. La Direction supervise également la contribution normative de l’Organisation à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) par le biais de conseils en matière de politique industrielle et du renforcement des capacités. Grâce à une coordination interne et avec les États membres et les acteurs du secteur, elle s’assure que les services fournis dans ces domaines contribuent à des solutions techniques, commerciales et politiques efficaces et adaptées, axées sur les résultats, et permettent à l’ONUDI de se positionner comme une plateforme de premier plan pour le développement industriel dans les pays en développement et au sein des instances internationales.
La Direction est responsable de la Division des conseils en matière de politique industrielle et du renforcement des capacités (TCS/IPC), ainsi que des Divisions techniques suivantes : Économie circulaire et industrie verte (TCS/CEG), Énergie et action climatique (TCS/ECA), Innovation climatique et Protocole de Montréal (TCS/CMP), Compétitivité, qualité et création d’emplois pour les MPME (TCS/SME) et Transformation numérique et intelligence artificielle (TCS/DAI). Tirant parti des compétences variées du personnel de l’ONUDI et des services fournis par les deux directions techniques, la TCS collabore étroitement avec l’IET pour élaborer et mettre en œuvre des programmes et des projets visant à renforcer la synergie et la complémentarité et à optimiser la performance et l’impact de l’ONUDI sur le terrain. La Direction assure également une coordination et une collaboration étroites entre les Divisions, ainsi qu’avec les entités concernées de toutes les Directions de l’Organisation.
La Division de la compétitivité, de la qualité et de la création d’emplois des MPME (TCS/PME) œuvre à renforcer la compétitivité des industries dans les pays en développement et les pays en transition, en mettant l’accent sur le développement des MPME actives dans le secteur manufacturier et la création d’emplois. Elle vise à accroître la compétitivité des MPME selon deux axes interdépendants : d’une part, en modernisant les entreprises par le transfert de technologies de pointe adaptées aux conditions locales, l’innovation produit, l’amélioration et la montée en gamme de la productivité, le développement de leur préparation au marché et à la chaîne de valeur, ainsi qu’un meilleur accès au financement ; d’autre part, en améliorant la qualité des produits fabriqués par les MPME et leur conformité aux exigences du marché grâce au renforcement des capacités en matière de développement des infrastructures de qualité liées à la production industrielle et au commerce, notamment pour les organismes de normalisation, de métrologie, d’accréditation et d’évaluation de la conformité (essais, certification, inspection et étalonnage), et en consolidant leurs capacités.
CONTEXTE DU PROGRAMME
ID 240104 – Programme Afrique pour la compétitivité commerciale et l’accès aux marchés (ATCMA) – CEDEAO
Le programme ATCMA (Africa Trade Competitiveness and Market Access), financé par l’UE et destiné à l’Afrique subsaharienne, vise à accroître durablement les échanges intra-africains et entre l’UE et l’Afrique. Outre un volet continental, le programme comprend cinq volets régionaux dans les régions de la CEDEAO, du COMESA, de la SADC, de la CEEAC et de la CAE, s’appuyant sur des programmes régionaux existants ou antérieurs (WACOMP en Afrique de l’Ouest, MARKUP en Afrique de l’Est, PIQAC en Afrique centrale, RECAMP et SIPS en Afrique australe).
L’objectif global de ce programme quadriennal ATCMA CEDEAO est de répondre aux défis d’accès au marché auxquels sont confrontées certaines chaînes de valeur en Afrique de l’Ouest et d’améliorer leur compétitivité, à travers deux piliers :
- Ce programme vise à aider les pays africains à tirer profit des opportunités commerciales en leur permettant de se conformer aux normes et réglementations techniques, notamment grâce à des infrastructures de qualité et des services d’évaluation de la conformité, ainsi qu’à la simplification des cadres réglementaires et procéduraux aux niveaux régional et national. Il permettra aux pays africains de bénéficier de ces opportunités en se conformant aux normes et réglementations techniques, ce qui implique la mise en place de mécanismes efficaces d’essais, de certification et d’accréditation conformes aux exigences des accords SPS et OTC et bénéficiant d’une reconnaissance internationale. Il renforcera également les institutions gouvernementales afin qu’elles puissent créer un environnement commercial plus favorable aux PME.
- Afin de maximiser le potentiel d’exportation des MPME et de faciliter leur accès à de nouveaux marchés, le Programme s’attachera également à lever les obstacles et à renforcer les capacités d’exportation, notamment par la valorisation des produits et le développement de nouvelles approches. Il s’agira notamment de renforcer la valorisation des produits et les capacités d’exportation grâce à des stratégies marketing, d’étiquetage et de marque, au développement durable et à la protection de l’environnement, au transfert et à la transformation des technologies en vue de l’exportation, à la promotion des entreprises par la mise en relation avec les marchés et au renforcement des institutions d’appui au commerce et à l’investissement. Un soutien sera apporté aux niveaux institutionnel, politique et du secteur privé, en privilégiant certaines chaînes de valeur régionales prioritaires axées sur l’exportation. Une attention particulière sera portée aux exportations intra-africaines et aux exportations vers l’UE, afin que les régions puissent pleinement exploiter leur potentiel de croissance lié au commerce et contribuer ainsi à une croissance durable et à la création d’emplois.
Le programme est structuré thématiquement en cinq composantes menant à cinq résultats, comme suit :
En lien avec l’objectif spécifique 1 :
Résultat 1.1 : Obstacles à l’accès au marché identifiés et réduits
Résultat 1.2 : Renforcement de la conformité et des normes de qualité
Résultat 1.3 : Mécanisme de révision de la chaîne de valeur facilité
En lien avec l’objectif spécifique 2 :
Résultat 2.1 : Amélioration de la valeur ajoutée et diversification
Résultat 2.2 : Renforcement des capacités des PME et des opportunités commerciales et d’exportation
Alors que l’ONUDI est chargée de la mise en œuvre des résultats 1.2 et 2.1, le CTI est responsable de la mise en œuvre des résultats 1.1, 1.3 et 2.2.
Afin de garantir un cadre global cohérent pour l’ATCMA, la coordination et la complémentarité entre la composante continentale et les composantes sous-régionales seront assurées tout au long de la mise en œuvre du programme.
RESPONSABILITÉS FONCTIONNELLES
L’expert international en infrastructures de qualité travaille sous la direction générale du responsable du développement industriel de l’ONUDI chargé du projet (chef de programme), Division de la compétitivité, de la qualité et de la création d’emplois des MPME (TCS/PME) au siège de l’ONUDI, en étroite collaboration avec l’expert en développement industriel au siège de l’ONUDI, le responsable régional du programme à Abuja et les équipes de projet ONUDI-ITC à Abuja.
L’expert est chargé de coordonner, de suivre et de fournir des conseils et des contributions techniques pour le résultat 1.2 du Programme sur les infrastructures de qualité.
L’expert sera responsable des tâches suivantes :
Tâches principales
Conseils techniques et mise en œuvre
Fournir des contributions techniques et des conseils sur les plans et activités d’intervention technique portant sur des thèmes pertinents pour le poste, notamment :
- Harmonisation et intégration régionales facilitées de la gouvernance, des politiques et des normes en matière d’infrastructures de qualité.
- Harmonisation et intégration régionales des fonctions et normes liées aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) soutenues.
- Harmonisation et promotion des normes (y compris les normes de sécurité volontaire et la législation axée sur le développement durable) et des réglementations techniques relatives aux chaînes de valeur ciblées, en utilisant les bonnes pratiques.
- Appuyer les activités de renforcement des capacités nécessaires aux institutions et comités d’infrastructure de qualité aux niveaux régional et national, tels que définis dans le plan de travail du programme.
- Soutenir la numérisation des institutions et comités régionaux d’infrastructure de qualité, en fonction des besoins identifiés et grâce à une approche participative.
- Renforcement des capacités institutionnelles des organismes d’évaluation de la conformité (niveau national/régional)
- Apporter un soutien au renforcement des capacités institutionnelles des structures de sécurité alimentaire, d’inspection et des services connexes dans la région
- Assurer la promotion d’une culture de la qualité dans toute la région et la sensibilisation aux questions de qualité parmi les acteurs clés, le maintien des plateformes pertinentes (par exemple ECOQUIB) et le soutien à l’organisation de prix de la qualité.