Créée en 1951, l’OIM est une organisation apparentée aux Nations Unies et la principale agence des Nations Unies dans le domaine des migrations. Travaillant en étroite collaboration avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux, l’OIM promeut des migrations humaines et ordonnées, bénéfiques à tous. Elle sauve des vies et protège les personnes en déplacement, propose des solutions aux situations de déplacement forcé et facilite les voies de migration régulière, tout en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants.
L’OIM s’engage à promouvoir un environnement de travail respectueux, inclusif et solidaire où chaque employé peut s’épanouir professionnellement et se sentir valorisé. En créant un tel environnement, l’OIM vise à mieux exploiter le potentiel des migrations et à renforcer son soutien aux personnes en déplacement.
L’OIM invite les candidats de tous horizons à postuler et propose des aménagements raisonnables tout au long du processus de recrutement, le cas échéant. Pour en savoir plus sur la culture de l’OIM, consultez la page Culture de l’OIM | Organisation internationale pour les migrations .
Les candidatures de candidats de premier et de deuxième niveau sont les bienvenues, en particulier celles de candidates qualifiées, ainsi que celles des pays membres non représentés de l’OIM. Pour tous les postes vacants à l’OIM, les candidatures des candidats de premier niveau qualifiés et admissibles sont examinées en priorité par rapport à celles des candidats de deuxième niveau qualifiés et admissibles.
POSTE 1 : Agent du Centre de retour des migrants (CRM) (P) – RCA
Pour ce poste vacant, les candidats suivants sont considérés comme prioritaires :
- candidats internes
- Candidats originaires des États membres de l’OIM suivants qui ne sont pas représentés parmi les membres du personnel des catégories professionnelles et supérieures :
Bahamas, Barbade, Comores, Congo, Îles Cook, Dominique, États fédérés de Micronésie, Grenade, Guinée-Bissau, Saint-Siège, Islande, Israël, Kiribati, Îles Marshall, Namibie, Nauru, Palaos, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles, Îles Salomon, Suriname, Timor-Leste, Tonga, Trinité-et-Tobago, Tuvalu, Vanuatu
Les candidats de deuxième niveau comprennent :
tous les candidats externes, à l’exception des candidats provenant d’États membres non représentés de l’OIM.
Contexte et portée organisationnels
Depuis 2012, la République centrafricaine (RCA) est en proie à un conflit prolongé, ayant entraîné des déplacements massifs de population (plus de 500 000 personnes déplacées et plus de 700 000 réfugiés). Les violences intercommunautaires, souvent liées à des identités ethniques ou religieuses, ont provoqué des violations généralisées des droits humains, et 2,8 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire.
Malgré des progrès en 2025, notamment des cessez-le-feu, des efforts de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et des élections historiques, l’insécurité persistante et le sous-financement des institutions essentielles continuent de les fragiliser. La crise humanitaire demeure aiguë : 2,3 millions de personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire et à un accès à l’aide humanitaire de plus en plus restreint.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est opérationnelle en RCA depuis 2006, travaillant en étroite collaboration avec le gouvernement de la RCA, les agences des Nations Unies, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux pour relever les défis complexes liés aux migrations, à l’aide humanitaire et au développement, exacerbés par des décennies de conflit, de déplacements et d’instabilité.
L’OIM en RCA étend son champ d’action opérationnel pour relever les défis croissants grâce à une réponse globale et multisectorielle, comprenant notamment :
- Assistance humanitaire et protection : Fourniture d’une aide vitale (abri, eau, assainissement et hygiène (EAH), santé, articles non alimentaires (ANC)) et de services de protection aux personnes déplacées internes (PDI), aux rapatriés, aux réfugiés et aux migrants vulnérables, y compris la prévention de la violence sexiste (VS), la protection de l’enfance et le soutien à la lutte contre la traite des personnes.
- Suivi des déplacements et gestion des données : Déploiement de la matrice de suivi des déplacements (DTM) pour fournir des évaluations en temps réel de la mobilité et des besoins, éclairant la réponse humanitaire et les décisions politiques.
- Gouvernance et soutien aux politiques migratoires : Renforcer la capacité du GoCAR à gérer les migrations par le biais de cadres juridiques, de la gestion des frontières et de la coopération régionale, tout en plaidant pour des politiques migratoires fondées sur les droits.
- Stabilisation et résilience communautaires : mise en œuvre de projets à impact rapide (infrastructures, moyens de subsistance, cohésion sociale) pour réduire les tensions et favoriser un rétablissement inclusif dans les zones touchées par les déplacements de population.
- Réintégration et rétablissement : Soutenir le retour et la réintégration durables des populations déplacées grâce à des programmes socio-économiques, un soutien psychosocial et la défense des droits des personnes handicapées et des personnes handicapées.
- Assistance des Centres de ressources pour les migrants (CRM) : Fourniture d’un soutien direct aux migrants et aux migrants vulnérables grâce à des services d’accueil, de protection et d’intégration dans des CRM dédiés. Ces centres servent de plateformes pour la gestion des cas, l’assistance juridique et l’orientation vers les services appropriés, garantissant un soutien respectueux de la dignité et des droits, conformément aux normes de l’OIM.
Sous la supervision générale du chef de mission et la supervision directe du chef de l’unité d’assistance aux migrants, le/la chargé(e) du Centre de retour des migrants (CRM) assurera la gestion opérationnelle du CRM et la supervision technique des interventions d’assistance et de protection des migrants en République centrafricaine. Il/Elle veillera à fournir une assistance de qualité, respectueuse des droits humains, une protection adéquate et des solutions durables aux migrants, y compris les ressortissants de pays tiers. Le/La titulaire du poste garantira le respect des normes de l’OIM, des exigences des bailleurs de fonds et des normes de l’organisation, et contribuera à la planification des programmes, à l’assurance qualité et à la coordination avec les parties prenantes concernées.
Responsabilités
- Superviser les opérations quotidiennes du Centre de coordination des migrants de l’OIM en RCA, en veillant à ce que les normes humanitaires, sanitaires, de protection, de confidentialité et de sécurité soient respectées conformément au Cadre opérationnel de l’OIM pour la gestion des crises migratoires (MCOF) et aux accords GoCAR, tout en respectant les lignes rouges de l’OIM (statut légal, liberté de circulation, consentement éclairé).
- Superviser et encadrer le personnel du MRC, en renforçant sa capacité à répondre aux afflux de migrants, y compris les ressortissants de pays tiers et les groupes vulnérables, et en veillant à ce qu’il comprenne les principes de protection de l’OIM, les thèmes transversaux (PSEA, AAP, sensibilité au genre) et les défis spécifiques à la RCA.
- En coordination avec l’OIM RCA, les bureaux régionaux et les autorités du GoCAR (par exemple, les services de migration et les bureaux du gouverneur), gérer l’accueil, le transit et le transport ultérieur des migrants, y compris les missions d’évacuation des zones à haut risque et les filières d’orientation pour les cas complexes.
- Assurer la fourniture de services adéquats d’accueil, d’hébergement, d’alimentation, d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) et de santé aux migrants hébergés au MRC, en collaboration avec les unités logistiques, sanitaires et de soutien psychosocial et de santé mentale (SPSM) de l’OIM, ainsi qu’avec les partenaires de mise en œuvre et les organisations non gouvernementales (ONG).
- Superviser et contrôler un système durable d’enregistrement des migrants et de gestion des données, compatible avec les bases de données en ligne de l’OIM (par exemple, l’application MiMOSA), et assurer un reporting régulier à l’Unité de gestion de l’information (IM) et aux parties prenantes concernées.
- Établir, maintenir et renforcer les partenariats avec les agences des Nations Unies (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Programme alimentaire mondial (PAM), Organisation mondiale de la santé (OMS)), les ONG et les donateurs afin d’améliorer la prestation de services, de soutenir les efforts de mobilisation des ressources et la visibilité du MRC, tout en représentant l’OIM dans les forums inter-agences et les mécanismes de coordination dirigés par les gouvernements.
- Améliorer les programmes de santé et de protection dans et autour de la MRC, y compris le soutien psychosocial aux migrants vulnérables (en coordination avec l’unité MHPSS de l’OIM) et les mécanismes d’intervention d’urgence (par exemple, les patrouilles d’ambulance, la prévention et la réponse aux VBG).
- Superviser la gestion financière et administrative du MRC, y compris le suivi budgétaire, les achats et l’entretien des actifs, conformément à la réglementation financière de l’OIM et aux exigences des donateurs.
- Surveiller et évaluer les activités du MRC par rapport aux indicateurs de performance et aux normes de protection de l’OIM, et préparer des rapports analytiques réguliers pour le CoM, le coordonnateur principal de la protection des migrants et les donateurs, comprenant des recommandations pour améliorer la qualité du programme et son efficacité opérationnelle.
- Veiller au respect des protocoles de sécurité de l’OIM (normes DSS) et signaler les incidents de sécurité importants à l’assistant de sécurité local et au chef de mission, tout en favorisant un environnement sûr et sécurisé pour les migrants et le personnel.
- Effectuer toute autre tâche qui pourrait vous être confiée.
Qualifications
Qualifications et expérience requises
Éducation
- Maîtrise en sciences sociales, relations internationales, recherche, droit ou dans un domaine connexe, obtenue auprès d’un établissement d’enseignement supérieur agréé, et cinq années d’expérience professionnelle pertinente ; ou
- Diplôme de licence dans les domaines susmentionnés et sept années d’expérience professionnelle pertinente.
Les universités accréditées sont celles qui figurent dans la base de données mondiale de l’UNESCO sur l’enseignement supérieur.
Expérience
- Au moins cinq ans d’expérience professionnelle pertinente dans la gestion des migrations, la protection, la coordination de camps ou la réponse humanitaire, dont au moins deux ans à un poste de direction.
- Expérience de travail dans des situations d’urgence complexes, des contextes post-conflit ou des crises migratoires, de préférence en Afrique.
- Connaissance des mandats, des normes (par exemple, MCOF, MiMOSA) et des principes de protection de l’OIM.
Compétences
- Leadership et planification stratégique dans des environnements multipartites.
- Solides compétences en matière de coordination et de négociation avec les gouvernements, les agences des Nations Unies et les ONG.
- Maîtrise de la gestion, du suivi et du reporting des données (par exemple, DTM, PRiME).
- Capacité à apporter son aide dans des conditions difficiles ; adaptabilité et bon jugement.
- Bonnes compétences en communication écrite et orale ; capacité à rédiger des notes de cas et des rapports.
- Maîtrise de la suite MS Office (Word, Excel), outils utilisés pour la gestion des dossiers.
Langues
Tous les membres du personnel de l’OIM, toutes catégories confondues, doivent maîtriser l’une des langues officielles de l’OIM (anglais, français, espagnol).
Pour ce poste, la maîtrise de l’anglais et du français (oral et écrit) est requise.
La connaissance pratique d’autres langues officielles de l’ONU (arabe, chinois, russe et espagnol) est un atout.
Les compétences linguistiques requises seront spécifiquement évaluées au cours du processus de sélection, qui peut comprendre des évaluations écrites et/ou orales.
POSTE 2 : Chargé(e) de suivi et d’évaluation (P) – RDC