Le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) est l’agence chef de file des Nations Unies pour les villes et les établissements humains. Mandatée par l’Assemblée générale des Nations Unies, elle a pour mission de promouvoir des villes et des agglomérations socialement et écologiquement durables, avec pour objectif d’assurer un logement convenable pour tous et un développement durable. Les principaux documents définissant son mandat sont la Déclaration de Vancouver sur les établissements humains, le Programme pour l’habitat, la Déclaration d’Istanbul sur les établissements humains, la Déclaration sur les villes et autres établissements humains à l’aube du nouveau millénaire et la résolution A/56/206 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Point focal du système des Nations Unies pour toutes les questions d’urbanisation et d’établissements humains, ONU-Habitat œuvre à différents niveaux de gouvernance, y compris à tous les niveaux (national et local), avec la société civile et le secteur privé, afin de construire, gérer, planifier et financer un développement urbain durable. Elle contribue à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les États membres en 2015, et plus particulièrement à l’objectif 11 : faire en sorte que les villes et les établissements humains soient inclusifs, sûrs, résilients et durables, ainsi qu’au Nouvel Agenda urbain. Le travail d’ONU-Habitat en matière de logement convenable. Le mandat d’ONU-Habitat en matière de logement convenable découle de son rôle d’entité des Nations Unies chargée de promouvoir l’urbanisation durable et les établissements humains. S’appuyant sur des cadres mondiaux tels que le Nouvel Agenda urbain et les Objectifs de développement durable (en particulier l’ODD 11.1 : garantir l’accès à un logement convenable, sûr et abordable), ONU-Habitat œuvre pour relever les défis du logement à l’échelle mondiale. L’agence soutient les gouvernements dans l’élaboration de politiques de logement inclusives, le renforcement des cadres juridiques et la promotion de mécanismes de financement innovants. Ses interventions comprennent l’assistance technique pour le logement social et abordable, le renforcement des capacités en matière de gouvernance urbaine, la promotion de logements résilients face au changement climatique et économes en énergie, ainsi que la défense du droit au logement comme un droit humain. Grâce à des partenariats avec les parties prenantes à tous les niveaux, ONU-Habitat vise à promouvoir un accès équitable au logement, à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables et à intégrer les solutions de logement dans des stratégies de développement urbain plus larges. La Section Terre, Logement et Abri (LHSS) d’ONU-Habitat, rattachée à la Division des solutions globales, appuie les gouvernements et les principaux acteurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de réformes, de politiques et de législations progressistes en matière de logement. Son objectif est de créer des villes inclusives et durables, conformes au droit international et au droit à un logement convenable. Forte de son expertise, la LHSS fournit un appui technique pour l’analyse des secteurs du logement, l’examen de la législation et l’identification des obstacles à l’accès à un logement abordable, tout en promouvant des pratiques de construction durables et en contribuant au développement socio-économique. Le conseiller interrégional pour l’Europe de l’Est, le Caucase et l’Afrique de l’Est est chargé de soutenir les gouvernements et les principaux acteurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de réformes, de politiques et de législations progressistes en matière de logement. L’Asie centrale joue un rôle essentiel dans la réalisation du mandat d’ONU-Habitat dans la région en aidant les gouvernements et les parties prenantes à relever les défis urbains, notamment en matière de logement, de gouvernance urbaine et de développement durable. Le conseiller fournit des conseils stratégiques, facilite les partenariats et favorise le renforcement des capacités afin d’aider les villes et les communautés à s’adapter aux transformations socio-économiques et environnementales complexes. Le Plan stratégique 2026-2029 d’ONU-Habitat vise à impulser un changement transformateur dans les villes et les établissements humains grâce à une approche centrée sur les personnes, qui privilégie l’accès à un logement convenable, à la terre et aux services essentiels pour tous. Reconnaissant que l’urbanisation durable est essentielle à la réalisation du Programme 2030 et des autres engagements internationaux, le plan aborde les défis mondiaux dans trois domaines d’impact : une prospérité équitable et inclusive pour l’éradication de la pauvreté ; la préparation, la réponse, le relèvement et la reconstruction ; et l’environnement et l’action climatique. L’objectif général est d’améliorer la vie des populations, en particulier celles vivant dans les quartiers informels et les bidonvilles, ainsi que celles touchées par les crises et les changements climatiques, en améliorant leur accès au logement, à la terre et aux services. Cet objectif sera atteint grâce à cinq leviers clés : la planification et le financement intégrés des zones urbaines et territoriales ; une gouvernance participative à plusieurs niveaux et la localisation des ODD ; le renforcement des connaissances, des données et des capacités ; le renforcement des partenariats et du plaidoyer ; et une mobilisation efficace des ressources. Chacun de ces leviers contribue à des résultats et des produits ciblés, conçus pour accélérer l’impact et favoriser un développement durable et inclusif dans les zones urbaines du monde entier. Justification et contexte : Un logement convenable est un droit humain fondamental, essentiel à la dignité, à la santé et au développement durable. Pourtant, les pays d’Europe de l’Est, du Caucase et d’Asie centrale sont confrontés à des obstacles importants pour fournir des logements sûrs, abordables et convenables à leurs populations. Ces difficultés découlent d’un ensemble de facteurs socio-économiques, démographiques et de gouvernance. Les systèmes de logement en Asie centrale et en Europe de l’Est se trouvent à un tournant décisif, devant concilier les conséquences de la privatisation massive et la nécessité d’une croissance durable et inclusive. Si la privatisation massive du logement a entraîné un fort taux de propriété privée, elle a également engendré des problèmes tels que le manque de soutien aux différents types de régimes d’occupation et aux solutions de logement alternatives, le vieillissement du parc immobilier, les retards de rénovation, l’inefficacité énergétique et la précarité énergétique. Malgré des progrès significatifs dans l’élaboration des politiques, des lacunes persistent dans l’harmonisation des stratégies nationales de logement avec leur mise en œuvre locale, ce qui engendre des progrès inégaux. L’urbanisation, les changements climatiques et les déplacements de population régionaux complexifient davantage la gouvernance du logement, en particulier pour les groupes marginalisés tels que les migrants, les femmes, les jeunes et les populations déplacées, qui rencontrent des obstacles disproportionnés pour accéder à un logement convenable. Cependant,Dans la région, une dynamique croissante se dessine pour relever ces défis grâce à des politiques de logement plus intégrées et participatives, privilégiant la durabilité, l’inclusion et une vision du logement comme élément central de l’aménagement urbain et du développement socio-économique. Plusieurs municipalités explorent des stratégies efficaces pour localiser les politiques de logement, notamment en adoptant une planification urbaine participative, où les communautés ont voix au chapitre dans la conception de leur environnement urbain. Cette approche participative s’inscrit dans le cadre « Le logement au cœur des priorités » d’ONU-Habitat, qui souligne le rôle central du logement dans les politiques urbaines, en lien avec des secteurs tels que la santé, l’éducation et l’emploi. Le projet aura une portée régionale, avec des interventions concrètes au Kirghizistan, en Moldavie et en Ouzbékistan. Chaque pays présente une dynamique contextuelle unique pour les interventions en matière de logement : la Moldavie est confrontée à d’importants défis en matière de logement en raison du déclin démographique causé par l’émigration et la faiblesse du taux de natalité, ce qui a entraîné un déséquilibre entre l’offre et la demande de logements. Une grande partie du parc immobilier existant est vieillissante et en mauvais état, datant de l’époque soviétique. De plus, le coût élevé de l’énergie et la mauvaise isolation des logements soulignent l’urgence de rénovations énergétiques, notamment pour soutenir les populations vulnérables et alléger leur fardeau financier. • La République kirghize est confrontée à d’importants défis en matière de logement, exacerbés par une urbanisation rapide, en particulier à Bichkek et Och, entraînant la prolifération de quartiers informels aux services insuffisants. La forte activité sismique de la région souligne l’impérieuse nécessité de construire des logements résilients pour garantir la sécurité. Par ailleurs, la complexité du régime foncier et des systèmes administratifs entrave la formalisation des projets de logements, compliquant ainsi les efforts déployés pour répondre efficacement aux besoins en logement. • L’Ouzbékistan est confronté à des défis croissants en matière de logement en raison de sa population jeune et croissante, qui alimente une demande accrue de logements urbains dans un contexte de transition économique. Parallèlement, une part importante de la population rurale continue de vivre dans des logements insalubres et d’avoir un accès limité aux services de base. Bien que le gouvernement ait lancé des programmes de logement de grande envergure, des lacunes persistent quant à l’inclusion, l’accessibilité financière et la qualité des logements, ce qui exige des efforts supplémentaires pour répondre efficacement à la diversité des besoins en logement. Sous la supervision générale du chef de la section Foncier, Logement et Abri, et avec les conseils et contributions du conseiller interrégional EECA, du chargé de recherche et de plaidoyer pour les droits au logement, la diversité et l’inclusion, du groupe de travail local sur le logement et du coordinateur régional, le consultant sera responsable de la rédaction du profil, de la conduite des recherches et de la facilitation de la mobilisation des parties prenantes. Le consultant assumera les responsabilités suivantes : 1.Recherche et collecte de données • Effectuer une recherche documentaire et collecter des données qualitatives et quantitatives sur le logement, le foncier, les infrastructures, les établissements informels, le financement du logement et les sujets connexes dans la localité sélectionnée. • Examiner les documents de politique publique pertinents, les sources statistiques, les plans municipaux, les registres fonciers, les articles universitaires et la littérature grise. • Élaborer et tenir à jour une cartographie détaillée des acteurs du logement (secteurs public, privé, universitaire et société civile). • Concevoir et mener des entretiens semi-directifs et des groupes de discussion avec les principaux acteurs locaux. • Rédiger des protocoles d’entretien succincts et produire des synthèses détaillées de chaque interaction avec les parties prenantes. 2. Mobilisation et coordination des parties prenantes • Assurer une coordination régulière avec le point focal municipal, les acteurs locaux (notamment les universités, les OSC et les services techniques) et l’équipe de projet. • Animer des consultations et faciliter la participation des groupes communautaires, des associations de logement et des autres acteurs locaux. • Organiser et animer au moins deux ateliers locaux (par exemple, pour la validation des données et le débat sur les politiques publiques). 3. Analyse et rédaction du rapport • Préparer un plan annoté du Profil du secteur local du logement selon la structure convenue. • Rédiger le rapport complet du Profil du secteur du logement (environ 40 à 50 pages + résumé). • Intégrer les commentaires des parties prenantes, de l’administration municipale et de l’équipe de projet dans les versions révisées. • Rédiger un document de synthèse sur les priorités locales en matière de logement (5 à 7 pages) mettant en lumière les défis les plus urgents et les options politiques. • Participer à des séances d’évaluation par les pairs afin d’appuyer ou de vérifier le projet d’une autre ville ou municipalité, à la demande de l’équipe de projet.• Rédiger un document concis sur les priorités locales en matière de logement (5 à 7 pages) mettant en lumière les défis les plus urgents et les options politiques à privilégier. • Participer à des séances d’évaluation par les pairs afin d’appuyer ou de vérifier le document d’une autre ville ou municipalité, à la demande de l’équipe de projet.• Rédiger un document concis sur les priorités locales en matière de logement (5 à 7 pages) mettant en lumière les défis les plus urgents et les options politiques à privilégier. • Participer à des séances d’évaluation par les pairs afin d’appuyer ou de vérifier le document d’une autre ville ou municipalité, à la demande de l’équipe de projet.
Un diplôme universitaire de niveau supérieur (master ou équivalent) en urbanisme, administration publique, économie, gestion urbaine, politique du logement, architecture, sociologie ou tout autre domaine lié au développement urbain durable est requis. Deux ans d’expérience professionnelle pertinente en politique du logement, développement urbain ou recherche au niveau local sont également requis. Une capacité avérée à mener des recherches de manière autonome et à rédiger des rapports de haute qualité est indispensable. Une solide compréhension des systèmes de production de logements, du secteur informel, de la gestion foncière et de la gouvernance locale est nécessaire. Une expérience de travail avec les autorités municipales et les acteurs locaux est également requise. D’excellentes compétences rédactionnelles, d’animation et de présentation sont indispensables.
L’anglais est une langue de travail au Secrétariat de l’ONU. Pour ce poste, la maîtrise de l’anglais et du russe, à l’oral comme à l’écrit, est requise. La connaissance d’une autre langue régionale est un atout.
L’Organisation des Nations Unies ne perçoit aucun frais à quelque étape que ce soit du processus de recrutement (candidature, entretien, traitement du dossier ou formation). L’Organisation des Nations Unies ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats.