L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est une institution spécialisée de l'ONU, constituée de 194 États membres. Fondée en 1948, elle......
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est une institution spécialisée de l’ONU, constituée de 194 États membres. Fondée en 1948, elle dirige la santé publique mondiale, définit les programmes de recherche en santé, fixe des normes et des critères, fournit un soutien technique aux pays.
Poste 1 : Consultant – Analyse de l’espace fiscal
1. Contexte
La santé et les droits sexuels et reproductifs (SRHR) sont essentiels à la réalisation de la couverture santé universelle (CSU) et des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 3 (Bonne santé et bien-être) et l’ODD 5 (égalité des sexes). Malgré cette reconnaissance, le financement public des services SRHR reste chroniquement insuffisant dans de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire (PRPIC). Les services essentiels de SRHR dépendent fortement du financement externe, et les paiements des ménages de leur poche constituent une part importante et inéquitable des dépenses SRHR.
L’élargissement de l’espace budgétaire, défini comme la disponibilité d’une marge budgétaire permettant aux gouvernements de fournir des ressources à un but souhaité sans compromettre la viabilité de leur situation financière, est essentiel pour inverser ce sous-investissement. Les cadres internationaux fournissent une base normative solide pour cet effort. L’Agenda d’action d’Addis-Abeba (2015) appelle les pays à accroître la mobilisation des ressources nationales pour la santé. Le Protocole de Maputo et le Plan d’action de Maputo engagent les États africains à allouer des ressources suffisantes pour la SRHR. Le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) et l’agenda des ODD (objectifs 3.7 et 3.8) renforcent encore l’impératif d’un accès universel aux services SRHR dans le cadre de la CSU.
Malgré ces engagements, les preuves fondées sur la manière dont les gouvernements peuvent augmenter de manière réaliste et durable le financement public de la SRHR restent limitées. Des analyses rigoureuses de l’espace budgétaire qui quantifient des options concrètes spécifiques à chaque pays pour lever des ressources supplémentaires pour les SRHR sont nécessaires pour soutenir un plaidoyer fondé sur des preuves et un dialogue sur le financement de la santé.
Ce cabinet de conseil répond à cette lacune. Le consultant produira une analyse de l’espace budgétaire au niveau des pays pour SRHR, qui identifie, quantifie et classe les options de financement exploitables. Les preuves résultantes seront utilisées pour encourager un plaidoyer en faveur d’un investissement public accru dans les SRHR et renforcer l’inclusion de la SRHR dans les stratégies nationales de financement de la santé. Ce cabinet de conseil de 11 mois fonctionne simultanément dans les deux grandes initiatives :
Chronologies prévues
La date prévue de début et de fin du contrat sera confirmée lors de la sélection. La durée estimée de la consultation est de 3 mois. Un plan de travail détaillé avec les pays à inclure et les jalons seront finalisés avec le responsable technique responsable lors de la phase de début.
Œuvres à réaliser
Sous la supervision du responsable technique, le consultant entreprendra les tâches suivantes :
• Examiner les stratégies nationales existantes de financement de la santé, les budgets du secteur de la santé, les revues des dépenses publiques, les comptes nationaux de santé et les documents politiques liés aux SRHR. Cartographiez les flux actuels de financement public pour les SRHR, y compris les allocations par niveau de gouvernement (central et infranational), et identifiez les principales sources de données et les lacunes.
• Quantifier le niveau actuel des dépenses publiques nationales sur le SRHR et estimer l’écart de financement par rapport au coût du package d’avantages SRHR.
• Identifier des options concrètes, réalisables et spécifiques à chaque pays pour augmenter le financement public national de la SRHR. Les options peuvent inclure, le cas échéant : des taxes comportementales (tabac, alcool, boissons sucrées) avec des allocations spécifiques ; des taxes sur les industries extractives ; des gains d’efficacité grâce à la rationalisation des dépenses de santé existantes ; et la réaffectation des ressources budgétaires de la santé vers les SRHR. Chaque option doit être quantifiée en termes de son potentiel estimé de génération de ressources supplémentaires et évaluée pour sa faisabilité politique, administrative et économique.
• Développer des scénarios de financement pour les SRHR qui combinent différentes options d’espace budgétaire et présentent des trajectoires de ressources projetées à court, moyen et long terme. Les scénarios doivent inclure une base de référence (continuité des tendances actuelles), un scénario de réforme (mise en œuvre d’options budgétaires sélectionnées) et un scénario accéléré (mobilisation complète des options identifiées).
• Faciliter les consultations avec les parties prenantes nationales concernées, notamment le ministère des Finances, le ministère de la Santé, les organisations de la société civile œuvrant sur les SRHR, et les partenaires clés. Les consultations serviront à valider les données, évaluer la faisabilité politique des options identifiées et renforcer la propriété nationale de l’analyse.
• Faciliter un atelier national de validation pour présenter les résultats préliminaires, examiner les hypothèses clés et intégrer les retours des parties prenantes dans l’analyse finale.
• Préparer un rapport complet d’analyse de l’espace fiscal national pour le SRHR ainsi qu’un résumé concis pour les décideurs. Développer un diaporama pour la diffusion par les parties prenantes
2. Livrables
Le consultant devra fournir les éléments suivants :
• Rapport d’initiation présentant la compréhension de la mission, la cartographie préliminaire des sources de données et des lacunes, la méthodologie proposée et le cadre analytique, un plan de travail détaillé avec des jalons, ainsi que la liste des parties prenantes à consulter.
• Matrice de données de l’espace fiscal compilant toutes les données quantitatives collectées avec la documentation des sources, hypothèses et limites des données.
• Facilitation d’un atelier national de validation des parties prenantes pour présenter et valider les résultats préliminaires, incluant un rapport d’atelier résumant les discussions clés, les retours reçus et les ajustements apportés à l’analyse.
• Rapport d’analyse de l’espace fiscal national pour la SRHR, présentant la méthodologie complète, les résultats de l’analyse situationnelle, la quantification des options d’espace budgétaire, les scénarios de financement, l’évaluation de la faisabilité, les recommandations politiques, ainsi que le diaporama de diffusion.
• Résumé de la politique résumant les principales conclusions et recommandations concrètes pour les décideurs politiques.
3. Qualifications, expérience, compétences et langues
Identifiez les qualifications et l’expertise requises pour les termes de référence décrits ci-dessus.
Diplômes d’études
1. Qualifications requises
Essentiel : Diplôme universitaire avancé (master) en économie de la santé, économie, finances publiques, santé publique, politique de santé ou un domaine étroitement connexe.
Souhaitable : Doctorat en économie de la santé, économie, finances publiques, santé publique, politique de santé, ou dans un domaine étroitement lié.
2. Expérience
Indispensable
• Minimum 7 ans d’expérience professionnelle en financement de la santé, économie de la santé ou finance publique dans des pays à revenu faible et intermédiaire (PRPIC).
• Expérience pratique démontrée dans la réalisation d’analyses fiscales pour la santé.
• Un bilan éprouvé dans l’analyse quantitative des dépenses de santé publique, incluant l’utilisation des comptes nationaux de santé, le suivi des dépenses publiques et l’analyse budgétaire.
Souhaitable :
• Expérience dans l’identification et la quantification des options de mobilisation des ressources nationales pour la santé, y compris les taxes comportementales avec allocations réservées, les analyses d’efficacité et la repriorisation budgétaire.
• Expérience dans l’animation de consultations multipartites et d’ateliers techniques dans des environnements complexes et multi-acteurs impliquant le gouvernement, la société civile et des organisations internationales.
• Solides compétences en rédaction de rapports, y compris la capacité à traduire des résultats quantitatifs complexes en produits de preuve accessibles et pertinents pour les politiques.
Compétences/Connaissances• Compétences
analytiques quantitatives avancées, incluant la maîtrise de la modélisation financière basée sur Excel et, idéalement, des logiciels statistiques (Stata, R ou équivalent).
• Solides compétences en communication avec la capacité de présenter des contenus techniques complexes à des publics divers, y compris des décideurs non spécialistes.
• Familiarité avec les outils et bases de données de financement de la santé (Base de données mondiale des dépenses en santé de l’OMS, Banque de données de la Banque mondiale, etc.).
• Excellentes compétences analytiques et rédactionnelles, y compris la capacité à synthétiser des preuves provenant de multiples sources en récits cohérents et pertinents pour les politiques.
• Maîtrise des applications Microsoft 365 (Word, Excel, PowerPoint).
Langues et niveau requis
• Excellent anglais écrit et parlé.
• Souhaitable – connaissance pratique du français et/ou du portugais.
• La maîtrise de la(s) langue(s) nationale(s) du pays d’affectation est un atout.
4. Supervision technique
Le consultant travaillera sous la supervision globale du responsable de l’équipe HFG, et sous la supervision des responsables techniques assignés.
5. Localisation
Hors site (à domicile)
6. Voyager
Le consultant n’est pas censé voyager
7. Rémunération
Fourchette B (8 500 USD par mois) pendant trois (3) mois
8. Informations supplémentaires :
• Cet avis de poste peut être utilisé pour identifier des candidats à d’autres cabinets de conseil similaires au même niveau.
• Seuls les candidats sérieusement considérés seront contactés.
• Un test écrit peut être utilisé comme forme de dépistage.
• Si votre candidature est retenue pour un entretien, vous devrez fournir à l’avance une copie scannée du ou des diplômes/diplômes/certificats requis pour ce poste. L’OMS ne prend en compte que les qualifications d’enseignement supérieur obtenues auprès d’un établissement accrédité/reconnu dans la Base de données mondiale de l’enseignement supérieur (WHED), une liste mise à jour par l’Association internationale des universités (IAU)/Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La liste est accessible via le lien : http://www.whed.net/ . Certains certificats professionnels peuvent ne pas apparaître dans le WHED et nécessiteront un examen individuel.
• Pour plus d’informations sur les opérations de l’OMS, veuillez consulter : http://www.who.int .
• L’OMS s’engage en faveur de la diversité des effectifs.
• L’OMS dispose d’un environnement sans fumée et ne recrute ni fumeurs ni consommateurs de tabac.
• Les candidatures des femmes et des ressortissants d’États membres non représentés ou sous-représentés sont particulièrement encouragées.
• L’OMS est fière d’une main-d’œuvre qui respecte les plus hauts standards éthiques et professionnels et qui s’engage à mettre en pratique la Charte des valeurs de l’OMS.
• L’OMS a une tolérance zéro envers l’exploitation et les abus sexuels (SEA), le harcèlement sexuel et d’autres types de comportements abusifs (c’est-à-dire discrimination, abus d’autorité et harcèlement). Tous les membres de la main-d’œuvre de l’OMS ont un rôle à jouer dans la promotion d’un environnement de travail sûr et respectueux et doivent signaler à l’OMS tout cas réel ou suspecté de SEA, de harcèlement sexuel ou d’autres types de comportements abusifs. Pour s’assurer que les personnes ayant un passé prouvé de SEA, de harcèlement sexuel ou d’autres types de comportements abusifs ne soient pas embauchées par l’Organisation, l’OMS effectuera une vérification des antécédents des candidats finaux.
• Les consultants doivent effectuer le travail en tant que travailleurs indépendants à titre personnel, et non en tant que représentants d’une entité ou d’une autorité. L’exécution du travail dans le cadre d’un contrat de consultant ne crée pas de relation employeur/employé entre l’OMS et le consultant.
• L’OMS n’a aucune responsabilité concernant les impôts, droits, cotisations à la sécurité sociale ou autres contributions à payer par le consultant. Le Consultant est seul responsable de la retenue et du paiement des impôts, obligations, cotisations à la sécurité sociale et toute autre contribution applicable au Consultant dans chaque lieu/juridiction où le travail en vertu des présentes est effectué, et le Consultant n’a droit à aucun remboursement de la part de l’OMS.
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