Treize pays africains figurent dans le Top 100 mondial des écosystèmes de start-up les plus performants en 2026. Ce classement, publié le 19 mai 2026 par le cabinet StartupBlink, recense les écosystèmes de start-up de plus de 100 pays et 1 500 villes à travers le monde. Derrière ce chiffre se cache une réalité contrastée.
L’indice, publié chaque année depuis 2017, est construit en collaboration avec plus de cent partenaires institutionnels, dont Crunchbase, le MIT Regional Entrepreneurship Acceleration Programme et le PNUD. Il repose sur 27 indicateurs répartis en trois catégories : la quantité, la qualité et l’environnement des affaires lié à l’innovation.
L’Afrique du Sud conserve la première place africaine au 52e rang mondial. Son écosystème a enregistré une progression de 31,3 % sur l’année. Le Kenya suit au 61e rang mondial, devant le Nigeria, qui occupe la 3e place africaine à la 62e position mondiale. Ces deux pays progressent, mais de façon inégale. Le Nigeria gagne quatre places par rapport à 2025. Le Kenya en perd trois.
Seuls le Nigeria et le Cap-Vert ont amélioré leur rang par rapport à l’édition précédente. Huit pays ont reculé. L’Afrique du Sud et l’Égypte stagnent, tandis que la Somalie sort du classement après avoir occupé la 100e place en 2025.
Les reculs les plus nets concernent la Namibie, qui perd neuf places pour se retrouver au 94e rang mondial. Le rapport indique que la Namibie a affiché une croissance annuelle de son écosystème de 8,2 %, bien en dessous de la moyenne mondiale, ce qui a permis à des pays à croissance plus rapide de la dépasser. Le Ghana recule de six places, le Sénégal de cinq.
Pourtant, la dynamique interne de certains pays africains est réelle. Plusieurs écosystèmes affichent des taux de croissance supérieurs à 30 % : la Tunisie progresse de 36,6 %, l’Ouganda de 32,5 %, le Nigeria de 31,8 %, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert de 31,3 % chacun. Ces chiffres contrastent avec leur position relative dans le classement mondial. La compétition mondiale s’intensifie, et la croissance ne suffit pas toujours à gagner des places.
Selon le rapport, la région Moyen-Orient et Afrique a mené toutes les régions du monde avec une croissance de 20,2 % du score total, soit près du double de la moyenne mondiale de 10,3 %. Ce résultat agrégé masque des disparités entre pays.
Au niveau des villes, seules Lagos (70e rang mondial) et Le Caire (99e) intègrent le Top 100. Ces deux métropoles concentrent plusieurs licornes et de grands accélérateurs de start-up. Maurice réintègre cette année le Top 100, qu’elle avait quitté lors de l’édition précédente.
Au total, le continent présente treize représentants dans le classement : Afrique du Sud (52e), Kenya (61e), Nigeria (62e), Égypte (65e), Cap-Vert (74e), Tunisie (84e), Maurice (85e), Ghana (87e), Maroc (90e), Namibie (94e), Ouganda (96e), Sénégal (97e) et Rwanda (100e).
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