L’épidémie d’Ebola en RDC a dépassé 5 200 cas après cent jours de transmission. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dressé ce bilan lundi 24 août. Depuis le début de la crise, environ 90 cas confirmés apparaissen......
L’épidémie d’Ebola en RDC a dépassé 5 200 cas après cent jours de transmission. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dressé ce bilan lundi 24 août.
Depuis le début de la crise, environ 90 cas confirmés apparaissent chaque jour. Ce rythme dépasse celui observé lors des trois premiers mois de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest.
Il dépasse aussi la cadence enregistrée pendant l’épidémie congolaise de 2018-2020. La maladie a désormais atteint six provinces de la RDC.
L’Ituri reste le centre de la transmission. Cette province concentre près de 85 % des cas et 79 % des décès recensés.
La mortalité inquiète surtout dans les communautés. Environ 60 % des décès récents sont survenus hors des centres de traitement.
L’OMS estime que ces chiffres révèlent des retards dans la détection et l’orientation des malades. Les admissions tardives peuvent aussi expliquer la mortalité observée dans les structures de soins.
Le virus en cause appartient à l’espèce Bundibugyo. Cette souche a également provoqué des cas liés à l’épidémie en Ouganda.
La riposte rencontre plusieurs obstacles. L’insécurité limite l’accès aux zones touchées et complique le suivi des contacts.
Les déplacements de populations augmentent aussi le risque de transmission. Des attaques contre des établissements de santé fragilisent davantage les opérations.
Malgré ces difficultés, les moyens déployés ont fortement progressé. La RDC dispose désormais de 19 laboratoires capables d’analyser plus de 3 000 échantillons par jour.
La capacité de prise en charge dépasse 1 300 lits. Plus de 900 établissements bénéficient aussi d’un appui pour prévenir les infections.
Les campagnes de sensibilisation ont atteint plus de 2,5 millions de personnes. Le suivi des contacts est passé de 9 % durant la première semaine à 84 % au 18 août.
Des essais cliniques évaluent des traitements et des vaccins candidats. Un test moléculaire contre le virus Bundibugyo a aussi reçu une autorisation d’utilisation d’urgence.
L’OMS a envoyé plus de 260 experts et 330 tonnes de fournitures. Elle a consacré 5,6 millions de dollars aux opérations d’urgence.
L’agence appelle à accélérer la détection et la prise en charge. Elle demande aussi une meilleure coordination entre les provinces et les pays voisins.
Le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies décrit cette flambée. Il la classe parmi les deux plus importantes jamais enregistrées. Il la juge aussi plus rapide que les précédentes épidémies d’Ebola.
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