Lors d’un déjeuner privé, le 1er avril 2026, Donald Trump s’est moqué de son homologue français, Emmanuel Macron, qui se ferait maltraiter par sa femme.
Une révélation qu’a faite le président américain en référence à une vidéo virale de mai 2025, montrant Brigitte Macron en train de porter les deux mains au visage du président français dans ce qui pouvait ressembler à une dispute de couple.
«Emmanuel Macron qui se fait maltraiter par sa femme… Il se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire», a déclaré le président américain dans une vidéo postée brièvement sur la chaîne YouTube de la Maison-Blanche qui en a ensuite fermé l’accès.
Sa déclaration avait suscité une vague de réactions sur la toile et a récemment fait réagir le président français, qui n’a pas hésité à se montrer consterné par les propos du Républicain, lors d’une de ses récentes prises de paroles publique à Séoul.
Ces propos «ne sont ni élégants ni à la hauteur», a déclaré M. Macron au premier jour d’une visite d’Etat en Corée du Sud. «Ça ne mérite pas de réponse», a-t-il ajouté.
La classe politique française était également indignée par cette nouvelle déclaration irrespectueuse du président américain.
«Franchement, c’est pas au niveau (…) On est en train de parler de l’avenir du monde, en ce moment en Iran, ça a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur les théâtres d’opérations et on a un président américain qui rigole, qui se moque des autres», a réagi sur franceinfo la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.
«Vous connaissez l’ampleur de mes désaccords avec le président de la République, mais que Donald Trump se permette de lui parler comme ça et de parler comme ça de son épouse, je trouve ça absolument inacceptable», a réagi le coordinateur de la France insoumise (gauche radicale), Manuel Bompard, sur BFMTV.
Emmanuel Macron est dans le collimateur de Donald Trump, qui lui reproche notamment de ne pas avoir autorisé le survol du territoire français dans le cadre de la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février.
Plus généralement, le président américain a multiplié les prises de parole belliqueuses envers l’Otan cette semaine, la qualifiant notamment sur son réseau Truth Social de «TIGRE DE PAPIER» et de «LACHE». Les Etats-Unis «s’en souviendront», avait-il déjà déclaré en Conseil des ministres.