L’interpellation de l’humoriste ivoirien DJ Ramatoulaye, continue de susciter de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Face à la vague de commentaires, d’interprétations et parfois de désinformation, la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), centre technique de l’ANSSI, a décidé de publier un communiqué officiel afin d’éclairer l’opinion publique sur les faits reprochés à l’artiste et le cadre légal de la procédure engagée.
Dans ce communiqué, la PLCC revient sur l’origine de l’affaire, née de la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les plateformes numériques.
Les images, largement partagées, ont choqué une partie de l’opinion et déclenché un débat national autour du respect des symboles de la République et des limites de la liberté d’expression en ligne.
Ci-dessous, l’intégralité du communiqué publié par la PLCC :
« QUAND UN CLIC DEVIENT UNE OFFENSE À LA NATION.
À l’ère des réseaux sociaux, un simple geste filmé peut rapidement franchir la ligne rouge entre liberté d’expression et outrage à l’État. C’est ce qu’illustre la vidéo publiée par K.M.A, un humoriste, qui a récemment enflammé la toile.
Dans cette séquence devenue virale, l’auteur est aperçu marchant sur l’emblème national et lui portant des coups. Pour de nombreux internautes, ce geste n’a rien d’anodin ni d’humoristique : il est perçu comme un acte de provocation et de profond irrespect envers l’un des symboles de la République.
Très vite, la vidéo suscite une vague d’indignation, alimentant débats et condamnations sur les plateformes numériques et dans l’opinion.
Face à l’ampleur de la polémique, la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC), centre technique de l’ANSSI, a été saisie et a procédé à son interpellation. L’intéressé K.M.A, après avoir reconnu les faits qui lui sont reprochés et a présenté ses excuses à la Nation, affirmant qu’il ignorait la gravité de ses actes.
Cependant, il devra répondre de ses actes devant les autorités compétentes pour outrage à l’emblème national au moyen d’un système d’information, conformément aux dispositions de l’article 267 du Code pénal, loi n°2019-574 du 26 juin 2019.
Cette affaire rappelle une réalité essentielle : les réseaux sociaux ne sont pas un espace sans règles. Les symboles nationaux incarnent l’histoire, l’unité et la dignité d’un pays. Les bafouer, même derrière un écran, peut constituer une infraction et engager la responsabilité de son auteur« .
À travers ce communiqué, la PLCC entend rappeler aux internautes que les contenus publiés en ligne relèvent du droit commun et peuvent engager la responsabilité pénale de leurs auteurs.
L’affaire DJ Ramatoulaye s’inscrit ainsi dans un cadre légal précis, encadré par le Code pénal ivoirien, et suit désormais son cours devant les autorités compétentes.