Didier Maestro Zokora, ancien capitaine des Éléphants de la Côte d’Ivoire, a récemment partagé une anecdote marquante sur les entraîneurs locaux.
Selon lui, les entraîneurs étrangers bénéficient toujours d’un avantage dès leur arrivée. Il a souligné que les coachs expatriés disposent de conditions de travail optimales, d’un staff complet et d’un accompagnement total.
Cependant, il tient à mettre en lumière un entraîneur ivoirien qui a profondément marqué les joueurs. Il s’agit de Zahui François, arrivé comme coach intérimaire lors d’un match amical contre l’Italie en Angleterre, qui s’est soldé par un score de 1-1.
Malgré des moyens limités, François a su gagner le respect et l’admiration de son équipe. Didier Zokora a insisté sur les difficultés financières que rencontrait le coach. Contrairement aux entraîneurs européens, Zahui François ne bénéficiait pas d’un salaire élevé.
Didier Maestro Zokora s’est exprimé ainsi :
« Quand tu viens d’ailleurs, tu es mieux vu que celui qui est sur place. J’ai eu la chance de connaître des entraîneurs expatriés qui avaient tout à leur disposition : de bonnes conditions de travail, un staff complet, un accompagnement total.
Mais il y a un entraîneur local qui m’a profondément marqué, malgré le fait qu’il n’avait rien. Il est arrivé à la tête de la sélection comme coach intérimaire lors d’un match amical contre l’Italie en Angleterre (1-1).
C’est ce jour-là que, nous les joueurs, on a décidé de le garder. Il est Ivoirien, et on est partis à la CAN 2012 avec lui.
Le coach Zahui François n’avait pas de salaire comparable à ceux des entraîneurs européens. Alors nous, les joueurs, on a demandé à la fédération de lui reverser notre prime.
On est allés à la Coupe d’Afrique des Nations sans toucher un seul franc. Je le dis haut et fort, et je prends tous les joueurs à témoin : on n’a pas pris 5 francs pour que le coach puisse être traité avec dignité, au même niveau que les entraîneurs étrangers. On l’a fait pour lui ».