Le gouvernement de la Sierra Leone, avec l’appui de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a lancé le 28 avril 2026 à Freetown l’Initiative GPL 20/20.
Ce programme vise à permettre à plus de populations d’utiliser une énergie de cuisson plus propre et plus moderne.
L’événement s’est tenu lors d’un dialogue politique de haut niveau qui a aussi abordé des questions importantes comme l’égalité entre hommes et femmes et la protection des enfants.
Comprendre ce qu’est le GPL et pourquoi c’est important
Le gaz de pétrole liquéfié, appelé GPL, est simplement le gaz utilisé dans les bouteilles pour cuisiner. Contrairement au bois ou au charbon, il ne produit presque pas de fumée.
Aujourd’hui, dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, les familles cuisinent encore avec du bois ou du charbon. On appelle cela la biomasse. Ce sont des combustibles naturels, mais ils dégagent beaucoup de fumée, ce qui peut rendre malades, surtout les femmes et les enfants qui restent longtemps près du feu.
Le GPL est donc considéré comme une énergie propre, c’est-à-dire une énergie qui pollue moins et qui est moins dangereuse pour la santé.
Une phase pilote pour aider concrètement les ménages
Dans un premier temps, le programme va aider environ 10 000 ménages à passer du bois ou du charbon au gaz. On appelle cela une phase pilote, c’est-à-dire un test à petite échelle avant d’élargir à tout le pays.
L’objectif est aussi de rendre ce gaz plus facile à trouver et moins cher. Pour cela, la CEDEAO veut encourager les entreprises privées à investir, améliorer le transport du gaz et mettre en place de bonnes règles pour sécuriser son utilisation.
Une stratégie régionale pour protéger la santé et l’environnement
Selon Sédiko Douka, cette initiative fait partie d’un grand plan de la CEDEAO pour changer la manière dont les populations cuisinent.
Aujourd’hui, environ 59 % de l’énergie utilisée dans la région vient encore du bois et du charbon. L’objectif est donc de remplacer progressivement ces sources par des énergies plus propres comme le gaz.
Si cette transition réussit, elle permettra de réduire fortement la déforestation, c’est-à-dire la destruction des forêts, et de limiter les émissions de CO2. Le CO2 est un gaz qui contribue au réchauffement climatique.
D’ici 2050, cette politique pourrait éviter l’utilisation de centaines de millions de tonnes de bois et réduire fortement la pollution.
Au final, cette initiative ne concerne pas seulement la cuisine. Elle touche à la santé, à l’environnement et même au développement économique, en améliorant les conditions de vie des populations.
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