Crise frontalière : Conakry abrite un sommet entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone

Guinée Conakry Grève

Credit Photo : Justin Morel Junior

Un « sommet tripartite » des chefs d’État de Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone se tiendra le lundi 16 mars 2026 à Conakry au sujet du « différend frontalier » et des tensions des dernières semaines aux frontières communes de ces trois pays, a annoncé dimanche soir la présidence guinéenne.

Dans une publication sur sa page Facebook, la présidence guinéenne annonce la participation à ce sommet du président guinéen Mamadi Doumbouya, de son homologue libérien Joseph Boakai et du dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio. La participation de la Côte d’Ivoire, qui a une frontière commune avec la Guinée et le Liberia, est également annoncée mais « en qualité de pays témoin », selon le communiqué.

Ces quatre pays sont membres de l’Union du fleuve Mano, une organisation visant à faciliter le libre-échange dans le commerce, le développement des infrastructures (notamment routières) et le renforcement de la sécurité dans le bassin du fleuve Mano.

Jeudi, le gouvernement du Liberia avait appelé sa population habitant à la frontière avec la Guinée à « rester calme » et à éviter une escalade alors que des tensions avaient éclaté dans cette région, faisant un blessé.

Fin février, des incidents frontaliers avaient également eu lieu entre la Guinée et la Sierra Leone, les deux pays s’étant mutuellement accusés d’incursions militaires sur leurs territoires à leur frontière commune.

Selon Freetown, l’armée guinéenne avait interpelé et détenu plusieurs jours sur son territoire plusieurs soldats et policiers sierra-léonais, après des affrontements entre les deux camps.

La Guinée et la Sierra Leone partagent plus de 700 kilomètres de frontière.

En avril et mai 2025, une montée des tensions s’était déjà produite après des mouvements militaires des deux côtés de la frontière dans une autre région, près de la localité de Yenga (nord-est de la Guinée), générant panique et inquiétude au sein des populations locales.

Dans cette zone frontalière, le village de Yenga est contesté depuis plus de 50 ans. Le territoire est revendiqué par la Sierra Leone, mais des soldats guinéens y sont encore présents.

Avec AFP

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