« Je m’en fiche complètement. Je pense que l’Iran est un pays très durement vaincu, à bout de forces.» La semaine dernière, les déclarations de Donald Trump avaient fait jaser à quelques mois de la Coupe du Monde 2026 et en plein conflit avec l’Iran.
Mais ce mercredi, Gianni Infantino, le boss de la FIFA, a révélé que la position du président des Etats-Unis avait évolué. «Nous avons évoqué la situation actuelle en Iran et la qualification de l’équipe nationale iranienne pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis.» Mais l’Iran ne sera pas de la fête. Cet après-midi, Ahmad Doyanmali, le Ministre des Sports, a exclu la participation de la sélection iranienne au Mondial 2026.
« Vu que ce gouvernement corrompu a assassiné notre leader, il n’y a aucune condition qui ferait qu’on participerait à cette Coupe du Monde. On nous a imposé deux guerres en huit ou neuf mois, et des milliers de nos citoyens ont été assassinéss. Il n’y a aucune possibilité que l’on participe.»
A moins de 100 jours de l’ouverture du tournoi, cela n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la FIFA. Elle va d’ailleurs devoir trancher concernant l’équipe qui remplacera l’Iran comme le stipule l’article 6.7 du règlement.
«Si une association membre participante se retire et/ou est exclue de la Coupe du Monde de la FIFA 26, la FIFA statue sur la question à son entière discrétion et prend les mesures qu’elle juge nécessaires. La FIFA peut décider de remplacer l’association membre participante en question par une autre association.»
Un autre point du règlement explique aussi : «si une association membre participante se retire ou si un match ne peut être joué ou est abandonné en raison d’un cas de force majeure, l’instance organisatrice autorisée de la FIFA (y compris le Centre des opérations du tournoi) décide de la question à sa seule discrétion et prend les mesures qu’elle juge nécessaires».
En clair, l’instance dirigeante du football mondial a la main, même si elle tentera de se montrer la plus juste et équitable. Pour le moment, l’Irak et les Emirats arabes unis sont évoqués comme possible remplaçant de l’Iran, qui a pourtant acquis sa qualification.
Elle devait figurer dans le groupe G avec la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande. A moins d’un retournement de situation, la FIFA va devoir désigner un pays, a priori dans la zone Asie, qui prendra sa place.