Coupe du monde 2026 : les matchs au Mexique délocalisés après les récentes violences ?

Coupe du monde 2026 États-Unis

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À 4 mois du début de la Coupe du monde 2026, le Mexique qui accueillera le match d’ouverture le 11 juin 2026, est secoué par les violences après l’élimination d’un chef de cartel. Une situation alarmante qui pourrait éventuellement mener à la délocalisation de certaines rencontres prévues dans le pays. La FIFA n’a cependant pas toujours évoqué cette possibilité, patientant probablement de suivre attentivement la situation avant un éventuel prochain communiqué.

Mais depuis ce 23 février 2026, la situation est tendue au Mexique. Ecoles fermées, vols annulés : le pays est sur le qui-vive, en proie à une vague de violences après la mort du chef d’un des plus gros cartels de la drogue du pays, tué dans une opération militaire réalisée avec le soutien des Etats-Unis.

La présidente Claudia Sheinbaum a appelé au calme et les autorités espèrent éviter une aggravation des troubles à quatre mois du Mondial 2026 de football, co-organisé avec les Etats-Unis et le Canada et dont Guadalajara, capitale de l’Etat du Jalisco (ouest) épicentre des violences, sera l’une des villes-hôtes.

Les cours sont suspendus ce 23 février 2026 dans au moins huit des 32 Etats du pays et le pouvoir judiciaire a autorisé les juges à maintenir les tribunaux fermés s’ils l’estiment nécessaire, d’après les informations rapportées par l’AFP.

Tué à l’âge de 59 ans, Nemesio Oseguera, alias El Mencho, était considéré comme le dernier des grands parrains depuis l’arrestation des fondateurs du cartel de Sinaloa, Joaquín Guzmán « El Chapo« , et Ismael « Mayo » Zambada, incarcérés aux Etats-Unis.

À la tête du puissant cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), il était l’un des barons de la drogue les plus recherchés par le Mexique et les Etats-Unis, qui offraient jusqu’à 15 millions de dollars pour sa capture.

« Les Etats-Unis ont fourni un soutien en matière de renseignement au gouvernement mexicain afin de l’aider dans une opération (…) au cours de laquelle Nemesio ‘El Mencho’ Oseguera a été éliminé« , a confirmé la porte-parole du président Donald Trump, Karoline Leavitt, sur le réseau X.

Donald Trump a érigé en priorité la lutte contre le narcotrafic et a exhorté plusieurs fois Claudia Sheinbaum à laisser Washington envoyer des forces lutter contre les cartels qui opèrent au Mexique.

« El Mencho » a été blessé le 22 février 2026 lors d’une opération dans la localité de Tapalpa, dans l’Etat de Jalisco. Il est décédé durant son transport vers Mexico.

Au total, sept membres du gang ont été tués et trois soldats blessés. Deux membres du CJNG ont été arrêtés et diverses armes saisies, notamment des lance-roquettes capables d’abattre des avions et de détruire des véhicules blindés, selon les militaires mexicains.

En réaction à l’opération, des membres présumés du cartel ont déclenché une vague de violence dans 20 Etats du Mexique.

Des individus armés ont bloqué plusieurs routes dans le Jalisco avec des voitures et des camions incendiés, où l’on pouvait voir la nuit des restes de véhicules calcinés et d’autres encore en flammes.

La présidente Sheinbaum a appelé sur X la population à rester « informée et calme« .

« Des individus armés sont arrivés, j’ai vu le pistolet et ils nous ont dit de sortir, nous sommes sortis et ils avaient une voiture avec les portes ouvertes. J’ai pensé qu’ils allaient nous kidnapper, j’ai couru vers un stand de tacos » pour m’y réfugier, explique à l’AFP Maria Medina, employée d’un magasin incendié à Guadalajara.

Après un appel lancé à la population pour qu’elle se mette à l’abri, la ville qui doit accueillir quatre matchs de la Coupe du monde de football 2026, s’est retrouvée paralysée.

Les Etats-Unis ont appelé les ressortissants américains se trouvant dans plusieurs zones du Mexique, dont des villes et régions touristiques comme Cancun, Guadalajara et Oaxaca, à « se mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre« .

Des compagnies aériennes américaines et canadiennes ont annulé des dizaines de vols vers plusieurs villes mexicaines.

Le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie ont tous conseillé à leurs ressortissants de renoncer aux « voyages non-essentiels » dans une dizaine d’Etats mexicains, dont Chihuahua, Sinaloa et Jalisco.

Le Guatemala a placé ses forces de sécurité en alerte et renforcé la surveillance de sa frontière avec le Mexique, qui fait régulièrement l’objet d’incursions de gangs.

Avec AFP

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