Côte d’Ivoire : l’usage et la vente de pétards interdits

Côte d'Ivoire : l’usage et la vente de pétards interdits

Credit Photo : Epinal infos

En Côte d’Ivoire, l’usage et la vente de pétards et d’explosifs sont strictement interdits. C’est ce qu’a rappelé la Direction générale de la Police nationale, ce lundi 24 novembre 2025, sur sa page Facebook.

À l’approche des fêtes de fin d’année, pullulent la vente de pétards et leur usage dans le but de créer de l’ambiance. Si leur utilisation vise généralement à s’amuser, elle renferme toutefois plusieurs risques qui justifient leur interdiction. Tout d’abord, leur usage peut provoquer des blessures graves, surtout chez les enfants.

Ils peuvent également causer des incendies dans les maisons, les quartiers voisins, les marchés ou les espaces publics.

Outre cela, le bruit de leur détonation perturbe la tranquillité des personnes, notamment celles qui nécessitent un calme absolu pour exercer leur travail. Ils peuvent provoquer une crise de panique chez des personnes souffrant de maladies particulières telles que l’épilepsie.

Les pétards peuvent aussi être utilisés pour cacher des tirs d’armes à feu réelles, compliquant ainsi les interventions des forces de sécurité.

D’où proviennent les pétards ?

Bien qu’interdits, l’on découvre chaque année la prolifération de la vente de pétards. Ce qui soulève une inquiétude quant à l’entrée de ces produits sur le territoire ivoirien, car ils ne sont pas fabriqués localement. Une préoccupation soulignée par plusieurs internautes, traduite dans les réactions suivantes :

« Interdisez l’importation. Tous ceux qui l’utilisent achètent ça à Abidjan ici, et je sais qu’on n’en fabrique pas sur le territoire national.

Donc ça passe forcément par les frontières. Au lieu de faire la chasse aux sorcières, prenez le mal à la racine. S’ils ne voient plus, ils ne vont pas acheter ! » ;

« Moi, ce que je ne comprends pas : comment les pétards font pour arriver jusqu’au petit commerçant où les enfants achètent pour la plupart, vu l’interdiction » ;

« Je crois que ce n’est pas la population le problème, mais ceux qui laissent passer les pétards rentrés dans le pays, c’est-à-dire les douaniers, eaux et forêts et gendarmes qui assurent la sécurité des frontières ; sinon, en Côte d’Ivoire, aucune usine ne fabrique ces substances donc elles viennent des autres pays ».

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