Le 21 mai 2026, le Syndicat des entreprises de manutention des ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro (SEMPA) a tenu une conférence de presse à Abidjan où le salaire moyen des dockers en Côte d’Ivoire a été donné. Son secrétaire général, Alexis N’Guessan, y a présenté un bilan de cinq années de réformes dans le secteur portuaire ivoirien.
Selon le responsable, la transformation a touché aussi bien le numérique que le social. Le bilan porte sur 8 500 dockers répartis entre les ports d’Abidjan et de San Pedro. La structure existe depuis 1959 et regroupe 45 entreprises de manutention.
Parmi les mesures mises en œuvre figurent la bancarisation des salaires, la digitalisation des procédures d’embauche et la mise à jour des données sociales auprès de la CNPS. Le syndicat a aligné ses pratiques sur la législation du travail, notamment par le recensement auprès de la prévoyance sociale et le respect des représentants du personnel. Des élections de délégués ont été organisées après plus de quatorze ans d’interruption.
Sur le plan sanitaire, deux centres médicaux ont été ouverts, l’un à Abidjan, l’autre à San Pedro. Ces structures réduisent les dépenses de santé des travailleurs et de leurs familles.
Concernant les revenus, le SEMPA indique qu’un docker en activité régulière perçoit en moyenne 228 000 francs CFA par mois. Ce chiffre dépend toutefois du niveau d’accès effectif au travail de chaque agent.
Ce tableau contraste avec des tensions récentes. En février 2026, des dockers avaient lancé un ultimatum aux autorités, dénonçant sept ans d’attente pour l’application d’un décret présidentiel sur leurs conditions de travail. À San Pedro, le secrétaire général du SYLIDOPSA avait plaidé, lors d’un panel de la Communauté portuaire en février 2026, pour le paiement d’une prime de présence et l’instauration d’une permanence rémunérée, estimant que ces mesures résoudraient une large part des difficultés rencontrées sur le terrain.
En parallèle des réformes sociales, le SEMPA a lancé en février 2026 un programme de formation pour 250 jeunes dockers aux métiers de cariste, conducteur de tracteur portuaire et treuilliste. D’un coût de près de 208 millions de francs CFA, il est cofinancé par le Fonds de développement de la formation professionnelle et par le syndicat lui-même.
Le secrétaire général a également mis en avant la réduction des tensions sociales. Aucune grève n’a paralysé les ports ces dernières années, résultat attribué au dialogue entre les parties du secteur.
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