Côte d’Ivoire : les autorités nient toute arrestation « sans fondement » lors de la présidentielle d’octobre

Malfaiteur Bonoua

Crédit Photo : Le Nouvelliste

Les autorités en Côte d’Ivoire ont qualifié ce 11 mars 2026 de « jugement de valeur inappropriée » des accusations d’Amnesty International qui a prononcé la veille des arrestations et des détentions « sans fondement« , en marge de manifestations interdites durant la campagne présidentielle d’octobre 2025 en Côte d’Ivoire.

Avant que le président Alassane Ouattara ne soit réélu fin octobre pour un quatrième mandat, des manifestations organisées par l’opposition s’étaient tenues dans le pays, malgré leur interdiction. Plusieurs personnes sont décédées et des centaines ont été arrêtées.

Le 10 mars 2026, Amnesty International a appelé à la libération de dizaines de personnes arrêtées selon l’ONG « sans fondement » lors de ces événements, puis condamnées « inéquitablement » au terme de procès où certaines n’ont par exemple pas pu bénéficier d’un avocat.

« Il convient de rappeler que les personnes évoquées (…) ont été régulièrement poursuivies, jugées et condamnées, après avoir retenu de l’ensemble des garanties du procès équitable, pour des faits de troubles à l’ordre public consécutifs à des attroupements« , a réagi le ministère ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme dans un communiqué.

« Contrairement aux énonciations du communiqué d’Amnesty qui relèvent d’un jugement de valeur inappropriée, ces personnes n’ont été ni arrêtées sans fondement ni condamnées inéquitablement« , ajoute Constant Zirignon Delbé, le directeur des Droits de l’Homme qui signe le texte.

Parmi les dizaines de personnes encore détenues à ce jour, Amnesty International s’est notamment préoccupée de la situation des femmes enceintes se trouvant à un stade avancé de leur grossesse et « très affectées moralement et physiquement », selon l’organisation.

« Aucune femme privée de liberté n’est astreinte à un environnement défavorable au bon déroulement d’une grossesse« , ont tenu à souligner les autorités ivoiriennes, affirmant que ces femmes bénéficiaient d’un suivi médical régulier et de l’assistance des services sociaux.

Malgré un climat politique tendu durant la présidentielle ivoirienne, avec l’exclusion du scrutin des deux principaux dirigeants de l’opposition (l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam), et une dizaine de morts au cours du processus électoral, le scrutin du 25 octobre s’est globalement déroulé dans le calme sur la majeure partie du territoire.

Avec AFP

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