En Côte d’Ivoire, la journaliste Anicette Konan a été renvoyée du groupe Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI). C’est la présentatrice elle-même qui a fait l’annonce, ce lundi 23 mars 2026, dans une vidéo.
« Je viens de recevoir un courrier du groupe RTI m’informant que j’ai été renvoyée pour insubordination », a-t-elle déclaré.
Selon la lettre de licenciement, Anicette Konan a manqué plusieurs jours de travail sans explication. Cette absence a été constatée après un arrêt de travail de trois semaines pour des raisons de santé, à l’issue duquel elle n’a pas repris son poste.
Ainsi, son limogeage résulterait d’une absence prolongée injustifiée, considérée comme une faute professionnelle grave, à laquelle s’ajoute un motif d’insubordination.
Par ailleurs, la direction l’a invitée à restituer le matériel de travail mis à sa disposition.
Officiellement, son licenciement n’aurait aucun lien avec d’éventuelles représailles liées aux accusations qu’elle a récemment portées contre une figure du football ivoirien.
Réaction d’Anicette Konan
Dans la vidéo annonçant son renvoi, Anicette Konan a affirmé que cette décision ne la dérangeait pas. Toutefois, elle a interpellé le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, afin qu’il ordonne une enquête au sein du groupe RTI.
Elle dénonce notamment le non-paiement de certaines primes, en particulier les primes d’habillement, sous la direction actuelle de Jean Martial Adoun.
Ces accusations s’ajoutent à celles qu’elle a récemment formulées contre la légende ivoirienne du football Yaya Touré, champion d’Afrique 2015, qu’elle associe indirectement à sa situation. « Je ne dirai pas que c’est à cause de lui, mais c’est grâce à lui que tout cela arrive », a-t-elle déclaré.
Jusqu’alors discrète sur les réseaux sociaux, la journaliste a, depuis quelques semaines, multiplié les publications et accusations en ligne, suscitant une vive polémique.