Côte d’Ivoire/Explosions de bouteilles de gaz : le Député Assalé Tiémoko d »éaénonce l’inaction du gouvernement

Niger prix gaz Côte d'Ivoire : voici 5 signes pour savoir si une bouteille de gaz ne représente pas un danger

Crédits photo : Que Choisir

Les explosions de bouteilles de gaz communément appelées les « faitout » en Côte d’Ivoire font d’énormes victimes. Récemment, un couple a perdu 4 de leurs enfants dans l’explosion de leur bouteille de gaz à domicile. Un drame de trop qui ne fait pas encore réagir les autorités ivoiriennes

« Explosions de bouteilles de gaz : derrière les drames, aucune mesure

Combien de morts faudra-t-il encore pour que l’on se pose des questions ?

Combien d’évacuations de corps les autorités gouvernementales devront-elles constater avant d’agir ? Depuis plusieurs années, des bouteilles de gaz dites « faitout » explosent dans des domiciles et déciment des familles entières. Selon le Centre des grands brûlés de Cocody, « 98 % des personnes y traitées ont été brûlées lors d’un incendie provoqué par l’explosion d’une bouteille de gaz dite “faitout” ».

Qu’est-ce qui provoque ces explosions qui ensanglantent nos foyers ? Tant que le gouvernement ne publiera pas les résultats des nombreuses enquêtes ouvertes après chaque drame et n’expliquera pas comment prévenir et éviter ces catastrophes, nous restons tous en danger.

D’après des sources proches des sapeurs-pompiers, la cause première ne serait pas la bouteille elle-même, mais la mauvaise qualité des brûleurs vendus à chaque coin de rue à Abidjan et ailleurs dans le pays, et utilisés sur ces bouteilles. D’où proviennent ces brûleurs ? Où sont-ils fabriqués ? Ici, en Côte d’Ivoire, ou importés ? Quelles sont les procédures de contrôle de conformité appliquées à ce produit ?

Au ministère du Commerce, on affirme que ce contrôle relève du ministère de l’Énergie. Au ministère de l’Énergie, on renvoie la responsabilité au ministère du Commerce. Pendant que ces deux ministères se renvoient la balle, le danger rôde dans chaque foyer qui utilise ce gaz.
Ce 28 novembre, la levée des corps de quatre enfants, victimes de l’explosion d’une bouteille de gaz « faitout », s’est tenue en présence de nombreuses autorités. L’émotion et les larmes officielles étaient au rendez-vous. Dans 24 heures, on passera à autre chose, en attendant le prochain drame. Il y a trois ans, à Adjame, quatre autres enfants avaient perdu la vie dans un drame similaire. Visite gouvernementale à la famille, puis, plus rien.

Dans un pays où le gaz butane, subventionné à coups de milliards pour les ménages, est détourné par des transporteurs qui l’utilisent comme carburant au vu et au su des autorités, alors que cela est strictement interdit par la loi, quelle valeur accorde-t-on à la vie des populations ?

Heureusement, un certain « Éléphant Déchaîné » a décidé de plonger sa trompe dans cet océan d’irresponsabilités. Attention aux éclaboussures.
Assalé Tiémoko Antoine
Journaliste d’investigation
Le Député de la nation », a-t-il déclaré sur sa page Facebook.

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