Dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) 3, volet sous-secteur enseignement supérieur et recherche scientifique doté d’un financement de 22,9 milliards de FCFA, ce sont 3,2 milliards FCFA de budget prévus pour 416 mobilités des étudiants, enseignants-chercheurs, chercheurs et équipe de gouvernance des universités et grandes écoles ivoiriennes vers la France.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, le vendredi 06 mars 2027 à Abidjan-Plateau, au terme d’une séance de travail à son cabinet avec le consul général de France, Philippe Collin. Ce, sur le projet Appui au Développement de l’Enseignement des Sciences, de la Technologie, de la Recherche et de l’Innovation (ADESTRI) qui s’inscrit dans le cadre du financement du C2D.
« Dans le cadre du C2D, à savoir les C2D 1, 2 et 3, notre sous-secteur a bénéficié d’un financement total de 86,7 milliards FCFA depuis 2013. Sur ces 86,7 milliards, un peu plus de 6,4 milliards ont été consacrés à la mobilité, dont 1,7 milliard pour 131 mobilités au titre du C2D 1, 1,5 milliard pour 123 mobilités au titre du C2D 2 et enfin 3,2 milliards pour 416 mobilités au titre du C2D 3 qui démarre cette année 2026 », a précisé Adama Diawara.
Selon le ministre, ces mobilités se situent à trois niveaux.
Elles concernent d’abord les étudiants en master et thèse qui sont inscrits dans les universités ivoiriennes et qui vont dans les universités en France pour un séjour d’une semaine à un mois, dans le cadre des travaux de recherche. Et ensuite, nous avons le perfectionnement au niveau des enseignants-chercheurs et chercheurs qui vont dans les universités françaises pour un séjour d’un à deux mois. Et enfin, il y a l’immersion pour les enseignants-chercheurs et chercheurs qui y vont pour un séjour de trois à cinq mois.
Pour l’immersion, ils vont soit dans un laboratoire pour poursuivre leurs travaux de recherche, en partenariat avec leurs collègues français soit s’inspirer des modèles dans les universités françaises en termes de Cours Magistraux (CM), de Travaux Dirigés (TD) et de Travaux Pratiques (TP) afin de venir améliorer leurs cours dans les universités ivoiriennes.
Pour sa part, Philippe Coulin s’est félicité de cette séance de travail sur le projet ADESTRI et la mise en œuvre de son volet mobilité :
« Pour ce qui concerne le Conseil général, il s’agit de la délivrance des visas aux différentes catégories d’étudiants, chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, et autres. Ces échanges ont été très intéressants, très riches. Nous avons pris en compte un certain nombre de demandes et propositions qui nous ont été faites ».
Il a rappelé que la France a délivré « en 2025 plus de 3 800 visas pour études, ce qui représente une augmentation de près de 13% par rapport à 2024 ». « Il doit y avoir une montée en puissance des visas délivrés pour études en France. Et que nous accompagnerons donc, dans le cadre du projet ADESTRI », a conclu le diplomate français.