Cherté de la vie en Côte d’Ivoire : « Certains Ivoiriens aiment acheter cher parce qu’ils veulent… », Souleymane Kamagaté se prononce

Souleymane Kamagate Côte d'Ivoire Cherté de la vie

Credit Photo : DR

En Côte d’Ivoire, la cherté de la vie est le sujet qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Malgré les buzz qui secouent le pays, ce fléau persiste et crée l’inquiétude au sein de l’opinion publique.

Souleymane Kamagate, acteur culturel, a décidé de se prononcer en faisant des révélations assez surprenantes. Ce dernier a fait un constat selon lequel la cherté de la vie persiste en Côte d’Ivoire à cause du comportement de certains Ivoriens.

« Si le placali est à 5 000 F, le bawin à 10 000 F, le garba à 10 000 F et l’attiéké poisson de femme à 30 000 F, et que cela marche très bien, c’est tout simplement parce qu’il y a des clients. Et on paie sans contrainte, puisque personne ne nous oblige.

Certains Ivoiriens aiment souvent acheter cher pour se sentir plus forts. Ils aiment se différencier et recherchent le confort. Donc cette tendance à exagérer les prix va continuer de prospérer.

Je me souviens que pendant la CAN, des gens achetaient des tickets de 5 000 F à 20 000 F et des tickets de 10 000 F à 40 000 F. Je n’arrivais pas à comprendre ce phénomène. Pourtant, il suffisait d’être solidaires pour que les tickets ne soient pas revendus plus chers.

Si tout le monde avait décidé de ne pas acheter un ticket au-dessus du prix normal, les tickets seraient restés dans les mains des revendeurs et ils auraient fini par vendre au prix officiel.

Malheureusement, certains de nos frères se plaisaient dans ce système. Et le comble, c’est que nous-mêmes faisions la proposition aux vendeurs de payer plus cher.

Le champagne, normalement, on le prend pour savourer certains moments. Mais nous, on peut boire 15 ou 20 bouteilles en une seule soirée. Même les prix d’hôtel : plus c’est cher, plus on aime.

C’est quand on nous vend une bouteille d’eau à 20 000 F à Assinie qu’on se sent forts. Pourtant, on a le choix. On peut quand même refuser de payer et rester chez nous jusqu’à ce que les prix baissent.

Malheureusement, certains Ivoiriens demandent même que ce soit plus cher, afin que n’importe qui ne fréquente pas les mêmes endroits qu’eux ou ne puisse pas acheter les mêmes articles.

C’est nous-mêmes qui avons habitué nos frères ivoiriens à exagérer dans les prix.

Même pour les loyers : si on se concentre vraiment et qu’on fait bloc, les prix vont diminuer. On peut décider que, dans tel quartier, personne ne doit payer un studio à plus de 80 000 F ou un chambre-salon à plus de 100 000 F.

Si tu fixes le prix de ta maison au-delà de ces montants et que personne ne vient la prendre pendant un an, tu vas forcément diminuer, même sans qu’on te donne de conseil.

Souvent, on cherche la solution loin, alors que le problème vient de nous-mêmes », a-t-il ainsi déclaré.

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