Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, s’est exprimé sur la convocation de Justin Koné Katinan, visé par une plainte pour diffamation déposée par le RHDP.
Interrogé sur cette affaire, Amadou Coulibaly a rappelé que l’opposition dispose du droit de critiquer les actions et le fonctionnement de l’État dans le cadre du jeu démocratique. Il a toutefois estimé que la liberté d’expression devait être accompagnée d’un devoir de responsabilité.
« Nous sommes un pays de liberté d’expression, mais, je le répète très souvent, ici, la liberté d’expression s’accompagne aussi d’un sens de la responsabilité », a-t-il déclaré.
Le gouvernement dit ne pas être à l’origine de la plainte
Amadou Coulibaly a tenu à préciser que le gouvernement ivoirien n’a pas porté plainte contre Justin Koné Katinan et qu’il n’a pas, selon lui, été directement mis en cause dans la procédure.
« Le gouvernement n’a pas porté plainte et, à ce que je sache, le gouvernement n’a pas été indexé », a-t-il expliqué.
Selon lui, si le gouvernement s’était estimé diffamé, il aurait pu saisir la justice. Il invite donc les journalistes à se rapprocher du RHDP pour connaître les raisons précises de la plainte visant le responsable politique.
Liberté d’expression et responsabilité
Le porte-parole du gouvernement a également insisté sur les limites de la liberté d’expression. Pour lui, les critiques sont acceptables lorsqu’elles s’inscrivent dans un débat démocratique, mais les contre-vérités, les insultes ou les propos considérés comme diffamatoires peuvent faire l’objet d’une procédure judiciaire.
« On ne peut pas, au nom de la liberté d’expression, dire des contre-vérités », a-t-il affirmé, estimant qu’il revient à la personne qui s’estime diffamée ou insultée de saisir la justice.
Amadou Coulibaly assure par ailleurs que le gouvernement reste ouvert à la critique constructive, tout en affirmant qu’il continuera à répondre aux informations qu’il considère comme fausses.
