La drogue n’est pas le seul produit interdit à la vente. En Côte d’Ivoire et comme dans plusieurs pays, le commerce de mercure n’est pas autorisée par la loi.
4 ressortissants étrangers ont fait les frais de cette interdiction. Ces personnes ont transformé une chambre en entrepôt clandestin à Yamoussoukro.
Pourquoi le commerce du mercure n’est pas autorisée ?
« Le mercure donne des maladies cancérigènes, crée des malformations aux fœtus, chez les femmes enceintes. Il agit également sur les poumons », explique le Ministère de l’Environnement togolais.
En raison de ces dangers, la Côte d’Ivoire comme le Togo mènent une lutte pour que le mercure ne rentre plus sur leur territoire.
A Yamoussokro, 4 individus arrêtés
Dans le cadre de l’opération Épervier XI, les éléments de la Brigade Anti-Criminalité de la préfecture de police de Yamoussoukro ont mené une intervention décisive contre un réseau présumé de trafic de mercure.
Tout est parti d’une information signalant la présence suspecte de ce produit dans un entrepôt situé dans la zone des 220 logements. Agissant sur instructions du procureur de la République près le tribunal de Toumodi, les forces de l’ordre ont procédé à une perquisition du site.
Sur place, les policiers ont fait une découverte surprenante. Dans une chambre utilisée comme entrepôt, 21 caissons de mercure étaient soigneusement dissimulés sous un lit. Une cache inhabituelle pour un produit hautement surveillé, souvent associé à des activités illégales.
L’opération a conduit à l’interpellation de quatre individus identifiés par leurs initiales L.W, 42 ans, F.C.F, 40 ans, Z.M, 45 ans et X.H.F, 47 ans. Interrogés, ils ont reconnu avoir mené des activités de commercialisation frauduleuse de mercure.
Au total, 417 flacons ont été saisis par les forces de police. Cette quantité importante laisse penser à un trafic structuré, possiblement destiné à des circuits encore inconnus.
Cette intervention s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le grand banditisme engagée par la police ivoirienne.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’origine du mercure et d’identifier d’éventuels complices ou réseaux impliqués.