En Côte d’Ivoire, trois dames ont été brutalisées dans un restaurant de la capitale abidjanaise, a rapporté l’ animatrice radio et présentatrice télé, Gliss le dimanche 4 janvier 2026.
Sorties pour se faire plaisir, elles ont été confrontées à une grosse mésentente avec le service et le personnel du restaurant, une situation qui a malheureusement dégénéré.
Voici les faits :
« Ma chère sœur,
Ce qui devait être un moment de détente entre amies s’est transformé en une expérience traumatisante que je n’oublierai pas de sitôt.
Nous avions prévu de dîner ensemble et passer la soirée au Rooftop de Biétry, zone 4. La réservation avait été faite à l’avance auprès du gérant, M. M’Demba. Nous sommes arrivées sereines, bien disposées, avec l’envie simple de passer un bon moment.
À notre arrivée, alors que nous étions à l’extérieur, on nous a fait comprendre que le dîner se faisait uniquement à l’intérieur. Nous avons accepté sans discuter, en précisant que nous dînerions d’abord avant de ressortir profiter de la vue.
Une serveuse nous a conduites à une table placée en plein milieu du restaurant, juste en face de l’entrée. La table était instable, tremblait au moindre contact, et l’emplacement était particulièrement inconfortable. Nous avons donc demandé, calmement, à être déplacées. Plusieurs tables étaient pourtant visibles et inoccupées.
La réponse a été sèche, sans ménagement : ce n’était pas possible. Toutes les autres tables étaient soi-disant réservées.
Surprises, nous avons rappelé que nous aussi avions réservé, et que nous étions même arrivées plus tôt que prévu. Nous avons proposé une solution simple : changer de table juste pour le dîner, avant de sortir ensuite. Là encore, refus catégorique.
Le plus douloureux a été l’attitude du gérant. Il était là. Il a vu. Il a entendu. Et pourtant, il n’a rien fait. Il n’a posé aucune question, n’a proposé aucune solution, et a fini par s’éloigner, nous laissant livrées à nous-mêmes.
Peu à peu, nous nous sommes senties méprisées, invisibles, comme si notre présence et notre réservation n’avaient aucune valeur.
Face à ce manque total de considération, nous avons dit que nous préférerions partir dîner ailleurs si aucune solution n’était trouvée. Là encore, aucune réaction.
Entre-temps, nous avions consommé trois cocktails : deux à 5 000 FCFA et un à 8 000 FCFA. Nous avons demandé l’addition à plusieurs reprises. Personne ne revenait. Fatiguées, excédées, nous avons laissé 20 000 FCFA, couvrant largement nos consommations, et nous nous sommes levées pour partir.
C’est à ce moment-là que la situation a commencé à devenir oppressante.
Près de l’ascenseur, on nous a soudainement retenues pour nous dire qu’une table allait bientôt se libérer, celle d’un couple presque en fin de repas, et qu’on nous demandait d’attendre encore.
À cet instant, nous étions déjà à bout. Trop de refus, trop de mépris, trop d’attente. Nous avons dit non.
Arrivées à l’ascenseur, une facture de 65 000 FCFA nous a été présentée, comprenant des plats que nous n’avions jamais commandés, jamais vus, et jamais consommés. Nous avons expliqué, choquées, que cela était injustifiable.
C’est alors que l’inacceptable s’est produit.
Le portier nous a bloquées physiquement, nous empêchant de quitter les lieux. Il nous sommait soit de manger, soit d’emporter. Nous avons refusé, choquées de réaliser que nous étions désormais retenues contre notre gré.
J’ai appelé le gérant. Ses propos étaient confus, fuyants, sans aucune volonté de résoudre la situation. Puis il a cessé de répondre. Il n’est jamais revenu.
Le portier affirmait n’avoir aucune consigne pour nous laisser partir. Les serveuses disaient ne pas réussir à joindre leur responsable. À ce moment-là, nous étions enfermées, sans interlocuteur, sans solution, sans protection.
Lorsque l’ascenseur s’est ouvert et que nous avons tenté de partir, le portier nous a de nouveau bloquées, exigeant qu’au moins l’une de nous reste. J’ai proposé que mes amies partent et que je reste. Il a alors bloqué la troisième.
La peur a commencé à s’installer.
Pour nous défendre, nous avons bloqué l’ascenseur, car c’était le seul moyen de ne pas être séparées.
C’est là que la violence a éclaté.
Le portier est devenu brutal. Il nous a tirées violemment. Il m’a agrippée. Il a saisi l’une de mes amies et l’a traînée hors de l’ascenseur. En se débattant, terrorisée, elle s’est accrochée à son polo, qui s’est déchiré.
Nous étions choquées, humiliées, terrorisées.
Des femmes venues simplement dîner se retrouvaient violentées, traitées comme des délinquantes, dans un lieu censé être un espace de loisir et de sécurité.
À aucun moment le gérant M. M’Demba n’est revenu pour calmer les choses, protéger ses clientes ou assumer ses responsabilités.
Ce sont finalement la tante de l’une de mes amies et le mari de l’autre qui ont dû intervenir. Le commissariat a été alerté. Ce n’est qu’avec leur présence que nous avons enfin pu quitter les lieux.
Ce que nous avons vécu n’est pas une simple mauvaise expérience client.
C’est une atteinte grave à notre dignité, un abus de pouvoir et une violence que rien ne justifie.
Personne ne devrait sortir dîner et finir bloquée, humiliée et brutalisée ».