Les Emirats arabes unis et Bahreïn ont annoncé leur intention de rejoindre le « Conseil de paix » que veut créer Donald Trump pour œuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU.
Le président émirati, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, « a accepté l’invitation des Etats-Unis à rejoindre le Conseil de paix », a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères, au sujet de cet organe fixant un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une « charte » dont l’AFP a obtenu une copie.
Cette décision « reflète l’importance de la mise en application totale du plan de paix en 20 points du président Donald Trump pour Gaza, qui est essentiel pour la mise en oeuvre des droits légitimes du peuple palestinien », d’après le ministère.
La ministre d’Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al-Hashimy, devrait aussi siéger dans un sous-comité de l’organisation.
Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, a également « accepté l’invitation du président Donald Trump », selon le ministère des Affaires étrangères à Manama, qui a salué les efforts américains pour « établir une paix durable dans le monde ».
Le « Conseil de paix » avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de « charte », qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

