Conseil de paix : bonne nouvelle pour Donald Trump, ce richissime pays arabe accepte de rejoindre l’organisation

Conseil de paix : bonne nouvelle pour Donald Trump, ce richissime pays arabe accepte de rejoindre l'organisation

Crédit Photo : NICHOLAS KAMM / AFP

Les Emirats arabes unis et Bahreïn ont annoncé leur intention de rejoindre le « Conseil de paix » que veut créer Donald Trump pour œuvrer au règlement des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU.

Le président émirati, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, « a accepté l’invitation des Etats-Unis à rejoindre le Conseil de paix », a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères, au sujet de cet organe fixant un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent, selon une « charte » dont l’AFP a obtenu une copie.

Cette décision « reflète l’importance de la mise en application totale du plan de paix en 20 points du président Donald Trump pour Gaza, qui est essentiel pour la mise en oeuvre des droits légitimes du peuple palestinien », d’après le ministère.

La ministre d’Etat à la coopération internationale des Emirats, Reem al-Hashimy, devrait aussi siéger dans un sous-comité de l’organisation.

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, a également « accepté l’invitation du président Donald Trump », selon le ministère des Affaires étrangères à Manama, qui a salué les efforts américains pour « établir une paix durable dans le monde ».

Le « Conseil de paix » avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais le projet de « charte », qui accorde des pouvoirs très étendus à Donald Trump, révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

Elle semble ainsi en faire un véritable substitut des Nations unies, suscitant des critiques de la part de certains alliés des Etats-Unis, dont la France.

Les Emirats et Bahreïn font partie des alliés principaux de Washington au Moyen-Orient et parmi les seuls à avoir normalisé leurs relations avec Israël, sous l’impulsion du président Trump durant son premier mandat en 2020.

Ils ont été vivement critiqués dans la région pour ce rapprochement avec Israël, surtout depuis qu’a éclaté la guerre dans la bande de Gaza, où les deux pays ont fourni de l’aide humanitaire.

La décision émiratie de rejoindre le « Conseil de paix » intervient en outre sur fond de tensions avec l’Arabie saoudite voisine, qui cherche aussi à gagner les faveurs de Washington et des promesses d’investissements ou autres accords commerciaux.

Ryad n’a de son côté pas indiqué s’il allait rejoindre le « Conseil de la paix ».

© Avec l’Agence France-Presse

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