La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a été harcelée sexuellement le mardi 4 novembre 2025 en pleine rue à Mexico, selon des vidéos diffusés dans les médias et les réseaux sociaux.
En l’absence de tout agent de sécurité pour l’en empêcher, un homme s’est approché de Mme Sheinbaum, a passé son bras autour de son épaule et, de l’autre main, l’a touchée à la hanche et à la poitrine, tout en tentant de l’embrasser dans le cou.
C’est seulement à ce moment-là qu’un membre du service de sécurité présidentiel, chargé de la protection de la présidente, est intervenu et a éloigné l’individu.
Ce dernier semblait être sous l’influence de stupéfiants ou d’alcool.
Malgré cette agression, Mme Sheinbaum est restée polie avec l’homme et a accepté de prendre une photo avec lui.
Elle lui a ensuite tapoté l’épaule et a poursuivi son chemin, comme on peut le voir sur l’une des vidéos.
Les autorités de sécurité ont ensuite annoncé l’arrestation de l’agresseur, identifié comme Uriel Rivera, qui a été remis au parquet chargé des délits sexuels.
Quelques heures plus tard, la ministre chargée des Femmes, Citlali Hernández, a publié un communiqué condamnant l’agression.
« Nous condamnons l’acte dont notre présidente a été victime aujourd’hui », a écrit Mme Hernández sur X, où elle a également dénoncé la « vision machiste » et la banalisation, par certains hommes, des intrusions dans l’espace personnel et le corps des femmes.
Le harcèlement dont est victime Mme Sheinbaum, dont le gouvernement défend les femmes contre la discrimination et la violence, met en lumière un problème latent au Mexique.
Selon ONU, 70 % des Mexicaines de plus de 15 ans ont subi une forme de violence au moins une fois dans leur vie.
De plus, si l’on additionne les féminicides et les homicides volontaires, on dénombre en moyenne 10 meurtres de filles et de femmes par jour, toujours selon l’ONU.
© Agence France-Presse