Le dirigeant reclus de la Corée du Nord, Kim Jong Un, a supervisé ce dimanche 4 janvier 2025 le tir d’essai de missiles hypersoniques lors d’un exercice rendu nécessaire par « la récente crise géopolitique » avec, entre autres, la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, a rapporté le média d’État, citant ses propos.
Le rapport publié lundi par l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA) confirme et précise les détails du premier lancement de missile de la Corée du Nord pour l’année 2026. Il souligne notamment l’utilisation d’un système d’armement de « pointe » employant des missiles hypersoniques testés pour la première fois en octobre dernier. À l’époque, les rapports indiquaient que Kim n’était pas présent lors de ce précédent lancement.
Un contexte international sous tension avec la capture de Nicolas Maduro
Dimanche, alors qu’il applaudissait l’exercice, le dirigeant nord-coréen a déclaré que « d’importants progrès ont été réalisés récemment pour rendre nos forces nucléaires opérationnelles et les préparer à une guerre réelle ».
« La nécessité de cet exercice est illustrée par la récente crise géopolitique et la complexité des événements internationaux », a ajouté Kim Jong Un selon la KCNA.
Parallèlement, la Corée du Nord a dénoncé dimanche la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, y voyant une « grave atteinte à la souveraineté ». Ce raid représente un scénario cauchemardesque pour les dirigeants de Pyongyang, qui accusent depuis longtemps Washington de chercher à les renverser.
Depuis des décennies, la Corée du Nord justifie ses programmes nucléaires et balistiques comme un moyen de dissuasion contre les tentatives présumées de changement de régime orchestrées par les États-Unis.
Détails techniques et répercussions diplomatiques
L’armée sud-coréenne avait signalé les lancements de missiles vers la mer du Japon dès dimanche, indiquant avoir détecté « plusieurs projectiles, présumés être des missiles balistiques », tirés depuis les environs de Pyongyang vers 7h50, heure locale.
Bien que la KCNA n’ait pas précisé le nombre exact de missiles lancés, elle a affirmé qu’ils avaient « atteint des cibles situées à 1 000 km » dans la mer du Japon.
Ce test intervient alors que le président sud-coréen Lee Jae Myung a entamé une visite de quatre jours en Chine. M. Lee, qui doit rencontrer le président Xi Jinping ce lundi, cherche à renforcer les liens économiques avec le principal partenaire commercial de Séoul. Le dirigeant sud-coréen espère également tirer parti de l’influence de la Chine sur le Nord pour soutenir ses efforts d’amélioration des relations avec Pyongyang.