Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a envoyé un signal fort après la décision de la Confédération africaine de football de retirer le trophée de la CAN 2025 aux Lions de la Teranga.
Hier mercredi 18 mars 2026, sur ses réseaux sociaux, le président sénégalais a changé sa photo de profil. Sur cette image, on le voit assis dans son bureau, avec derrière lui, dans une armoire, le trophée de la CAN 2025. Un message fort interprété par plusieurs comme le signe de la farouche opposition des Sénégalais à rendre le trophée, arraché après une rude confrontation contre les Lions de l’Atlas lors de la finale du 18 janvier 2026.
Bien avant ce geste de Diomaye Faye, le gouvernement sénégalais avait réclamé mercredi une enquête internationale « pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF ».
De son côté, la Fédération sénégalaise a dénoncé « une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain », et indiqué qu’elle engagerait une « procédure d’appel » devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), « dans les plus brefs délais ».
Pour marteler leur décision de ne pas rendre le titre, elle a confirmé qu’elle présenterait le trophée au public, lors d’un match amical contre le Pérou, le 28 mars, au Stade de France.
La CAF a annoncé mardi soir avoir décidé de « déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale », pourtant remportée 1-0 (après prolongation) par les Lions de la Teranga, « le résultat étant homologué sur le score de 3-0 » en faveur du pays hôte de l’épreuve.
Le jury d’appel de la CAF a justifié sa décision en se référant aux articles 82 et 84 du règlement de la CAN, selon lesquels si une équipe « refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match », elle « sera considérée perdante et définitivement éliminée de la compétition en cours ».
Le 18 janvier, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale disputée à Rabat, en protestation contre une décision de l’arbitre qui, peu après un but refusé au Sénégal, avait accordé un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.
Au bout de 15 minutes de confusion, précédant finalement le retour sur le terrain des joueurs sénégalais — dans un chaos qui avait gagné les tribunes avec des supporters lançant des projectiles et tentant d’envahir la pelouse —, l’ailier marocain Brahim Díaz avait manqué le penalty.
Durant la prolongation, c’est le Sénégal qui s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye.
Avec AFP