La CAN 2025 au Maroc est marquée par un problème majeur de billetterie, affectant même les matchs locaux et ceux de l’Algérie, pourtant annoncés complets». Aux tribunes du stade Moulay-Hassan à Rabat, des billets difficiles à obtenir restaient par exemple inutilisés.
Ainsi, la rencontre Algérie–Soudan, annoncée pour 22 000 spectateurs, n’en a finalement accueilli que 16 000.
La Fédération algérienne a dû distribuer des billets le jour du match pour tenter de combler les vides.
Le constat était aussi valable pour le match d’ouverture du Maroc contre les Comores, avec des milliers de sièges restés vacants malgré une vente rapide des tickets.
L’Equipe en dévoile la raison : selon les sources proches de l’organisation, la cause principale est le marché noir : des revendeurs ont acheté en masse des billets, espérant les écouler à prix fort, mais se sont heurtés aux nouvelles règles mises en place pour limiter ces pratiques, via l’application Afcon Ticket.
La revente de billets déjà achetés plus compliquée que prévu
Une autre application, Yallah, introduite en septembre 2025, impose des contrôles stricts sur l’identité des détenteurs, rendant les transferts de billets plus complexes et perturbant la revente.
Les conditions économiques et le coût élevé du séjour au Maroc aggravent la situation : de nombreux supporters africains ne peuvent se déplacer, et même l’Égypte a dû voir ses billets distribués gratuitement à Agadir pour attirer du public.
Le gouvernement marocain reste strict sur les mesures de sécurité, limitant toute flexibilité.
Malgré un effort de communication annonçant une hausse de 50,6 % de l’affluence par rapport à 2023, les chiffres officiels cachent mal la réalité des stades à moitié vides.
Mardi, la police a démantelé un réseau de revente illégale, arrêtant huit personnes.