La Confédération africaine de football (CAF) a décidé d’ouvrir une enquête sur les rencontres Cameroun-Maroc et Algérie-Nigeria, comptant pour les quarts de finale de la CAN 2025.
« La CAF a recueilli des rapports de matchs récents ainsi que des preuves vidéo indiquant des comportements potentiellement inacceptables de la part de certains joueurs et officiels. Une enquête a donc été ouverte sur les incidents survenus lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies Maroc 2025 entre le Cameroun et le Maroc, ainsi qu’entre l’Algérie et le Nigeria.
La CAF a transmis ces affaires à son Conseil disciplinaire pour enquête et a demandé que des mesures appropriées soient prises si les personnes identifiées sont reconnues coupables de faute.
La CAF examine également des images d’un incident impliquant des membres des médias qui auraient eu un comportement inapproprié dans la zone mixte.
La CAF condamne fermement tout comportement inapproprié survenant pendant les matchs, en particulier ceux visant l’équipe d’arbitrage ou les organisateurs. Des mesures appropriées seront prises contre toute personne dont le comportement n’est pas conforme aux standards professionnels lors des événements de la CAF », a indiqué l’instance faîtière ce lundi 12 janvier 2026.
Pour rappel, lors de ces rencontres, de nombreuses critiques ont été formulées à l’encontre de l’arbitrage. Durant le match Cameroun–Maroc, soldé par une victoire du Maroc, des joueurs et officiels camerounais ont dénoncé des gestes de contestation liés à certaines décisions arbitrales, notamment un penalty jugé non sifflé.
De son côté, la rencontre Nigeria–Algérie a dégénéré en violences après le match, l’équipe algérienne contestant l’arbitrage. Le Nigeria s’est imposé sur le score de 2 buts à 1.
La Fédération algérienne de football a par ailleurs déposé une plainte auprès de la CAF et de la FIFA. Elle pointe du doigt « les décisions arbitrales du dernier match face au Nigeria, qui ont soulevé des questions et provoqué un mécontentement généralisé ». Selon la FAF, ces décisions portent atteinte à la crédibilité de l’arbitrage africain et nuisent à l’image du football africain sur la scène internationale.