Vanister est finalement revenu sur la déclaration qui avait provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux, après son supposé soutien à la Côte d’Ivoire face au Cameroun.
Ce qui avait été perçu comme une prise de position choquante par de nombreux supporters camerounais s’est révélé être, selon l’artiste, une stratégie de provocation et de buzz.
Pour clarifier la situation, le musicien a choisi un moyen d’expression qui lui est familier : le freestyle. Révélé au grand public lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, où il s’était illustré en jouant de la guitare et en animant les rues fréquentées par les supporters, Vanister a publié un freestyle intitulé Mon papayer sur sa page Facebook.
Dans cette sortie artistique, il affirme clairement qu’il « blaguait » et qu’il voulait surtout tester la réaction des Camerounais. Cette mise au point intervient après plusieurs heures de critiques, d’insultes et de débats en ligne.
Dans son freestyle, l’artiste revient d’abord sur la colère suscitée par ses propos initiaux. « Beaucoup se sont fâchés parce que je supporte la Côte d’Ivoire, mais je ne vais pas me cacher parce que c’est tout à fait mon droit », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Venez donc m’attacher vu que c’est vous qui faites la loi, mais personne ne va m’empêcher d’exprimer mes choix ».
Il a questionné ensuite la logique de ceux qui l’accusent de trahison : « Vous ne trouvez pas ça impertinent de dire que je vais supporter la Côte d’Ivoire alors qu’elle joue face au continent ? ».
Très vite, le ton devient plus émotionnel. Vanister affirme qu’il ne peut pas renier son peuple : « Je ne peux pas me lever en piétinant consciemment les sentiments de tous ces Camerounais qui m’ont élevé au firmament ».
À travers cette phrase, il cherche à rassurer sur son attachement au Cameroun, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une interprétation excessive de ses propos. Le freestyle prend ensuite une tournure ouvertement provocatrice.
L’artiste s’attaque frontalement à la Côte d’Ivoire et à la scène musicale ivoirienne, déclarant : « Côte d’Ivoire, il y a même qui là-bas ? Personne ! Ils sont faibles comme le flow de Himra ! ».
Une attaque directe qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux, notamment chez les fans de l’artiste ivoirien Himra, cité à plusieurs reprises. Pour conclure, Vanister a évoqué l’issue sportive du match sur un ton moqueur : « Perdu, perdu oh ! La Côte d’Ivoire a perdu, perdu oh ! ».
Une manière de réaffirmer son camp, tout en assumant pleinement la provocation. En définitive, Vanister a assuré que toute cette séquence relevait d’un test et d’un buzz volontaire.
Toutefois, sa mise au point par le freestyle n’a pas apaisé les tensions. Au contraire, elle a déplacé la polémique, mêlant football, ego artistique et rivalités numériques entre Camerounais et Ivoiriens.