Les taquineries de l’artiste ivoirien A’Salfo risquent de rendre les Lions Indomptables du Cameroun plus redoutables contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire.
Ce dimanche 28 décembre 2025, les deux équipes s’affrontent et le duel s’annonce sanglant. Sur la toile, les internautes ivoiriens et camerounais se lancent des piques.
Même les sélectionneurs des deux équipes s’y mettent. En conférence de presse d’avant match, le sélectionneur du Cameroun, David Pagou, avait demandé à ses joueurs « de ne pas trop respecter la Côte d’Ivoire ». « Quand on respecte trop un adversaire, il vous prend de haut« , avait-il expliqué.
Emerse Faé y a répondu du tac au tac : « Nous non plus, on ne les respectera pas… dans le bon sens du terme« .
C’est dans ce contexte de rivalité que A’Salfo, suivi par près de 3 millions d’abonnés sur Facebook a annoncé ce dimanche la « mort » du Cameroun.
A’Salfo a utilisé la photo du président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o. L’ancien joueur du Barça avait porté un maillot noir. Ce maillot sera porté par les Lions indomptables lors du match contre la Côte d’Ivoire.
Or, la couleur noire symbolise le deuil. A’Salfo a donc fait une allusion au maillot porté par Samuel Eto’o pour dire que le Cameroun a porté l’uniforme de sa défaite.
« Il faut dire que la belle-famille (le Cameroun : ndlr) a quand même développé un autre niveau d’anticipation hein: Ils ont déjà choisi même l’uniforme des fun€railles avant le d€c€s », a-t-il écrit sur Facebook.

Question. Les taquineries de A’Salfo vont-ils aider ou nuire à la Côte d’Ivoire ?
En football, provoquer l’adversaire peut avoir deux effets. Soit ça le déstabilise et le fait douter. Soit ça le galvanise et le rend encore plus déterminé à vous écraser.
Dans le cas du Cameroun, pays de football par excellence, avec des joueurs habitués aux grandes compétitions et aux enjeux importants, il y a fort à parier que ces provocations vont plutôt servir de motivation supplémentaire.
Samuel Eto’o lui-même, ancien grand joueur, sait très bien utiliser ce genre de déclarations pour mobiliser ses troupes.
Les Lions Indomptables risquent donc d’entrer sur le terrain avec une rage de vaincre décuplée. Chaque joueur camerounais voudra clouer le bec à A’Salfo et à tous ceux qui ont annoncé leur défaite. Le maillot noir ne sera plus l’uniforme des funérailles mais celui de la revanche.
Ce qui se joue vraiment
Au-delà des provocations sur les réseaux sociaux, ce match représente quelque chose de bien plus grand. C’est la rivalité historique entre deux puissances du football africain.
C’est la fierté de tout un pays qui se joue sur 90 minutes. C’est l’occasion pour chaque équipe de prouver sa suprématie.
Pour les joueurs ivoiriens, il faudra maintenant assumer les paroles de leurs supporters et de leurs célébrités. A’Salfo a mis la barre haute.
Il a annoncé la victoire avec une assurance totale. Si la Côte d’Ivoire perd ou même fait match nul, l’humiliation sera encore plus grande.
L’artiste camerounais, Mr. Leo a déjà averti : « Le père A’SALFO, un proverbe Nso au Cameroun dit que ce qui va te faire pleurer,commence d’abord par te faire rire ».
Pour les joueurs camerounais, c’est l’occasion rêvée de faire taire toutes les moqueries. De prouver que les provocations ne les atteignent pas. De montrer que sur un terrain de football, ce sont les pieds qui parlent, pas les langues.
Le verdict tombera ce soir
Dans quelques heures, le ballon va rouler. Les provocations, les taquineries, les déclarations enflammées vont laisser place à la réalité du terrain.
Qui aura raison ? A’Salfo et ses millions de supporters ivoiriens convaincus de la victoire ? Ou les Lions Indomptables déterminés à prouver que le maillot noir n’est pas celui des funérailles mais celui de la domination ?
Ce match s’annonce bouillant. Les deux équipes vont tout donner. Les supporters des deux camps vont vivre chaque minute avec intensité. Et quel que soit le résultat final, les réseaux sociaux vont exploser après le coup de sifflet final.
Le camp des vainqueurs célébrera avec fracas. Le camp des perdants devra encaisser les moqueries et attendre la revanche. C’est ça aussi la beauté du football africain. Cette passion débordante qui fait vibrer tout un continent.
Rendez-vous ce soir pour le verdict. Que le meilleur gagne. Et surtout, que le spectacle soit au rendez-vous.